Ma petite minute : regardez la série « Yellowstone »

Il y a eu les classiques, la nouvelle vague, les monstres sacrés et actuellement nous avons le politiquement correct. Il y a même 500 zigotos dont on nous dit qu’ils sont «artistes» et qui croient avoir leur mot à dire sur la politique mondiale au lieu de remplir leur rôle d’amuseur public.

Aujourd’hui, un film c’est: un couple de lesbiennes, deux papas et un enfant, une mère porteuse, une famille monoparentale, un couple mixte avec un monsieur noir et une dame blanche, un(e) terroriste repenti(e), une voilée, un musulman, des végétariens, des végans, des bioverts et des meetoo…

Mais… il y a toujours un mais… le fameux hic du «hic jacet lepus» ce qui signifie c’est ici que gît le lièvre autrement dit qu’il y a un truc…

Nous venons de découvrir une série américaine du tonnerre qui a débuté en 2018!

Ça s’appelle «Yellowstone». Il s’agit d’un ranch au bord du parc homonyme.

La pochette du DVD annonce: «Série écrite et réalisée par le brillant Taylor Sheridan, Yellowstone nous transporte dans l’Amérique des Westerns, porté par un Kevin Costner impérial et toujours aussi charismatique. La famille Dutton possède le plus grand ranch des Etats-Unis près du parc national de Yellowstone. Menée par le patriarche John (Kevin Costner), la famille se bat contre l’Etat et des hommes d’affaire pour ne pas perdre leurs terres. Le meilleur et le pire de l’Amérique vus à travers les yeux de cette famille aux âmes troublées.»

Mais c’est pas tout!

(je vous le dis tout de suite: les bons ce sont les cow-boys et les méchants ce sont les promoteurs & corrompus: politiciens/organismes gouvernementaux, etc.)

Les paysages du Montana sont époustouflants, les chevaux magnifiques et puis les hommes… Des hommes qui ne sont pas des enfants de chœur! Des cow-boys dont plusieurs sont des repris de justice et remis dans le droit chemin (enfin «droit» dans l’optique de la famille Dutton)…

Le Pater familias, John, a hérité le ranch de ses ancêtres et ressemble au Parrain du célèbre film…

Il y a aussi trois fils: l’ainé qui donc devrait continuer la lignée se fait tuer dans une bagarre. Le bobo qui est devenu avocat et qui aurait dû défendre les intérêts de la famille est tenté par les miroirs aux alouettes politiques… Fatalement, c’est une mauviette qu’on n’aime pas. L’autre fils qui a été marine ha un lourd passé en Afghanistan. Lui, c’est un idéaliste marié à une indienne et qui est en équilibre très précaire sur le fil entre sa famille cow-boy et la famille indienne de son épouse.

L’épouse indienne tient pour sa famille indienne et ne comprend pas sa famille d’adoption cow-boy.

Puis il y a Beth, la fille de la maison… Elle c’est un personnage! belle, sexy, intelligente, en tous aspects le contraire des mijaurées, meetoo, saintes nitouche & Co… et surtout, elle n’a aucun scrupule… Elle adore son père qui le lui rend bien.

Leur mère s’est tuée en tombant de cheval.

Autre personnage fascinant: le contremaître. Un jour ils ont trouvé un adolescent affolé dans un hangar. Dans une ferme voisine un homme violent qui maltraitait sa famille avait été assassiné à coups de poêle à frire. Personne n’a posé de questions, l’adolescent a été apprivoisé, il a grandi, dès le début lié intiment avec Beth et il est devenu contremaître, l’homme de toute confiance de John, on peut même dire le fils dont John aurait rêvé…

Il y a bien sût tous les autres cow-boys, les uns plus folkloriques que les autres, mais qui à l’occasion ne plaisantent pas.

Dans le camp adverse il y a un promoteur qui veut construire un énorme complexe touristique. Il croit être de mèche avec le chef indien qui, lui, en fait, veut chasser tous les blancs des terres de ses ancêtres.

Ça c’est la situation de base sur laquelle se greffent de nombreux épisodes.

