M. Valls, à quand les camps de redressement pour les dissidents ?

Publié le 29 juin 2013 - par - 2 108 vues
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Votre double langage, Monsieur Valls, est infect, comme le deux-poids-deux mesures qui se substitue, grâce à vous, à la théorique égalité de chacun devant la loi.

Pour quelques casseurs des Manif pour tous (si tant est qu’ils aient vraiment existé, en dehors des policiers en civil chargés de jouer les provocateurs !), ce sont des millions de manifestants pacifiques et respectueux de la loi qui ont été calomniés et qualifiés de dangereux extrémistes, tandis que les casseurs de la manif d’extrême gauche en hommage (?) à Clément Méric sont forcément des cas isolés « qui n’ont pas respecté l’esprit du rassemblement ».

Quatorze personnes ont été interpellées, notamment pour port d’arme prohibé.

Combien portaient des armes lors des Manif pour tous ? Combien en portent parmi les Veilleurs ou les manifestants qui se réunissent pour soutenir Nicolas Bernard-Buss ou huer François Hollande ou les membres du gouvernement ? Aucun.

Mais ce sont eux qui sont traités comme des extrémistes dangereux, et se font gazer ou embarquer au poste par les forces de police, transformées par vos soins en police politique !

Et la France se permet de faire la leçon à la Turquie d’Erdogan !

Dans cette belle France dictatoriale ou totalitaire que vous installez, on se retrouve en garde à vue pour le port d’un T-shirt de la Manif pour tous, mais pas pour violence ou vandalisme : ce qui compte, ce n’est pas l’innocence ou la culpabilité, l’absence ou la présence de délit, c’est l’appartenance à la droite ou à la gauche !

La preuve : vous voulez dissoudre les groupuscules d’extrême-droite, ce qui est bien, mais vous ne faites rien contre ceux d’extrême-gauche, en tous points semblables aux précédents pour ce qui est de la capacité de nuisance (comme l’ont montré d’ailleurs les récents événements).

On est d’ailleurs en droit de se demander les raisons d’une pareille mansuétude : souhaitez-vous que les milices armées d’extrême-gauche cassent du patriote (rebaptisé « fasciste », ça passe mieux !), ainsi que semble les y inviter M. Ayrault quand il déclare vouloir  « tailler en pièces » ces groupes d’inspiration fasciste.

« Tailler en pièces », c’est ni plus ni moins une incitation à la violence contre tous ceux qui ne pensent pas comme vous, gens de gauche, car c’est cela la définition actuelle du « fascisme »…

Au moins, les antifas savent-ils maintenant qu’ils ont l’aval du gouvernement pour user de barres de fer, de coups de poing américains ou de battes de base-ball pour cogner sur les patriotes, les défenseurs du mariage tel que défini dans la Constitution, les catholiques, cette « France bien élevée » -comme dit Gabrielle Cluzel-  capable de descendre 3 fois dans les rues à plus d’un million sans faire le moindre dégât !

Que dire du honteux mensonge d’Etat que constitue l’affaire Méric, puisqu’il est désormais avéré que ce sont les antifas qui ont pisté et agressé les skin ; qu’Esteban Murillo, aux prises avec 2 assaillants et frappé par Méric, a seulement riposté par un coup de poing (ce que vous auriez défini comme de la légitime défense, si seulement la victime s’était appelée Murillo et l’auteur du coup fatal Clément Méric) ?

Que dire de la sévérité de la juge (adepte du Mur des Cons, sans doute) vis-à-vis du jeune Nicolas Bernard-Buss, « coupable » de s’opposer à la loi Taubira et d’user de la liberté d’opinion et d’expression, fondement de la Déclaration des Droits de l’Homme, garantie par notre Constitution ?

Deux mois de prison ferme avec mandat de dépôt immédiat, quand la Justice -ou plutôt l’Injustice-  relâche dans l’heure qui suit tous ceux qui commettent de graves délits, quand ceux qui sont condamnés à 2 ans n’exécutent pas leur peine  ?

Rébellion, a retenu contre lui la Juge rouge. De qui se moque-t-on ?

Nicolas a fui devant les policiers comme l’aurait fait tout un chacun devant ces hommes menaçants, armés de tasers et de matraques (la vidéo et les photos de l’arrestation, publiées sur le Net, montrent la brutalité de cette « chasse à l’homme ») ?

Il a refusé qu’on prenne son ADN : qu’a-t-il fait pour mériter qu’on le fiche parmi les délinquants, les casseurs, les voleurs, les violeurs, les criminels ? A-t-il brûlé des voitures, cassé des vitrines, frappé des policiers ? Rien de tout cela, mais il est blanc, catholique et, circonstance aggravante, de droite !

Il est vrai que François Hollande s’est défini comme « président socialiste » (sic !), ce qui veut bien dire qu’il n’est pas le président de ces Français que vous exécrez : blancs, catholiques et de droite !

A quand les camps de redressement pour les dissidents que nous sommes ?

Au rythme où vont les choses, nous faudra-t-il demander l’asile politique à la Russie de Vladimir Poutine ?

Chantal Macaire

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