Ma petite minute transhumaniste

Quand, en 1992, nous avons été obligés de faire implanter une puce dans nos animaux de compagnie, nous avons protesté car après nos chats et nos chiens cela allait être notre tour… Les bien-pensants nous ont ri au nez en nous traitant de paranoïaques…

Mais, un article italien nous prédisait entre autres :

La puce servira à vous permettre l’accès à votre banque, au supermarché, à l’administration, l’école, l’entreprise, etc.

Le citoyen qui ne sera pas pucé n’aura pas d’identité, ce sera comme s’il n’existait pas. Exemple : les habitants des forêts tropicales qui ne seront pas pucés ne seront pas des citoyens, ils ne posséderont donc pas leur territoire pour la plus grande joie des multinationales…

Etc.

Pour les partisans de la puce on allait enfin pouvoir retrouver les propriétaires des chiens perdus… Cela n’a pas empêché que le Westy de ma voisine ait été volé alors qu’elle était assise à la terrasse d’un restaurant. Les puces n’empêchent pas non plus les chiens de s’échapper et de ne plus revenir…

Depuis nous avons tous nos puces dans nos cartes de crédit, téléphones et autres trucs modernes et depuis le covid nous avons peut-être des nanopuces dans les « vaxxins » et certainement des QRcodes…

Cela n’inquiète plus personne car nous avons ingéré le poison à petites doses…

Quand Schwabby nous annonce les humains augmentés avec des puces dans le cerveau, ce n’est plus de la science-fiction, on y est déjà, c’est normal : la puce est l’avenir de l’homme…

Vous allez me dire que j’exagère ? Mais pas du tout !

Quand j’étais étudiante à l’Institut de Kinésithérapie dans les années 1970, est arrivé le «coapteur externe» c’est-à-dire que pour réduire une fracture on installe une tringle externe munie de piques qui tiennent les morceaux d’os à leur place pendant le processus de calcification qui permet de souder les fragments.

Cela paraissait effrayant mais c’était très efficace !

Depuis on a vissé des plaques le long et introduit des tiges dans les os cassés.

Depuis on a remplacé des articulations par des prothèses : hanches, genoux…

Et puisque la machine humaine fonctionne, elle aussi, avec une espèce d’électricité pour un certain type de dysfonctionnement du cœur, on y introduit une sonde pour cautériser/souder les circuits défectueux…

Pour soigner l’excessive absorption d’aliments on pose un anneau autour de l’estomac.

Quand le cœur marque le pas, on insère un régulateur « pacemaker » c’est à dire faiseur de pas…

Nous disposons de méthodes miraculeuses pour soigner les grands brûlés.

Les tétraplégiques peuvent marcher avec des appareils dont les électrodes sont insérées pour outrepasser l’interruption des commandes le long des nerfs.

Avec les amputés, on est passé du Capitaine Crochet, œil de verre, jambe de bois aux prothèses articulées et aux membres bioniques.

Avec les ordinateurs on traduit en mots les pensées des personnes gravement handicapées comme le prof Hawking.

Et les dents : on a commencé à les « plomber », à leur superposer des couronnes et à leur substituer des « râteliers », aujourd’hui on en est aux implants.

On rend la vue aux yeux en opérant leur cataracte ou en insérant un nouveau cristallin…

On implante des cheveux sur les crânes chauves.

On pose des faux seins et des fausses fesses…

On corrige les nez disgracieux.

On injecte du silicone pour gonfler les lèvres et du botox pour lisser les rides et on relève les paupières tombantes…

Quand les reins ne font plus leur boulot c’est la machine qui assure la dialyse…

La greffe d’organes s’accompagne du trafic et du prélèvement qui touche à l’horreur…

Les techniques de procréation assistée conduisent à l’utérus artificiel.

Les couples qui ne peuvent pas avoir d’enfants s’en font faire par « gestation pour autrui ».

On en arrive même à faire naître un enfant pour qu’il serve de médicament à son aîné.

J’ai eu un type de patients qui traitent leur corps comme leur automobile et, s’ils avaient pu, ils m’auraient dit « Je vous laisse mon coude, je vais aller faire mes courses et je le reprendrai en repassant… »

Et le « don d’organes » ? Quelqu’un est au seuil de la mort et l’équipe de découpage est à l’affût, ensuite c’est la course contre la montre… Oui mais… Pour quelle raison, « avant » attendait-on plusieurs jours avant d’enterrer le mort ? Pourquoi les morts étaient-ils veillés ? Et qu’en est-il des récits de ceux qui reviennent à la vie ? La frontière entre la vie et la mort est-elle instantanée et nette ou bien est-ce un processus lent qui dure des heures ou même des jours ?

Jusqu’à maintenant on devait dire qu’on était « donneur » mais bientôt on sera donneur d’office si on n’a pas clairement spécifié qu’on y est opposé.

Tout autre chose, c’est quand on tient artificiellement en vie et que donc on empêche de mourir.

Et l’euthanasie ? et le suicide assisté ?… et l’acharnement thérapeutique ?

Vous allez me dire « M’enfin, Anne, qu’est ce que c’est que cette énumération macabre digne du musée des horreurs ? »

Mais pas du tout ! C’est le progrès ! Quand vous n’avez plus de dents, une prothèse c’est magnifique ! Quand vous ne voyez plus clair, des lunettes c’est magnifique !

Quand vous dites à Schwabby « L’homme augmenté quelle horreur ! » il vous répond « Mais pas du tout, au contraire c’est magnifique… » et probablement l’évolution fera que les humains qui auront survécu aux bouleversements actuels entreront dans cette nouvelle ère sans même s’en rendre compte, ils trouveront tout ça normal…

Bien sûr : tant mieux si ces inventions peuvent aider des personnes à vivre mieux, mais je préfère le naturel à l’artificiel même si cela comporte une certaine discipline de vie, surtout d’alimentation.

