M. Macron, continuez votre Grand débat avec vous-même…

Publié le 28 janvier 2019 - par - 7 commentaires - 641 vues
Share

Monsieur le Président,

M’en voudrez-vous beaucoup, si, ignorant les multiples cercles plus ou moins spontanés qui font mine de débattre à perdre haleine selon votre injonction, je m’adresse directement à vous pour proposer ma contribution au « Grand Débat »…

Ce débat que dans votre élévation suprême vous avez daignez offrir à tous ceux qui d’ordinaire « ne sont rien » ?
On prétend généralement que pour être entendu du bon Dieu, il vaut toujours mieux s’adresser à lui (en l’occurrence à JUPITER, c’est à dire vous-même) qu’à ses saints. Eux, comme, Philippe, Benjamin, Christophe, Bruno ou Muriel, tout saints qu’ils soient, demeurent suspendus à votre parole divine et absolue et vierges de toute initiative personnelle qui ne soit dans la parfaite adéquation de votre orthodoxie consubstantielle à votre message « biblique ». Ils sont même capables de dire une chose et son contraire pour peu que vous les y incitiez, ce qui ne manque jamais de se produire.
Vous-même, vous vous êtes adressé personnellement, à chacun d’entre nous, en vous déclarant par courrier à tous les Français. Laurent Wauquiez en a fait de même à votre égard et aussi à celui de tous nos concitoyens ; bien d’autres ont eu recours, avec plus ou moins de bonheur à cette pratique… Bref, c’est un exercice qui est entré, désormais, dans la pratique courante. Il peut éviter les incessantes causeries qui ne manqueront pas de ne mener à rien, sinon à vous prévaloir d’un catalogue de revendications irréalistes, un glossaire de doléances illusoires dont vous ferez ce que bon vous semblera… C’est à dire à peu près rien ou presque qui vaille la peine d’être noté.

Alors, voilà ! Comme je sais très bien que toutes les demandes concernant l’élévation du pouvoir d’achat ont déjà été faites, tout comme celles concernant les baisses d’impôts ou les suppressions de taxes, je voudrais, pour ma part, vous parler de choses qui ne coûtent pas grand chose, en regard de ce qui vous a déjà été demandé, sinon du courage et un profond sens de la Nation. Et croyez-moi ces choses comptent pour beaucoup plus de Français que vous ne pouvez le supposer.

La première concerne l’usage des forces de l’ordre. Personne ne respecte plus que moi ces hommes et ces femmes, mal payés et souvent mal considérés. Je souhaiterais que leur courage et leur dévouement soient utilisés dans tous les lieux de non-droit dont notre société regorge, par exemple certaines cités périphériques, avec la même détermination que celle qui a été exercée contre le mouvement de légitimes revendications sociales des Gilets jaunes. Cet usage serait un réel acte de salut public pour éradiquer les zone de non-droit où prolifère une racaille abominable qui « nique la France » et fait commerce de drogue et d’armes de guerre.

Le second axe, sur lequel il me semble urgent d’agir, pour le bien du pays et son indispensable cohésion, est celui de la nationalité. Il me paraît impérieux de lui redonner un sens à côté de celle de citoyenneté, qui l’a remplacée dans les faits, occasionnant un délitement regrettable, pour le moins, du sens de l’appartenance à notre pays et de son agrégat patriotique. Pour cela je propose de supprimer le droit du sol et de lui substituer le droit du sang, comme il s’applique dans les grands pays dont l’identité est sauvegardée. Je propose de ne plus autoriser le principe des multiples nationalités qui ne sert à rien sinon entretenir une confusion néfaste qui ne peut servir que des intérêts douteux. Par ailleurs, il serait louable et profitable de lutter vraiment et efficacement contre l’entrée illégale de soi-disant réfugiés qui ne sont pour la plupart que des migrants économiques, incluant un nombre non appréciable mais menaçant de dangereux terroristes qui viennent s’agréger au groupe des ennemis de l’intérieur.

En matière de sécurité, je propose que le principe de précaution, qui a été inscrit dans la constitution pour des risques environnementaux ou alimentaires, soit étendu aux risques liés au terrorisme. À ce titre, il deviendrait possible de maintenir tous les fichés « S » en détention sévère et illimitée afin d’éviter que ne se répètent les tueries de Paris ou de Nice, dont la souffrance est encore présente dans le cœur de chaque Français. Ces mesures n’étant pas prises, il paraît à peu près inévitable que de telles douleurs se renouvellent à plus ou moins brève échéance.

