M. Hollande, la France, ce n’est pas CE pays, mais NOTRE pays

sortons-lesMonsieur le Président,

Comme annoncé la semaine dernière, une seconde claque vient d’être administrée à votre équipe, à votre majorité, à votre parti et plus encore à vous-même.

Depuis votre investiture, notre petit groupe de libres-penseurs et de sympathisants de la Droite républicaine n’a cessé de vous alerter de vos mauvaises décisions annonciatrices de désastres et pointer un certain nombre d’errances .

– Vos Ministres Taubira et Valls en perpétuelle chamaillerie dont se plaignent les forces de l’ordre qui font les frais dans leur pratique quotidienne d’une politique pénale sans queue ni tête.

– Votre Ministre Peillon disant régulièrement blanc à dix heures et noir à dix heures trente sur un sujet aussi grave et essentiel que l’Instruction publique.

– Vos ministres en général se contredisant les uns et les autres et dont l’appétit de communication a souvent mis en difficulté votre Premier Ministre, bien mal aidé de vous par ailleurs.

– Votre choix proprement irresponsable de privilégier les réformes dites sociétales – afin de plaire à quelques lobbies – aux urgences que sont l’emploi et le redressement du pays. Vous avez ainsi dressé des pans entiers de notre pays les uns contre les autres tout en prétendant l’apaiser,  à grands coups de matraquage fiscal en outre… Vous reconnaîtrez que je n’ai cessé de vous le répéter.

– Votre promesse de rompre avec la république des copains singulièrement écornée par la nomination à tous les postes clefs de tous vos camarades de la promotion Voltaire et , comme vos prédécesseurs, d’une majorité de vos amis. C’est de bonne guerre, mais vous serez définitivement disqualifié pour donner des leçons de pluralisme à la droite dont je me permets de rappeler qu’elle a nommé à la cour des Comptes un homme de gauche et favorisé des hommes de gauche dans les grandes instances mondiales.

– La justice inique prônée par Taubira qui fait la part belle à la délinquance et oublie honteusement les victimes.

– Votre ministre Valls dont je n’ai cessé depuis deux ans de dénoncer sur le site de son  Ministère son indignation systématiquement sélective et ses génuflexions devant la religion musulmane, le mettant en garde de blesser durablement ces millions de Français qui en grande majorité ne se reconnaissent ni dans cette religion, ni dans ses dérives, ni dans la manière dont elle érode les fondements de la République. Je lui ai répété, comme à vous, que vous seriez les artisans d’une fracture du pays et de la montée des extrêmismes à force d’oublier si ostensiblement de condamner les violences faites aux églises, aux chrétiens en France et de France, aux entorses faites à la laïcité et plus généralement à l’histoire de notre pays.

J’ai parfois obtenu in extremis un tiède communiqué sur la page d’accueil et la réponse du chef de cabinet de monsieur Valls, qui n’était soi-disant pas au courant de certains faits divers…Vous ne pourrez plus oublier que les Français dans leur grande majorité sont agnostiques mais très attachés à nos racines judéo-chrétiennes.

Ce traitement inéquitable des pratiques religieuses sur le sol français a pesé plus lourdement que vous ne le pensez sur  l’élection de nombreux maires du FN, ce qui est une catastrophe.

– Votre radotage benoît sur l’inversion de la courbe du chômage ( concept mathématique fumeux s’il en est ), les mensonges et contorsions sémantiques de votre ami Sapin sur le sujet ont exaspéré profondément les Français. Il eut été de meilleure pédagogie de parler sacrifices collectifs et résultats sur le long terme, au lieu de quoi vous vous êtes ainsi que vos proches focalisés sur les  » éléments de langage » pré-digérés par vos conseillers en communication. Un homme d’état digne de ce nom devra rompre avec ce qui fut instauré par feu Mitterrand: la pensée tacticienne accompagnée de communication publicitaire.

– Vos petites blagues de potache qui nous ont valu quelques incidents diplomatiques ici ou là, vos sorties nocturnes pour faire de la publicité aux scooters italiens, votre indécent sourire en toutes circonstances quand le pays est à la peine ont donné de vous une image désastreuse en France et à l’étranger.

– L’inaptitude évidente de votre gouvernement à communiquer, à montrer un cap et s’y tenir a pesé et accompagné l’ampleur du chômage dans les votes exprimés.  Mais dans le fond,  vos ministres n’ont fait que mimer votre démarche erratique: une pensée qui divague, tourne en rond, revient sur elle-même, laisse trace fugace légèrement brillante mais tellement superficielle qu’elle tombe vite en poudre ( aux yeux) abandonnant derrière elle des quantités de vides.

Vous pensiez apaiser le pays, vous l’avez divisé. Vous espériez le redresser, vous avez aggravé sa situation faute de conception pragmatique et éclairée des réformes profondes à y opérer. Vous voudriez être ré-élu en 2017, je vous prédis une grande claque aux Européennes, une deuxième claque aux sénatoriales, une troisième aux cantonales partielles, une quatrième aux régionales, une dernière en 2017.

Il vous reste trois ans pour racheter les dégâts déjà commis par votre incompétence à tracer un cap pour la France. Sachez les utiliser à bon escient: travailler comme il se raconte de sept heures du matin à vingt-trois heures ne sert à rien si on travaille mal.

La besogne ne saurait être assimilée à l’efficacité.

Par ailleurs les Français sont exaspérés d’un détail sémantique: lorsque les responsables de votre gouvernement ou de votre parti et ses alliés incongrus parlent de la France en disant  » CE pays ». Notre grand pays mérite mieux que ce démonstratif empli de bouffissure et même de condescendance envers ceux qui y vivent, y travaillent ou y chôment, s’y battent pour nourrir des valeurs créatives et en tenir l’économie à bout de bras.

La locution NOTRE  pays  conviendrait mieux à la volonté de ré-appropriation de notre devenir collectif dont vous devriez être le garant.

Mais il est vrai que quand on a nommé pour Ministre du commerce extérieur une personne qui qualifie de  » dégueulasse   » le menu de dix-huit plats concocté par Alain Ducasse et servi au président chinois à l’Elysée – en des temps où certains Français s’endettent pour pouvoir se nourrir –  on mesure le mépris dans lequel la faction dont vous tirez les ficelles tient nos concitoyens.

Salutations.

Viviane Lamarlère

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