Les choses, même hors la loi se règlent, en douce, (ou en violence) en famille, et quand on fait appel à la loi, tout foire…

Je ne vais pas tout vous raconter, seulement deux petits épisodes pour donner une idée:

Une prière de John: «Seigneur, donne-nous de la pluie et un peu de chance, le reste, on s’en charge…»

Un car s’est arrêté sur la propriété de John et les touristes chinois en sont descendus pour aller photographier un ours. John arrive et veut les chasser car un ours c’est dangereux – Mais non il est gentil – Alors John se fâche: «Ici c’est chez moi, vous êtes illégalement sur ma propriété, déguerpissez!» Un des touristes l’interpelle: «il est injuste qu’un si grand territoire appartienne à un seul homme» John tire un coup de fusil en l’air en disant «ici nous sommes en Amérique, nous ne partageons pas nos terres» encore un coup de fusil et tout le monde s’est engouffré dans le car…

C’est un film destiné à un public averti tant pour la violence des situations que pour celle du langage… On y apprend toutes les variantes, déclinaisons et conjugaisons des mots apparentés aux racines de «fuck» (baise) et «shit» (merde).

Il y a déjà 4 saisons… Cela signifie, pour les deux premières, 8 DVD soit 15 heures… Nous attendons les prochaines avec impatience.

La langue n’est pas facile: c’est non seulement de l’américain mais surtout de l’argot cow-boy… Nous avons des connaissances tout à fait décentes de l’anglais, mais là, nous n’y comprenons qu’un mot sur deux…

La première saison existe en français.

Mais alors, me demanderez-vous, qu’est ce qui vous plait tellement dans un film dont vous ne comprenez qu’un mot sur deux?

Simple: évidemment les paysages, les chevaux et les superbes chapeaux Stetson… mais surtout les hommes… de vrais hommes, des mecs, des lascars, des gaillards, des malabars, des baraques… Surtout, ce sont des hommes de parole et d’honneur, des types sur lesquels on peut compter. Même les méchants inspirent le respect.

C’est très politiquement incorrect… Ben oui, justement: quand la justice n’est plus la Justice, quand on en a marre des manipulations sexuelles, plug anals, toboggans canadiens et écritures inclusives… quand on en a soupé des bobos, mauviettes et autres foutriquets… on en arrive a vouloir faire sauter tous les fusibles et péter tous les câbles.

Ça va même plus loin: je me dis qu’il suffirait d’un John Dutton à l’Elysée pour que l’Occident soit sauvé…

Anne Lauwaert 20.IV.2022

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11 Commentaires

  1. C’est l’Amérique tel qu’on l’aime,tout le contraire de l’amérique progressiste,woke,l’Amérique qui a des co… es,ce qu’il manque aux Français!!!

    • et aussi le cinéma tel qu’on l’aime, comme on aime les répliques d’Audiard

  2. Bonjour,
    Merci pour avoir parlé de cette série que je ne connaissait pas et qui m’a l’air captivante ! Pour Info : sur EOS.TO (7.99€/mois renouvelable chaque mois), vous trouverez les 4 premières saisons de cette série en Français ! Le reste viendra au fur et à mesure…

    • Nous avons la première saison en anglais et en français et la deuxième en anglais en attendant les suivantes qui sont commandées – nous regardons en anglais avec sous-titres et là nous comprenons déjà mieux et ensuite en anglais sans sous-titres et progressivement nous comprenons même avec l’accent cow boy… c’est un excellent excercice !

  3. j’ai adoré cette série !! très pulpeuse Beth , ils agissent et réagissent comme on aimerait le faire nous même ….

  4. Merci pour cet article, je ne connaissais pas – ne regardant d’ailleurs aucune série tant elles se ressemblent dans la médiocrité…

    Mais le thème, les décors (fantastique Montana, effectivement) et le faible que j’ai pour K. Costner – qui avait d’ailleurs réalisé, et joué dans un western aussi magnifique qu’âpre avec « Open Range » en 2003, sans oublier le formidable Eliot Ness des « Incorruptibles » en 87 – me donnent envie, une fois n’est aps coutume.
    Assez curieux d’ailleurs qu’avec son pedigree K. Costner soutienne les Démocrates. N’est manifestement pas Clint Eastwood qui veut !

    • Clint Eastwood, qui a dirigé Costner dans un excellent film : Un monde parfait.

    • et « danse avec les loups » et d’autres… il y a un clin d’oeil: un morceau de la musique du film « les impitoyables » de Eastwood.

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