M. Debaye, prétendre interdire la crèche au nom de la laïcité, chapeau !

Le Tribunal administratif d’Amiens a cru bon d’interdire la crèche du village de Montiers, à la demande de l’ancien maire de la ville, M. Debaye – que la honte devrait étouffer, ainsi que ceux qui ont pris cette décision- !
M. Debaye prend prétexte de la laïcité pour s’opposer au soit-disant « prosélytisme » de son remplaçant : « La laïcité ne s’aménage pas, il faut traquer ses atteintes partout où elles se trouvent », proclame-t-il…
De qui se moque-t-il ? De qui se moque-t-on ? Comment peut-on alléguer la laïcité pour justifier ce reniement de nos propres traditions séculaires, quand la laïcité est mise à mal quotidiennement par les passe-droits, accommodements et autorisations accordés à l’islam : prières publiques dans les rues parisiennes avec la complicité de la Préfecture de Police et du maire de Paris ; espaces publics mis à disposition par les maires pour les ventes de moutons qui seront égorgés au nom d’Allah, lors de la fête de l’Aïd ; terrains accordés par les municipalités à un prix ou un loyer dérisoires (quand ce n’est pas un euro symbolique) pour la construction de mosquées associées à des écoles coraniques où pourra être prêché le djihad ; autorisation de panneaux publicitaires pour la viande « halal », ce qui n’est ni plus ni moins que du prosélytisme, s’agissant d’une viande cultuelle ; suppression du porc dans les cantines et les casernes pour motif religieux ; jeûne du Ramadan encensé par toute la classe politique (qui ne parle jamais du Carême des chrétiens -et c’est normal- , notons-le !) ; inauguration de la mosquée d’Argenteuil par le premier ministre François Fillon…et je pourrais multiplier les exemples où l’on voit bafouée la loi de séparation des églises et de l’Etat !
Alors, prétendre interdire les crèches au nom de la laïcité, c’est quand même un peu fort !
Le moins qu’on puisse dire, c’est que Monsieur Debaye a une curieuse conception de la laïcité : une laïcité à sens unique, qui tendrait à se confondre avec la christianophobie !
Si Monsieur Debaye veut vraiment se poser en champion de la laïcité, qu’il commence par militer pour que soit mis fin aux prières musulmanes illégales sur l’espace public, aux baux emphytéotiques et aux cessions de terrains municipaux en faveur de l’islam, pour que revienne le porc dans les menus et que les animaux d’abattoirs soient étourdis selon la loi de 1979 sans dérogation cultuelle !
Et ce triste sire a la hargne solide ! Comme la crèche a quand même été installée (non pas sur la place, comme d’ordinaire, mais le long du cimetière du village, près de l’église), Monsieur Debaye -lit-on dans le journal La Croix- a fait appel au préfet, lui demandant de rendre exécutoire la décision du tribunal. Cet acharnement m’évoque celui du Grand Inquisiteur (pour des fins opposées, s’entend !) …
Le préfet va-t-il obtempérer, au nom d’une laïcité bafouée tous les jours, et fouler aux pieds, lui aussi, nos traditions séculaires ?
Car c’est bien de cela qu’il s’agit, en fait : étouffer l’une de nos traditions occidentales, européennes, françaises !
Il se trouve que la crèche, comme le sapin et le père Noël, fait partie de la fête de Noël, même pour les non-croyants au nombre desquels je me range. Et je ne vois pas ce qui peut autoriser à interdire cette représentation de la Sainte Famille, qui témoigne des racines judéo-chrétiennes de notre pays, fait partie de notre héritage commun et a donc toujours eu sa place, même dans l’espace public. Et ce d’autant plus que, pour bien des gens, elle relève plus d’un certain « folklore » qu’elle ne revêt une signification religieuse. .
Un Noël sans crèche, sans sapin, sans père Noël, ce ne serait plus un Noël !
Mais peut-être est-ce là le but que vous poursuivez, main dans la main, M. Debaye, messieurs les juges et messieurs les politiques : supprimer cette fête -pourtant héritée du paganisme, puisque, le 25 décembre, on célébrait à l’origine le solstice d’hiver- et la remplacer, pourquoi pas, par celle de la naissance de Mahomet ?
Jusqu’où entendez-vous aller dans la complaisance à l’égard de la religion du Prophète ? Allez-vous supprimer Pâques de notre calendrier, ainsi que toutes les fêtes chrétiennes ? Allez-vous faire détruire tous les calvaires bretons, tous les crucifix qu’on croise parfois sur les petites routes de la campagne française, et qui peuvent heurter la sensibilité des musulmans, vu qu’ils se choquent déjà de la croix verte qui signale nos pharmacies ? Allez-vous renommer toutes les localités qui ont le malheur de s’appeler « Saint quelque chose » et allons-nous voir apparaître des pancartes nous indiquant Malo, Nazaire ou Brieuc ? Allez-vous rebaptiser la rue de Montiers, où se trouve la mairie, puisqu’elle s’appelle -horreur !- rue de l’Abbaye ?
L’Education Nationale a déjà mis des pans entiers de notre Histoire nationale à la poubelle, la classe politique se complaît depuis des lustres à plonger la France dans la repentance et à saper nos valeurs. Fallait-il que le Tribunal administratif d’Amiens joigne ses efforts à ceux de ces fossoyeurs de notre passé, qui veulent en salir les pages et nous couper de nos racines ? Fallait-il qu’il donne raison à ce pourfendeur des crèches de notre enfance, qui s’attaque à l’une de nos belles traditions festives ?
Mais, que diable, que vous a fait la France, messieurs, que vous ont fait les français pour que vous éprouviez une pareille haine pour votre propre patrie, pour que vous reniiez notre patrimoine et les valeurs qui y sont attachées ?
Chantal Macaire
Tribunal administratif d’Amiens
Coordonnées
14, rue Lemerchier
CS 81114
80011 Amiens Cedex 01
Téléphone : 03 22 33 61 70
Télécopie : 03 22 33 61 71
Courriel : greffe.ta-amiens@juradm.fr

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