En matière d’immigration, il est évident que nous avons atteint la limite à ne pas dépasser sous peine de voir la situation intérieure, économique, sécuritaire et sociétale sombrer dans le chaos le plus absolu. Je recommande au gouvernement de prendre exemple sur l’Australie qui, plus que ne le fait l’Italie encore, interdit sans exception l’arrivée de tous les mouvements migratoires sauvages sur son territoire mais aussi agit sur l’immigration dite « légale ».

Dans le domaine de notre vie publique, il est clair que le système électoral qui prévaut aujourd’hui n’est plus adapté. Il ne l’est plus parce que la représentation parlementaire directement dictée par l’issue de l’élection présidentielle entraîne des distorsions insupportables entre les attentes du peuple et l’action de sa représentation législative. Ces dispositions font que le président, devenu la clé de voûte de tout l’appareil de l’État, dispose de prérogatives (je ne dis pas pouvoir) exorbitantes qui ne correspondent pas à sa réelle légitimité. Pardonnez-moi de vous le rappeler, mais en mai 2017, 1 Français sur 5 seulement vous a accordé sa totale confiance. Tous ceux qui sont venus ensuite ne sont venus que par un ensemble de circonstances aléatoires qui ne tiennent nullement à l’adhésion de votre programme. C’est pourquoi il me semble que la volonté de chaque groupe social devrait pouvoir peser à sa juste valeur dans le débat national (et non pas le grand déballage suscité aujourd’hui). C’est pourquoi, la proportionnelle ou un système majoritaire uninominal à un tour (comme en Angleterre) seraient probablement plus à même de faire fonctionner l’État.

Enfin, je disais plus haut que vous disposez de prérogatives exorbitantes, ce qui est indéniable. Mais en réalité votre vrai pouvoir est faible car vous n’êtes que le valet docile de Bruxelles et de son impératrice Angela Merkel. Je ne suis pas du tout convaincu que sans les discours comminatoires, les manœuvres antidémocratiques de contournement de la volonté du peuple manifestées par des réponses référendaires et enfin par l’action des médias aux mains de l’oligarchie financière mondialisée, la volonté majoritaire ne soit pas celle d’un retour à la souveraineté.

Voilà ! Je dis ça mais je ne dis rien car ces causes qui intéressent un grand nombre de Français n’appartiennent nullement aux sujets que vous avez choisis et imposés pour VOTRE GRAND DÉBAT avec vous-même. Il va de soi que ces propositions n’ont aucune chance de retenir un seul instant votre attention. Elles seraient même de nature à entraîner chez vous des décisions opposées à toutes celles-ci.

Pourtant si une seule de ces propositions pouvait être retenue, la France en tirerait grand profit.
Recevez, Monsieur le Président, mes salutations attristées.

Jean-Jacques FIFRE

Print Friendly, PDF & Email
Share
Notifiez de
butterworth
AnonymouS

Il faut relire La besace de notre cher J. de la Fontaine et peut être l’envoyer à Msieu Macron.

DUFAITREZ

Ne vous fatiguez surtout pas à répondre à ce grand Débat !
Les « conclusions » du 15 avril (Poisson) ?) sont déjà écrites…

Michel

UNE SEULE SOLUTION DISSOLUTION ASSEMBLEE NATIONALE ET ELECTIONS A LA PROPORTIONNELLE INTEGRALE A UN TOUR LE RESTE RIC ETC C DU PIPOT

senechal

Les problèmes en France ne sont pas les Gaulois réfractaires, les fainéants, les incultes (qui le sont beaucoup moins que tous les parasites de l’état), les gens qui boivent, ou ceux qui roulent au diésel et fument des clopes, j’en passe et des meilleures, non le seul problème en France, c’est sa caste de profiteurs qui sont aux commandes de l’état, élus, hauts fonctionnaires qui ne servent à rien, les cloportes qui président tel ou tel comités théodule, ses portes ouvertes à tous vents pour accueillir toute la misère du monde qui coûte un pognon de dingue, plusieurs milliards d’euros, certains parlent même d’une somme supérieure à 100 milliards d’euros!.
Le temps que les politiques ne réformeront pas cette usine gigantesque qui fabrique cette gabegie, la France s’enfoncera dans le chaos!

marzia perez

tout est dit dans le livre la france interdite

marzia perez

lire le livre la france interdite