Lyon : sulfureuse conférence sur l’islam le 28 mai

Publié le 26 mai 2011 - par - 3 180 vues
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Dans un article précédent, nous vous informions de la tenue, le 28 mai, sous l’égide de la grande mosquée de Lyon, de la troisième conférence internationale sur l’islam dans l’espace européen. Relayant l’Observatoire de l’islamisation, nous nous étonnions de la présence du Syrien Mohammed Saïd Ramadan Al-Boti, professeur de charia et auteur d’ouvrages dans lesquels il fait la théorie du jihad. Outre Al Boti, on pouvait se plaindre de la présence de deux représentants du sulfureux Conseil européen de la fatwa.

Cette affiche a maintenant évolué. Les deux représentants du Conseil européen de la fatwa ne sont plus annoncés, mais Al-Boti demeure. De plus, est également annoncée la présence du ministre algérien des Affaires Religieuses et des Wakf, Abdellah Ghoulamallah :

Cette conférence nous conduit à formuler deux séries de remarques, concernant d’une part le type d’islam pratiqué à la grande mosquée de Lyon, et d’autre part le type de laïcité appliqué par Jean-François Carenco, Préfet de la Région Rhône-Alpes.

Sur le type d’islam pratiqué à la Grande mosquée de Lyon :

La Grande mosquée de Lyon, en vrai modèle de modestie, a eu l’occasion de qualifier d’exemplaire son propre fonctionnement. Les fleurs ne sont pas chères en ce moment. Cependant, l’observateur extérieur ne peut que constater que les débordements s’y sont  multipliés ces derniers temps.

Il y eut d’abord cette étonnante Lettre ouverte à la France et aux Français, dans laquelle la grande mosquée jouait avec l’idée d’insurrection, et écrivait, à propos du débat sur la laïcité : « « Mettre en oeuvre une idée aussi démentielle pour diaboliser l’islam ne saurait être analysé que comme un véritable acte de guerre … ».

Il y eut ensuite l’invitation l’Al-Boti, dont l’Observatoire de l’islamisation a révêlé des écrits jihadistes ; il en a même scanné des pages à titre de pièces à conviction.

Enfin, il y a cette invitation du ministre algérien des affaires religieuses, pays qui ne respecte pas la liberté de conscience et qui prévoit des sanctions pénales pour celui qui tenterait de convertir un musulman à une autre religion que l’islam.

Sur le type de laïcité pratiqué par le Préfet de Rhône-Alpes

On ne peut qu’être surpris de la conception de la laïcité qui semble être celle de Jean-François Carenco, Préfet de la Région Rhône-Alpes.

Déjà, c’est au nom de la laïcité que ce Préfet avait interdit la Marche des Cochons organisée par le Bloc identitaire, manifestation qui avait pour but de réclamer la traçabilité du halal et le retour du porc dans les cantines de la ville de Lyon. Le préfet Jean-François Carenco estimait que la manifestation « met en avant pour la dénoncer une pratique religieuse, ce qui est contraire à la laïcité de la République ».

Donc, pour Monsieur le Préfet, la laïcité, c’est l’interdiction de critiquer les religions. On en apprend tous les jours …

Hé bien maintenant, nous savons qu’en plus, la laïcité, c’est l’organisation de réunions dans les locaux religieux en présence d’un ministre. A condition bien sur que le ministre soit étranger (ici : algérien) et que son action ne s’inscrive pas dans le cadre de la liberté de conscience.

L’Algérie et la liberté de conscience

Quelques liens nous rappelleront que la liberté de conscience n’est pas au programme en Algérie :

Procès de huit non-jeûneurs

Les églises de Béjaïa sommées de fermer

Condamnations pénales d’Algériens pour s’être convertis au christianisme

Un prêtre catholique condamnée à de la prison

Léonidas

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