M. Valls, vous porterez la responsabilité des violences inter-communautaires qui se préparent

Publié le 22 octobre 2012 - par - 1 392 vues
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Monsieur le Ministre,

Il y a peu vous dénonciez le  » trop de blackos, pas assez de blancos  » dans un reportage. Vous devriez donc comprendre la souffrance réelle des français dits  » autochtones « ,  français de sang et d’héritage culturel,  lorsque dans leur immeuble, leur rue, leur ville, leurs pays, ils ne se sentent plus chez eux, lorsque prenant le métro ou le bus ils se sentent dans une néo-colonie africaine ou orientale, lorsque leur vie  quotidienne est soumise au diktat de certaines minorités visibles mais très actives.

Les français n’ont jamais été consultés pour faire venir de manière aussi massive et rapide des populations avec lesquelles ils ne se sentent d’emblée ou après des années de pratique aucune communauté de valeurs et de destin.

Il suffit de lire les sondages divers sur le sujet pour réaliser qu’une grande majorité de nos concitoyens – si elle est loin d’être raciste – désapprouve ce qui lui est imposé depuis des décennies auquel elle peine de plus en plus à s’adapter. 

On leur demande d’accepter et accepter encore, pire, on les stigmatise violemment lorsqu’ils osent dire leur inquiétude ou simplement réclamer ne serait-ce qu’un peu de tranquillité dans leurs lieux de vie. Un peu de temps pour voir s’intégrer ces populations venues s’installer ici avec des systèmes de valeurs, des coutumes, des manières radicalement différentes des nôtres. Un peu de temps pour accepter, accueillir, comprendre et apprécier. 

La société multiculturelle est un échec selon bien des pays européens au rang desquels Allemagne, Hollande, Grande-Bretagne, Suède et Norvège. Nous devons, nous français, avoir encore envie de vivre dans notre pays, or cette envie nous quitte car nous ne nous sentons plus en France et trop méprisés dans nos valeurs pour y rester.

Je crains que ce déni de la souffrance des français ne conduise rapidement à des violences inter communautaires d’une rare ampleur, et vous en porterez la responsabilité. Car il arrivera un jour où les français ne se contenteront plus de se réfugier en désespoir de cause dans des votes extrémistes. Ils décideront tout simplement de se passer du politique et reconquérir mètre par mètre les territoires perdus de la République. Je crains ce jour là pour mes proches, enfants, amis qui s’investiront dans cette reconquête car elle ne se fera pas sans violence ni bain de sang.

Puissiez-vous comprendre rapidement qu’à stigmatiser la souffrance des français  » blancos  »  pour reprendre votre expression, à rester dans le déni même de cette souffrance et de ces inquiétudes, à sembler accorder davantage d’intérêt aux populations nouvelles qu’à celles qui s’inscrivent dans notre territoire depuis des générations et ont le sentiment de rétrécir comme peau de chagrin, vous dressez dangereusement les unes contre les autres des communautés qui ne se sont pas choisies et pourraient cependant vivre ensemble en bonne intelligence autour de nos principes fondateurs.

Il vous suffirait pour cela  de cesser d’ériger la  » différence » et les  » particularismes  » en valeurs pour les laisser venir à la République et se fondre à son creuset. 

Finkielkraut parlait de ce tribunal de la bien-pensance et des procès qu’il incarne  » en s’abreuvant à ces deux sources intarissables que sont l’amour de l’humanité et le mépris des gens. » Nous y sommes.

Viviane Lamarlère

http://www.entrevoix-nues.over-blog.com/

 

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