M. Besson, l'islam est par nature anti-démocratique

Monsieur le Ministre,
Je me sens poussé à ne plus attendre pour participer au débat que vous avez institué, ayant appris qu’un jeune étudiant en droit d’origine marocaine, secondé par une conseillère municipale et un syndicaliste de l’Allier, ont menacé d’entamer une grève de la faim, si le débat sur l’identité nationale est ma intenu dans l’Allier, et si au niveau national le Président n’abandonne pas les réunions sur le sujet. J’ai confiance dans la résistance que vous opposerez à ce chantage grossier, tout autant que dans celle de notre président, mais ai pensé utile d’apporter, en réponse, ma contribution au débat.
Permettez, Monsieur le Ministre, qui me semblez être un « honnête homme » au sens classique du terme, que je vous exprime que je n’adhère en rien à ce type de « manifestation citoyenne », elle en est même l’illustration inverse, remplaçant le débat démocratique par un coup de force. Je vous propose de revenir, si vous le permettez, au débat.
Je viens de lire dans les contributions, celle du 20 décembre de monsieur Julien Dray, député PS de l’Essonne, qui nous dit tout de la gauche dont il se réclame, que « la République a à aller jusqu’au bout de ses devises, ( jusque là, qui accablerait notre élu ?) : la fraternité, l’égalité. Tout est dit dans cet « oubli » (et là le mot me semble encore faible), de la première des devises républicaines qui identifient la France : la liberté. L’identité de la France, c’est bien celle de ses fondements, une construction politique par agrégations de territoires et de peuples divers, sans connotations ethniques donc, suivie d’une cristallisation idéologique l’unifiant, la République, et j’ose espérer ne choquer personne, sait-on jamais de nos jours avec l’effondrement culturel ambiant, en précisant la république laïque, celle qui reconnaît la liberté de conscience à chacun dans le respect des lois de la République…lois de la République, donc non négociables avec l’idéologie d’aucune croyance : ce qui devrait être la France, produit de ce passé et en continuel affinement dans le sens des droits de l’Homme et du Citoyen, acquit lui aussi irrévocable.
Or, si la France a été le premier pays d’immigration en Europe, devançant même parfois les Etats Unis en proportion des populations respectives, entre la deuxième moitié du XIXème siècle et nos jours, ce creuset républicain, malgré les difficultés d’intégration à la nation française qui ont toujours existé pour certains immigrés, en général les plus démunis, n’a pu véritablement fonctionner, que parce que les prétendants à la nationalité française ont désiré se fondre dans cette entité-là en en acceptant les valeurs, voire en désirant devenir Français du fait même de l’existence de ses valeurs.
Nul ne devrait se cacher derrière son petit doigt pour énoncer ce que tout le monde devrait savoir, s’il ne le sait déjà, c’est qu’une partie de l’immigration récente, globalement la partie la moins cultivée et dans une situation économique souvent difficile, celle venue à partir du tournant des années soixante-dix, d’origine musulmane et particulièrement, mais non exclusivement maghrébine, mono culturelle donc, n’a pas pu jusqu’ici, ou pas voulu, s’intégrer au multiculturalisme français. Ceci ne saurait concerner des spécificités culturelles, festives et culinaires, comportementales également, dès lors qu’elles ne se mettent pas en travers des lois et des moeurs républicaines, ni la croyance dès lors qu’elle s’inscrit dans la sphère privée, toujours dans l’observance des fondements républicains.
C’est que L’Islam, mais monsieur le Ministre, vous voudrez m’excuser d’enfoncer des portes ouvertes, dans sa genèse et sa structure profonde, comme tout monothéisme à sa racine, est intrinsèquement antidémocratique. Son originalité, mais je sais que je ne vous apprends rien Monsieur le Ministre, est qu’il est le seul, après avoir connu une période culturellement flamboyante, à ne pouvoir jusqu’ici se réformer, d’où l’état de tension dans lequel il se trouve par rapport aux sociétés modernes, et l’état de frustration dans lequel se trouvent nombre de ses croyants. L’humiliation coloniale n’est pas si lointaine, et depuis, le développement des sociétés musulmanes, surtout arabes, mais pas exclusivement, s’avère bien difficile et très chaotique, surtout en termes de libertés individuelles et collectives, et d’égalité de droits, dont l’égalité de droits des deux sexes.

