M. Hollande, ce 23 juillet 2014 vous avez laissé la Bête Immonde salir la France

Publié le 25 juillet 2014 - par - 4 589 vues
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candelier

Ainsi donc le nazisme ressuscité sous la forme du soutien à la Palestine s’est-il montré ce jour, 23 Juillet 2014, sur l’une des plus belles perspectives de Paris.

Le nazisme. Autorisé par les autorités de la République Française, soutenu par une partie non négligeable de l’opinion de ce pays, revendiqué ouvertement par les cohortes de chemises vertes lancées cette fois pacifiquement et par pure tactique, à l’assaut de l’Occident.

Français, ne vous y trompez pas. Il s’est passé aujourd’hui, sur la terre même de vos ancêtres, l’exacte reproduction de ce que les Allemands de 1930 ont laissé faire dans les rues de leurs villes : l’annonce du pire déguisé en bonne cause, sous le regard froid de la gouvernance laquelle, dans une sorte de sursaut de blatte écrasée, a déploré, par la voix de son moins lamentable mais néanmoins totalement incrédule représentant, la naissance d’un nouvel anti-sémitisme. Comme si la chose n’avait pas déjà surgi, sanglante, dans une cour d’école de Toulouse, dans un fossé pour supplicié ou autour des synagogues devenues désormais cibles prioritaires sur les plans de nos villes principales.

Les documents sont là, les photos, les discours, les cris. Tout ce que les médias ont caché au fil des heures s’étale, hideux, puant, couvert de cette fiente dont les rivages péruviens sont couverts à la saison des pélicans. De la merde sous bannières diverses, du noir et du vert, le rouge des martyrs irakiens, le carmin des égorgés de Syrie, la nuit, opaque, pour mêler tout ça derrière le front dégoulinant de haine des complices autochtones alignés en première ligne. Mille projets se confrontèrent là derrière les slogans qui les fondirent, de Denfert aux Invalides, dans une soupe infâme. De cette marmite monte encore le fumet de l’affrontement civil voulu, programmé et orchestré par l’étranger.

Croix gammées et saluts hitlériens, caricatures obscènes copiées sur le modèle hitlérien, « morts aux Juifs« , « égorgez les Juifs » en écho des « gazez les Juifs » entendus le même jour à Berlin. Mais où sommes-nous, Monsieur Hollande ? Laissons la pauvre Esther Benbassa à ses fantasmes freudiens mal négociés. Jean-Luc Mélenchon, plastron bipède imbibé de soleil vacancier, a donc été votre ami ? Dans quelle vie antérieure, dites-moi ? J’aimerais bien le savoir. Et le rogaton du Parti Communiste ânonnant sa rhétorique comme on finit, dans l’odeur de l’ammoniaque, de balayer des toilettes publiques ? Vous l’avez laissé dégoiser sous des pancartes invitant à ouvrir de nouveaux Auschwitz. Mais dans quel pays sommes-nous, qui inaugure, ce 23 Juillet 2014, la chasse aux « non-indignés » qui s’annonce par votre silence sur ces saloperies sans nom ?

De la France telle que vous la concevez, je refuse d’être. De toutes mes forces, ce soir, je vomis vos lâchetés, vos démissions, vos impuissances masquées par une Justice qui accable les patriotes tandis qu’elle laisse se répandre le poison qui finalement la tuera. Certes, vous avez affiché votre soutien à Israël. Mais de l’autre main, vous avez préféré la « paix dans l’honneur » d’une manifestation parisienne à l’affirmation d’un projet d’annihilation d’une démocratie voulue par la communauté des nations. C’est une très grande faute.

Le poison des compromissions vous tuera vous aussi, Monsieur le Président de la République. Vous ne pouvez plus faire grand chose contre lui, sauf lui opposer l’antidote nommé peuple. Mais de celui-là, vous vous méfiez au point de lui préférer la douceur éphémère de la ciguë. C’est votre choix. Il vous emportera loin des gens qui resteront ici, à se battre.

J’ai honte d’être Français, ce soir. Mon pays restera pour l’Histoire le premier du monde dit libre à avoir admis la punition infligeable aux Juifs. C’était le 23 Juillet 2014. L’annonce de l’entrée des troupes allemandes dans Paris est la seule qui équivaut, à mes yeux, à ce que la presse à vos ordres stricts, soulagée comme au sortir d’un tabassage, a nommé aujourd’hui, par un de ces effets de style dont elle se fait jour après jour un manteau de déni traversant les saisons, « une manifestation sans heurts« . L’Histoire repasse les plats. Ils sont toujours aussi immangeables.

Alain Dubos

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