M. Sifaoui a réglé le problème : ne rien faire !

Pour Monsieur Sifaoui l’affaire est claire : tous ceux qui se sont enflammés en apprenant que des rues de Paris étaient livrées aux prières du vendredi, avec la bénédiction des autorités municipales, sont de dangereux extrêmistes, à classer dans le même sac que ceux qui bloquent les rues sous le prétexte archi fallacieux qu’ils n’ont pas de lieu de culte.
Que des personnes de tous bords s’indignent est-ce surprenant ? Mais pour Monsieur Sifaoui il ne faut surtout pas mélanger les torchons avec les serviettes : il y a d’un côté les gens bien, et de l’autre la pègre. On ne peut pas être plus « class conscious » et seuls les gens bien ont le droit de s’indigner. L’autre, le franchouillard, le beauf, tout juste capable de se goinfrer « de saucissons de mauvaise qualité et de boire du pinard bouchonné » n’est pas sensé se rendre compte qu’on lui grignote sa liberté, perdu qu’il est dans les vapeurs de son alcool frelaté.
Pour Monsieur Sifaoui la « riposte » doit passer par d’autres canaux. Mais croyez-vous qu’il s’agit de la riposte à l’expansion d’une idéologie politico-religieuse qui s’auto-embrase dans toute l’Europe et l’Amérique du nord ? Détrompez-vous, il s’agit de la riposte à l’organisation d’un simple apéro géant désireux de regrouper ceux qui protestent contre la confiscation de leurs espaces de liberté. Et il suggère pour ce faire une Caroline Fourest qui ne défend que sa propre image de marque et qui verse du vide dans du néant, et SOS Racisme tout occupé à trinquer avec les racistes anti-blancs.
Alors, que nous propose Monsieur Sifaoui ?
« Choisir entre la peste de l’extrême droite et le choléra de l’islamisme », surtout pas car les deux se ressemblent. Monsieur Sifaoui s’éloigne en se bouchant le nez car la cause était perdue d’avance et puante. Il suffit de lui tourner le dos. Le problème est réglé.
Les hordes islamistes s’approprient « une partie du quartier et notamment les jours de prières… » Monsieur Sifaoui écrit un livre (dont il nous donne le titre). Le problème est réglé.
L’occupation des rues représente un trouble à l’ordre public. Monsieur Sifaoui décrète que « les autorités ont obligation d’intervenir ». Le problème est réglé.
Et voilà. Simple comme bonjour. Il suffisait d’y penser. Bravo Monsieur Sifaoui.
Anne Fougerat

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