C’est ainsi que la parole d’Allah pourvoit à l’organisation de la société, le débat démocratique tel que nous l’entendons en France, ou tel que nous devrions l’entendre, n’a pas le droit de cité, ni d’avoir de droit dans les « cités ». La visée expansionniste de l’Islam, soit à travers les conversions de non musulmans, soit par intimidations et pressions est contraire même à la pacification des mœurs au sein de la République : elle choque.
D’où en aucun cas, si elle avait été réellement une démocrate authentique, Martine Aubry n’aurait pas dû aller dans le sens des revendications de l’islamisme, en faisant interdire une heure hebdomadaire aux hommes, quels qu’ils soient, la piscine publique de Lille sud, pour la réserver aux musulmanes, et en piétinant un principe fort constitutif de notre société française : l’égalité de droits entre les sexes. Ce n’est pas à la République à se plier à des normes comportementales d’origine étrangères, mais bien aux étrangers d’abord, et aux Français ensuite, quelles que soient leurs origines, à se plier aux normes françaises, puisque comme vous le savez bien, Monsieur le Ministre, la France n’est pas un état ethnique.
Mais vous le savez mieux que moi, Monsieur le Ministre, le gouvernement lui-même, garant de la liberté de ses citoyens, a encore beaucoup à faire lui-même pour rendre justice à ses administrés. Il n’a donc pas à laisser des musulmans, français ou étrangers, interdire la circulation, une liberté fondamentale, à tout autre citoyen de quelque confession ou sans aucune confession qu’il soit, pour cause de prière publique du vendredi, et ce, dans plusieurs villes de France.
En sens inverse, vous n’ignorez pas, Monsieur le Ministre, les démocrates et les laïcs, musulmans ou non, dans les pays musulmans où l’Islam est religion d’état, nous exhortent à résister aux tests qu’expérimentent les islamistes en bien des domaines, pour tester la capacité de résistance de la démocratie. Ils sont atterrés de nos reculades, reculades qui encouragent la provocation, et à terme constituent autant d’incompréhensions et de rancœurs entraînant des fractures dangereuses pour l’unité nationale. Y aurait-il au delà de nos frontières, des étrangers plus Français que « certains » Français, j’inscris des guillemets à dessein.
Ces « Français-là » n’entendent rien à nos débats et ne s’y intègrent pas, se sentant supérieurs de par leur appartenance première, pas à la République, mais à leur vraie foi, l’Islam. Non musulmans, nous sommes pour ces croyants des « dhimmis », c’est à dire des citoyens de seconde zone, à assujettir, si possible évidemment, à l’impôt des non croyants : notre principe d’égalité de droit entre tous les citoyens est là, bafoué. Je sais bien que vous n’y croyez pas Monsieur le Ministre, mais ce qui importe ici, c’est qu’eux, je veux dire les croyants musulmans qui n’ont pas mis leur croyance à l’épreuve de la raison et du libre arbitre, eux, y croient.
Et que dire de la pression insoutenable exercée contre la liberté d’expression, et de l’aide apportée là à l’islamisme par Tariq Ramadan voulant faire croire qu’il endossait le rôle « d’apaiseur des conflits », et qui a contraint le directeur d’un théâtre de Genève à retirer de sa programmation, en décembre 2005, pour la sécurité des spectateurs, la pièce de Voltaire « Le fanatisme ou Mahomet » …écrite 264 ans auparavant ?
Vous savez bien, Monsieur le Ministre, que la pièce visait avant tout l’intolérance de la religion catholique, et que la première ville dans laquelle elle avait été jouée, était…Lille, justement : quelle belle progression de la liberté dans cette ville nous réalisons là ! Certes certes, on pourra m’objecter que nous nous trouvons au-delà de la frontière, et que ça ne concerne pas le Grand Débat. Pas si sûr quand on sait ce qu’il fut du nuage de Tchernobyl, que la frontière devait arrêter. Et si le débat permettait à l’enseignant Robert Redeker de pouvoir vivre librement dans notre beau pays de France, alors qu’il doit, vivre caché du fait d’être frappé par une fatwa, condamnant là sa liberté d’expression, quelle richesse il aurait, ce débat !
Me revient alors, est-ce étonnant, la phrase célèbre de Churchill, adressée à Chamberlain, représentant la Grande Bretagne à la conférence de Munich de septembre 1938 lors de la dernière reculade des démocraties devant les exigences d’Hitler menaçant de guerre si satisfaction ne lui était pas donnée : « Vous vouliez éviter la guerre par le déshonneur… » on connaît la suite de la maxime et la suite des faits, un an plus tard, Hitler provoquait la guerre.
Une prise de conscience dans ce pays, me semble-t-il s’impose ; merci au Grand Débat de la permettre. Encore serait-il utile de ne pas nourrir le radicalisme et précipiter dans les bras des prédicateurs barbus qui haïssent allègrement la nation les plus démunis, musulmans d’origine ou convertis, se connaît l’ardeur des béotiens, qui ont perdu espoir dans la République. Ils ne sont pas les seuls, cela en est préoccupant.
Chacun sait bien sur quoi, à commencer par la précarité matérielle et la désespérance, s’implante le fascisme, quelle que soit sa couleur, brun, rouge ou vert. La responsabilité des politiques est entière, certes ils sont préoccupés par leur réélection, c’est bien humain, mais à mon avis insuffisamment par l’état de la France, dont le tissu est à recoudre avec bien davantage de justice sociale et de défense des droits et des libertés des citoyens, la fraternité suivra alors.
Encore merci Monsieur le Ministre de votre chaleureux engagement dans le débat, je vous souhaite beaucoup de courage pour convaincre vos collègues, et convaincre jusqu’à cet étudiant, qui plus est, étudiant en « droit », qui gagnerait encore à s’alimenter, non seulement le corps, mais l’esprit, par une faculté de juger établie au nom du libre arbitre et de l’exerce illimité de la raison, cœur même de notre lien social et de notre désir d’un vivre ensemble.
Je vous prie d’agréer monsieur le Ministre …..
Souffrez que j’use d’un pseudonyme, anniversaire oblige, je vous propose « Musca » .
Musca

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