Mais, une question me turlupine : un corps est-ce un assemblage de pièces détachées comme un mécano ? La vie, la santé, la guérison c’est un ensemble subtil qui passe par une prise de conscience « holistique ».

J’ose des gros mots : qu’est-ce qui tient ensemble les pièces qui forment un corps ? Qu’est-ce qui fait qu’un ensemble de pièces devient un être vivant ? Ben, la vie, pardi ! Oui mais la vie c’est quoi ? C’est le fonctionnement de la machine. Grâce à quoi ? Ben… « l’électricité ». Oui mais qu’est-ce qui fait que l’électricité fonctionne ou ne fonctionne pas ?… Et c’est là que les gros mots arrivent : et l’esprit ? et l’âme ? c’est quoi ? Existent-ils ? On les met où ? Ils font quoi ?

Suite logique : quand on « prélève » les organes, l’âme elle fait quoi ?

Les organes sont-ils neutres ou bien ont-ils une marque de fabrique, par exemple l’ADN ? Et que se passe-t-il quand on met un organe avec un ADN dans un autre corps qui a un autre ADN ? Et l’âme ? L’âme du donneur va-t-elle s’entendre avec celle du receveur ?

Ya un aut’truc…

Si, après une si longue évolution nous sommes comme nous sommes c’est que, au moins pour le moment, c’est la meilleure solution. Je ne comprends pas pourquoi certains peuples pratiquent la circoncision. Au début du siècle passé, la circoncision a été à la mode, même chez nous. Si le prépuce ne servait à rien, n’aurait-il pas dégénéré et disparu de lui-même, depuis longtemps ? Il y a eu une période où on n’hésitait pas à enlever l’appendice ou les amygdales. Aujourd’hui on est beaucoup plus prudent : si on les a, c’est qu’ils servent.

Les Témoins de Jéhovah s’opposent à la transfusion de sang…

Mgr. Viganò dénonce le Nouvel Ordre Mondial & Co comme satanique.

La transformation de l’être humain en machine réparable avec des pièces détachées, n’est-ce pas un processus diabolique ?

Où cela s’arrête-t-il ? Va-t-on tuer des gens pour en soigner d’autres ?

Alors voilà mon dilemme : le progrès technique peut soulager des personnes, mais y a-t-il une limite ? est-il moral ? naturel/moral et vice versa ?…

Questions subsidiaires :

Va-t-on assister à un revirement et au retour de la personne humaine qui forme un tout, âme comprise au lieu du modèle mécano qu’on essaye de nous faire avaler ?

L’expérience Covid va-t-elle remettre en question la déshumanisation des soins de santé ?

Mais… si chaque personne devenait le « médecin de soi-même » comme dans certaines philosophies orientales, ce serait la faillite de tout le secteur de la santé : industries pharmaceutique/cosmétique/chimique, assurances santé, caisses maladies, business hospitalier… Cela entraînerait un bouleversement encore plus ample car on ne se vêtirait plus qu’avec des fibres naturelles : laine, coton, soie, lin. L’agriculture serait bouleversée car on ne mangerait plus que du bio, frais, de saison, à kilomètre zéro, sans lait et avec peu de viande.

Donc ma question de ce dimanche matin : la tentative transhumaniste, va-t-elle provoquer la réaction contraire, avec les Pr Perronne, Dr Joyeux, Dr Louis Fouché et même la Dr Kousmine qui avait déjà tout dit en 1980 ?

Anne Lauwaert

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5 Commentaires

  1. Tout à fait chère Anne, vous nous décrivez un monde qui avance à grand pas en faisant fi de l’essentiel : l’âme, aussi bien celles des humains que de nos frères les animaux. Pour finir votre tableau sinistre il ne manque plus que la finale de « Soleil vert »; mais au moins si les sociétés primitives cannibalisaient leurs ennemis, c’était non pour les manger entant que tels, de la viande, mais pour les honorer et capter leurs vertus et leurs courage. Humainement parlant, on n’a guère évolué tout compte fait…

  2. « [] et même la Dr Kousmine qui avait déjà tout dit en 1980  »

    Mme Kousmine a dit des saletés/faussetés/malhonnêtetés terribles quant à sa prétention de guérir la SEP par une alimentation ‘à la kousmine’ (et elle savait que ce qu’elle avait écrit concernant la SEP était faux).

    Bien évidemment, il est préférable de vivre sainement que le contraire.

    Cela dit, merci pour ces réflexions intéressantes.

    Quoi qu’il en soit, l’interrogation suivante garde sa pertinence et interpelle chacun (greffé ou non).

    Twain (Mark)
    « Les deux jours les plus importants de ta vie sont celui où vous êtes né et celui où vous découvrez pourquoi. »

  3. Les pièces de rechange dépassent les soins médicaux ,
    la culture woke prépare des futurs clients a une trans formation !
    il en faut des artifices pour passer de tracteur virile a
    voiturette Barbie.
    Mais l exploit le plus dingue , c est la réussite d avoir vidé
    les cerveaux de milliards de citoyens pour se faire vacciner ,
    et ça sans aucun implant , sans aucune puce ni trépanation !
    en plus on a été obligé de porter un filtre a café sur
    le nez ,ça , c est déjà un piratage de l humain !

  4. Extraordinaire réquisitoire. Si chacun avait cette prise de conscience et le courage vouloir se « réparer » soit même le plus possible, effectivement, les multinationales de la santé auraient très vite des sueurs froide. Merci pour cette article.

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