M. Copé, vous méprisez vos propres concitoyens !

Publié le 1 janvier 2012 - par - 2 133 vues
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LETTRE OUVERTE A JEAN-FRANÇOIS COPE, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’UMP

 

Monsieur le Député,

C’est à vous que je m’adresse, en tant que secrétaire général du groupe UMP, pour vous dire ma colère et mon indignation.

Vous, les députés percevez une indemnité de base  de 5 514,68 € + une indemnité de résidence  de 165,44 € + une indemnité de fonction de 1420,03 €  + une indemnité représentative de frais de mandat de 6 412 € + un crédit affecté à la rémunération de collaborateurs de 9138 € (et je ne parle pas de tous les avantages auxquels votre fonction vous donne accès…) : voilà des revenus plus que confortables, surtout que vous n’êtes pas imposés sur la totalité de votre indemnité de base…

Pourtant, vous avez refusé à l’unanimité de voir votre indemnité diminuée de 10%, comme le proposait Lionnel Luca -ce qui aurait été un signe fort de la part de la caste privilégiée à laquelle vous appartenez. Mais point d’abolition des privilèges  -même minime-  en ce mois de novembre 2011 !   La nouvelle nuit du 4 août n’est pas pour demain à la Chambre ! Si on avait encore quelque illusion sur la manière dont nos élus (anciennement au service de la Nation) conçoivent leurs fonctions, elles se sont envolées, puisque ce sont seulement une trentaine de députés qui étaient prêts à « apporter [leur] petite pierre à la crise par souci d’exemplarité » (comme l’a dit Chantal Brunel). « Bon appétit, Messieurs », a-t-on envie de déclamer…

Par contre, quand il s’agit de « tondre » toujours plus les Français, aucun scrupule ne vous arrête… et vous avez voté la baisse du montant des indemnités journalières pour les arrêts de travail à compter du 1er janvier 2012 -cette baisse de près de 15% concernant les salariés du régime général, du régime agricole et les artistes-auteurs pouvant prétendre au bénéfice d’indemnités. 

Ainsi, si vous ne lâchez pas un euro de votre côté, vous n’hésitez pas à permettre que les revenus des travailleurs soient amputés… Autant dire que, quand on est au SMIC et qu’on a une famille à nourrir et les factures  -pas diminuées, elles-  à payer, il vaut mieux ne pas être malade ! La maladie devient ainsi, grâce à l’UMP,  un luxe réservé aux nantis ! Écœurant !  Écœurant et inique !  Il faut, bien sûr, traquer les abus (certificats de complaisance des médecins, maladies « imaginaires », soit-disant dépressions pendant lesquelles le « dépressif » trouve le ressort de partir en voyage  etc…), mais est-il normal d’appliquer la double peine à ceux qui ont déjà le désagrément d’être vraiment malade ?

Ce qui est le comble, c’est que, dans le même temps où vous décrétez cette diminution des indemnités journalières pour les travailleurs français ou ceux pourvus d’un titre de séjour, on continue de soigner gratuitement à 100% les étrangers en situation illégale grâce à l’AME  -un budget toujours en augmentation, et de 570 millions d’euros aujourd’hui-  et qu’on offre une retraite d’environ 700 € aux immigrés de 65 ans, qui viennent s’installer en France, mais qui n’ont pas enrichi notre pays par leur travail ni cotisé chez nous…

Ce deux poids-deux mesures impensable, contraire au sens commun, ne vous choque pas, bien au contraire puisqu’il n’est nullement remis en question, même en cette période de « vaches maigres» où les économies sont de rigueur. Mais l’austérité est réservée aux Français…

C’est dire dans quel mépris vous tenez vos propres concitoyens ! Que ces derniers n’aient pas les moyens d’accéder à certains soins (dentaires, par exemple) ou que les médicaments -moins remboursés- pèsent sur le budget des plus modestes d’entre eux : peu importe, du moment que ceux qui n’ont pas la nationalité française peuvent bénéficier d’un traitement contre la stérilité, profiter d’une cure thermale, se faire faire des paires de lunettes ou un dentier, bénéficier gratuitement d’une chambre seule en cas d’hospitalisation etc !  encore Écœurant une fois pour ceux qui travaillent, cotisent, paient l’impôt ! 

Il ne  reste plus qu’à donner le droit de vote aux étrangers, comme l’a voté le Sénat au mépris de notre Constitution, pour bafouer totalement les citoyens de ce pays qui doivent déjà tout accepter : une immigration de peuplement invasive, qui transforme radicalement leur propre patrie (et sur laquelle ils n’ont pas été consultés par referendum, ce qui serait le minimum dans une démocratie, mais n’est pas de mise, bien sûr, dans une oligarchie) ; la disparition progressive de leurs traditions, puisque -entre autres exemples- un arbre de Noël et une crèche sont interdits par certaines municipalités, pour ne pas stigmatiser ceux qui sont venus s’installer ici et à qui on ne veut surtout pas demander d’admettre et de respecter les  coutumes nationales ; des lieux de culte payés par leurs impôts au mépris de la loi de 1905 (comme l’ICI pharaonesque de Delanoë) ; la viande halal non étiquetée comme telle dans les rayons des supermarchés, au mépris de leur liberté de conscience, c’est-à-dire de leur droit de ne pas manger une viande sacrifiée à Allah ; une candidate à la Présidentielle en niqab, alors même qu’un loi interdit le port de cette prison vestimentaire et qui  ridiculise, par sa seule présence, les lois de la République ; une Houria Bouteldja qui, en toute impunité, appelle implicitement au soulèvement des banlieues le 8 décembre dernier, en affirmant que le « Printemps des Quartiers » puise son « énergie et [son] inspiration dans la révolte des quartiers en 2005 » ; un Tariq Ramadan présent à la même réunion et qui se permet de mettre en cause la notion de laïcité, en affirmant à ses coreligionnaires que « c’est le concept qui va [les] mettre dehors »  …

Autant d’attaques contre les fondements mêmes de notre Nation qui laissent les représentants de l’UMP  et du PS aussi indifférents que les attentats perpétrés au Nigeria contre les chrétiens  le jour de Noël !  Il est vrai que cette barbarie s’accorde mal avec « l’islamisme modéré » auquel veut nous faire croire Alain Jupé -fervent chantre des « Frères Musulmans- et qu’il vaut mieux l’ignorer…

Croyez, Monsieur le Député, en ma totale désillusion sur toute la classe politique au pouvoir depuis 40 ans : elle ne veut pas voir ce qui pose problème,  elle ne veut pas entendre pour mieux feindre de n’être pas au courant, elle ne veut rien dire pour ne prendre aucun risque  –une version des trois singes japonais qui n’a rien à voir avec la sagesse, mais beaucoup avec la lâcheté et la fuite des responsabilités !

Chantal Macaire

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