M. Copé, si un candidat UMP arrive derrière le FN, retirez-le, et appelez à battre la gauche !

Cher Monsieur Copé,

En ces temps décisifs où la gauche socialiste, communiste, immigrationniste, est très proche de s’emparer du dernier pouvoir qu’elle n’a pas, l’Assemblée Nationale, vous avez déclaré que «voter Le Pen, c’est avoir la gauche et Taubira».

Cette formule est bien intéressante. Qu’il me soit permis d’en discuter car ce slogan n’a pas été analysé pour ce qu’il signifie mais a seulement été étrillé par la presse «bien pensante» à cause de la couleur de peau de Mme Taubira.

En fait, la question que vous posez à travers ce slogan relève du choix que doit faire un électeur du Front National lorsqu’il est en passe d’arbitrer un duel UMP contre PS au second tour d’une élection. Toutefois, vous tentez d’imaginer que ce choix ne serait pas lié à celui d’un électeur de l’UMP du premier tour qui aurait, au second, le choix entre un candidat PS et un candidat Front national. En réalité, ces choix sont symétriques.

Illustrons. Pour les 6,4 millions d’électeurs qui ont voté pour Marine Le Pen le 22 avril, la question de savoir s’il fallait voter pour Nicolas Sarkozy, ou le laisser se faire battre par Hollande, s’est posée le 6 mai. Une moitié d’entre eux (51%), ont choisi de voter pour celui qui a très bien parlé de la Nation française dans les dernières semaines de son quinquennat mais qui n’a pas appliqué son programme de 2007 concernant l’immigration et l’islamisation de la France.

Un tiers s’est abstenu ou a voté blanc, estimant que certains lieutenants de Nicolas Sarkozy les avaient insultés, ou retenant surtout que ces derniers avaient déclaré voter socialiste en cas de duel FN / PS (Nathalie Kosiusko Morizet ou François Fillon).

Or comment serait-il possible que ces électeurs votent pour l’UMP quand elle est en duel contre le PS si à l’inverse, lorsqu’il y a un duel PS / FN, les dirigeants de l’UMP n’appellent pas à voter pour le candidat de la droite nationale ? 

Ce problème se pose depuis 1988. Jusqu’à maintenant, la droite a plusieurs fois laissé la gauche s’emparer du pouvoir de ruiner la France, notamment en remplaçant sa population par une autre population, plutôt que de faire une alliance électorale avec le Front National. 

En 2012, c’est peut-être la dernière occasion où le bloc de droite dispose d’une majorité. En effet, dans 5 ans, il y aura 1 à 2 millions de nouveaux électeurs musulmans. Or, 

  • d’une part, ceux-ci votent à plus de 90% pour les partis de gauche immigrationnistes  
  • d’autre part, 1,4 million était déjà l’écart de voix constaté entre le candidat de gauche et le candidat de droite le 6 mai dernier donc avec 1 à 2 millions d’électeurs de plus, la gauche sera imbattable même si elle a ruiné le pays.

Monsieur Copé, votre slogan «voter Le Pen c’est avoir la gauche et Taubira» marche aussi dans l’autre sens : « lors d’un duel PS / FN, ne pas voter FN, c’est avoir la gauche et Taubira » !

Par ailleurs, vous qui vous prétendez démocrate, pourquoi ne pas laisser élire quelques députés bleu marines représentant ces 6,4 millions de Français ? 

Pourquoi, au soir du 1er tour, avez-vous additionné les voix des électeurs de Marine Le Pen à celles qui se sont portées sur Nicolas Sarkozy si vous pensiez ne rien avoir en commun ? Parce qu’ils font partie du camp national. Vous ne pouvez donc pas les additionner lorsque c’est votre candidat qui est devant le candidat FN mais ne pas le faire lorsque c’est l’inverse et que l’UMP arrive derrière le Front National au 1er tour.

Monsieur Copé, ne pensez pas à 2017. Dans cinq ans, ce sera trop tard. Si la gauche obtient l’Assemblée Nationale, elle aura la capacité de faire augmenter encore considérablement l’immigration ce qui empêchera pour toujours le retour de la droite au pouvoir. 

Monsieur Copé, je vous en conjure, faites le bon choix, ce sera la dernière fois que vous en aurez l’occasion : quand votre candidat est arrivé derrière le candidat du Front National, retirez le. Mieux, appelez à battre la gauche, notamment sur la question du droit de vote aux étrangers.

Si vous appliquez cette discipline nationale, vous savez très bien que le Front National fera la même chose. Il l’a déjà fait plusieurs fois, par exemple en 1988 lorsque Jean Marie Le Pen avait appelé à faire barrage à la gauche au 2ème tour des législatives, empêchant le PS d’obtenir la majorité à lui tout seul. 

Alexis Simeoni

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