M. les sénateurs, allez-vous oser voter, le 8 décembre, pour le droit de vote des étrangers ?

Publié le 5 décembre 2011 - par - 635 vues
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Madame, Monsieur,

Je prends civiquement de mon temps pour vous envoyer ce message, bien que je ne sois ni élue, ni militante d’un parti. Je suis une simple citoyenne dont la voix devrait être portée par ses représentants, mais qui en doute de plus en plus. Aussi c’est la raison pour laquelle, en tant qu’électrice passée et à venir, je vous demande de bien vouloir prendre quelques instants pour me lire.

Tout d’abord, je dois vous dire combien je suis attachée à mon Pays, à son Histoire, à sa Culture, à sa République et à ses Valeurs. Nous sommes l’une des démocraties les plus enviées de ce monde, comme en atteste chaque année le nombre exponentiel de migrants de toutes origines et de toutes cultures, qui aspirent à partager le fruit de nos progrès.

Je suis pacifiste, humaniste et bienveillante à l’égard d’autrui, quand autrui est respectueux et honnête. J’ai la fierté d’être Française, et de porter l’héritage des Lumières qui ont guidé notre société quand elle avançait encore dans les ténèbres.

Ensemble, nous avons renoncé à l’obscurantisme.
Ensemble, nous avons versé notre sang pour obtenir la démocratie, le droit de vote, la liberté de pensée, la liberté d’expression, la séparation des églises et de l’état…
Ensemble, nous avons payé le lourd tribut des guerres, au nom de notre peuple et de sa souveraineté. Au nom de sa Fierté, de son unité et de sa liberté.

Aujourd’hui, les peuples du monde entier prennent exemple sur la France.
Ils nous ont vus nous épanouir, rayonner, accéder aux respects des Droits de l’Homme.
Ils font la révolution avec l’espoir eux aussi d’accéder un jour à cette richesse que représente la Liberté d’un peuple.
Mais ils font la révolution à travers nos livres d’histoire, ceux qui ne sont même plus en vigueur dans l’école de la République. Ils font la révolution en prenant pour modèle la France d’hier, une France devenue obsolète et ringarde. Celle qui disait NON ! Celle qui résistait, celle qui se levait pour porter fièrement ses couleurs, qui chantait haut-les-cœurs son hymne révolutionnaire.

Tout cela n’est plus que honte aujourd’hui.
On ne chante plus dans les écoles.
Dans les institutions on ne brandit plus le drapeau Français que sous la tutelle de l’autocratique Europe.
Dans les mairies il est très souvent remplacé par d’autres couleurs.
Dans « l’art », il sert de papier toilette…

Le 08 décembre, si vous octroyiez le droit de vote aux citoyens non européens, vous élèverez pour la dernière fois nos couleurs comme l’étendard de la reddition.
Vous mettrez à genoux les Françaises et les Français qui pensaient appartenir à un grand peuple. Vous porterez le coup fatal à notre souveraineté et achèverez de la diluer dans l’océan sans fond, sans rivage, sans îlot qu’est déjà le quotidien d’une France à la dérive, économique, sociale, politique…

Vous séparerez définitivement un corps et son âme.

Il n’est pas possible qu’en tant qu’élus vous ne vous souciez plus de la volonté de votre peuple.
Il n’est pas possible qu’en tant qu’élus d’une démocratie, vous accédiez aux requêtes des étrangers, avant les requêtes de vos propres citoyens, ceux-là mêmes qui vous ont élus, plus ou moins directement.
Il n’est pas concevable que je vous laisse faire cela sans rien dire.
Ce qui sera demain VOTRE responsabilité aux yeux de nos enfants égarés dans la multitude et l’éparpillement, ne sera pas la mienne si vous trahissez notre pacte républicain, car je vous aurais donné ma voix ici et maintenant, pour que vous la portiez aux urnes de la République…
Le 08 décembre 2011, sera un jour funeste pour l’histoire de notre peuple, si vous jugez que ce dernier n’est plus assez raisonnable pour décider seul de ce qui est bon pour lui-même.
Il ne faudra pas s’étonner en retour, que le peuple ne vous juge plus assez raisonnable pour décider seuls de ce qui est bon pour lui.
Espérant être entendue, représentée et sauvée collectivement de ce naufrage à venir, veuillez agréer, malgré toutes mes craintes et l’amère pressentiment que vous avez déjà vendu notre âme, mes respectueuses salutations. Il ne tient qu’à vous de ne pas nous pousser à recommencer l’Histoire, mais plutôt d’être à nos côtés pour la poursuivre.

Bien cordialement,

Une électrice qui appelle de ses vœux un référendum d’initiative populaire pour toutes questions portant atteintes à la souveraineté des Français

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