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Macron a encore oublié de nous souhaiter un joyeux Noël

Tous ceux qui me connaissent savent bien que si je souhaite un joyeux Noël à Emmanuel Macron, ce n’est ni par politesse, ni par déférence envers la fonction qu’il a usurpée, mais tout simplement pour le piquer au vif, lui qui apparemment ignore et déteste cette fête. Car depuis les débuts de son mandat, Macron n’a encore jamais souhaité un joyeux Noël, ni de joyeuses Pâques d’ailleurs, à la France. La France qui dans son immense majorité célèbre Noël, qu’elle soit fervente chrétienne, simple croyante, ou même athée mais respectueuse des traditions. Même des musulmans et des juifs la fêtent quand même, par respect pour ce qui est devenu une tradition nationale, ou tout simplement pour faire comme tout le monde, ne pas se couper de l’écrasante majorité des familles.

Noël a dans notre pays une signification particulière : c’est ce jour que Clovis avait choisi pour se faire baptiser, scellant ainsi l’alliance indéfectible de ce qui deviendra la France avec la religion catholique. Noël est fêté chez nous depuis l’Antiquité romaine, le premier marché de Noël, celui de Strasbourg, remonte à 1570… Un Président digne de ce nom ne saurait ignorer cela. Comme il ne saurait ignorer l’esprit de famille magnifié ce jour-là, la joie des retrouvailles, les yeux illuminés des enfants, la fierté des anciens de contempler, à travers leur descendance, l’œuvre de toute une vie. Mais non, tout cela laisse de marbre notre Président, pourtant toujours le premier à célébrer l’Iftar, l’Aïd, le Kippour. Et si j’insiste là-dessus, ce n’est pas par jalousie envers ces communautés, c’est juste pour démontrer l’ampleur du mépris, le deux poids-deux mesures dont ce Président est capable.

Les Français pourront toujours se retourner vers les vœux de Noël de Trump, Johnson, Elizabeth II, du roi Felipe, de Mattarella, du roi des Pays-Bas, de Philippe de Belgique, du Président polonais ou de Victor Orban. Et même de Nethanyaou, qui a eu la politesse de présenter ses vœux aux chrétiens. Quant au maréchal Sissi, musulman sunnite, s’il n’a encore rien dit, c’est parce que les coptes d’Égypte célèbrent Noël le 7 janvier. Mais lui a toujours respecté cette fête, et l’a même honorée de sa présence à l’office plusieurs fois, comme d’ailleurs le Palestinien Mahmoud Abbas.

Le déni de Noël de Macron n’est pas anodin, loin de là. Il est presque une anomalie de dimension mondiale. Il corrobore sa fameuse phrase, « la culture française, l’art français, je ne sais pas ce que c’est ». Macron a été propulsé à l’Élysée avec le soutien de toute la superclasse mondiale, avec pour mission de démolir la France, son économie, sa puissance, son patrimoine, mais aussi sa culture, ses traditions, son art de vivre. Le mépris de la France et du peuple est l’ADN de sa présidence. Comment dans ces conditions peut-il célébrer Noël, auquel tous les Français, ou presque, sont attachés ? Tout aura été tenté cette année pour démolir Noël, qu’il s’agisse de l’acharnement grotesque des écolos contre les sapins, que de la panique sanitaire que le gouvernement et les médias affidés auront propagée jusqu’au bout. Mais la France est forte, son peuple est grand, et Macron a dû essuyer un nouveau revers. On aura bien célébré la Nativité, cette année encore, malgré tout, et si ce qui nous tient lieu de Président n’était pas de la fête, cela ne nous aura guère perturbés. Joyeux Noël à tous !

Olivier Piacentini