Macron a fait de très bons vœux

Publié le 3 janvier 2020 - par - 23 commentaires
Share

Dans un exercice familier pour lui, celui du langage direct et qui ne manipule pas de grands concepts, reprenant une apparente sincérité sur des choses simples, il a parfaitement réussi son numéro. On y trouvait des accents de sincérité, d’authenticité même.

Cela bien plus que quand il « surjoue au Président », à l’homme incarnant la France, prenant la dimension de sa grandeur et de son rôle devant le monde et l’Histoire. Il n’est jamais plus mauvais que quand il joue à être ce qu’il n’est pas. On ne s’improvise pas incarnant un projet marquant dans l’histoire. Il n’en a ni les valeurs universelles ni la connaissance dans la durée ; et donc ne saurait incarner quoi que ce soit de grand à ce titre. Ni chef historique ou de guerre, ni chef d’un grand exécutif régional ou même simplement départemental, n’ayant rien fait de grand, de noble ou de généreux, n’ayant jamais été confronté aux réalités historiques prégnantes dans la société française ni à ses innombrables difficultés sociales, éducatives, ethniques, religieuses, militaires, écologiques et économiques… Il en devient comme une outre, une grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf quand il n’est qu’un beauf ! Qu’on me pardonne cette expression péjorative.

Mais quand il fait l’acteur, s’adressant à un public simple et aux préoccupations immédiates, ainsi qu’il le fit durant sa pré-campagne électorale que constitua son grand débat, face à un public trié sur le volet et guère enclin à la contestation – les maires ont pour souci de se faire bien voir par l’administration centrale du ministère de l’Intérieur –, alors là il sut exceller.

Ses vœux furent de la même veine : longue litanie de vieux pneus, propos creux, etc. Les bonnes intentions de celui qui invente l’eau chaude. On veut que tout aille mieux, que chacun soit heureux, soigné, éduqué, et dispose des revenus lui permettant de vivre. Qui serait contre ? Comment y parvenir ? Là, bien sûr : rien ! Propos bizounoursés de mielleuses bonnes intentions. Rien de concret, pas la moindre perspective à part une sorte de « On veut que tout le monde soit heureux ! » Pas la moindre ligne directrice. Rien… sinon celle de ne rien entendre des cris 2019 des Gilets jaunes ou des manifestants contre la réforme des retraites.

Rien sinon la volonté de lutter en faveur de minorités – est-on sûr qu’elles le soient encore ? Cf. Les Territoires conquis de l’Islamisme de Bernard Rougier – il affirme « (voir) trop de divisions au nom des origines, des religions, des intérêts. » Qu’on nous permette de douter de son action en la matière puisque le second semestre 2019 fut celui des Assises régionales de l’Islam au sein même des préfectures (cf. https://ripostelaique.com/rhone-le-prefet-mailhos-veut-linteraction-entre-lislam-et-la-societe-civile.html ) Rien donc sur l’insécurité qui pourrit la vie des Français, des plus humbles aux plus riches. Rien sur l’immigration dont le poids s’accroît chaque année sans que le plus petit début de commencement de réflexion sur le financement de mesures que l’on prend cependant ne soit connu. Ce décalage par trop visible d’avec ce qui préoccupe les citoyens ne devrait lui valoir que… que des riens… Nul sursaut démocratique n’en viendra dans la participation aux élections.

Et pourtant le Président a réussi ses vœux ! Ses vœux de bonne nuit les petits… Il fut parfait. S’y laisseront berner l’espace d’une heure ou de quelques jours les plus benêts. Mais soyez assuré – si vous en doutiez – que nul effet long terme favorable n’en viendra.

Histoire de rire, tristement, je vous propose des extraits choisis des vœux du 31 déc. 2018. Chacun jugera de la suite vécue cette année :

Il affirmait avoir dressé en 2018 les plans d’une réorganisation de l’Hôpital, posé les bases d’une stratégie ambitieuse pour améliorer l’organisation de nos hôpitaux, nos cliniques et nos médecins, pour lutter contre le réchauffement climatique, éradiquer la grande pauvreté.

« Cette colère a dit une chose à mes yeux, quels que soient ses excès et ses débordements : nous ne sommes pas résignés, notre pays veut bâtir un avenir meilleur reposant sur notre capacité à inventer de nouvelles manières de faire et d’être ensemble.

Nous voulons changer les choses pour vivre mieux, défendre nos idéaux.

Les grandes migrations nous inquiètent et sont instrumentalisées par les démagogues alors même qu’il nous faut bâtir de nouvelles réponses à ce phénomène qui ne cessera pas demain, compte tenu de la démographie mondiale.

Les luttes contre le réchauffement climatique et pour la biodiversité sont plus nécessaires que jamais mais se trouvent entravées. Nous surmonterons ensemble les égoïsmes nationaux, les intérêts particuliers et les obscurantismes.

Vous le voyez, nous sommes en train de vivre plusieurs bouleversements inédits : le capitalisme ultralibéral et financier trop souvent guidé par le court terme et l’avidité de quelques-uns, va vers sa fin ; notre malaise dans la civilisation occidentale et la crise de notre rêve européen sont là.

Alors faut-il s’en désespérer ? Je ne le crois pas. C’est un défi immense et tout cela est évidemment lié avec le malaise que vit notre pays mais précisément, nous avons une place, un rôle à jouer, une vision à proposer. C’est la ligne que je trace depuis le premier jour de mon mandat et que j’entends poursuivre. C’est remettre l’homme au cœur de ce projet contemporain. Cela suppose beaucoup de constance et de détermination. Mais je suis intimement convaincu que nous avons à inventer une réponse, un projet profondément français et européen à ce que nous sommes en train de vivre chez nous comme au-delà de nos frontières.

Nous pouvons faire mieux et nous devons faire mieux : nous assurer que nos services publics restent présents partout où nous en avons besoin, que les médecins s’installent où il en manque – dans certaines campagnes ou dans des villes ou des quartiers où il n’y en a plus – qu’on puisse avoir le téléphone portable ou internet partout où on vit et travaille. Et, surtout qu’on puisse vivre en sécurité et tranquillité partout. J’y veillerai personnellement et chaque jour. »

Bertrand du Boullay

Print Friendly, PDF & Email
Share
Notifiez de
saurer

Les accents de sincérité de macron, oui, mais pour convaincre les imbéciles ! …

Marc Larapède

Il veille à notre bonheur, alors tout va pour le mieux !

POLYEUCTE

Voeux Pieux ? Non, Voeux Vieux ! Tous les mêmes !
Réalisations au micron, Espérances à la tonne !
La Vérité transformée en Mensonge, l’Espoir en Désespoir !

denfer VICTORIA
Pedro de la Mancha

Leurs vœux on s’en tape. Le blabla terminé. De l’action, du concret, du mieux et un destin commun. Voilà ce que l’on veut. Il reviendra pérorer lorsqu’il en aura accompli la moitié. Pour le moment il nous enfonce dans la vase et nous mène droit au mur. Tout se délite et Monsieur vient jouer les virils à la télé. Ça fait un bon moment qu’il nous prend pour des cons. De toutes manières si le peuple était censé ça fait un moment qu’il aurait renversé les institutions pour remettre le train sur les rails. On est arrivés au bout d’un système. Il faut réinventer une autre forme de société plus égalitaire, plus participative et moins laxiste. Que font les philosophes ? Ils se laissent vivre et discutent du sexe des abeilles pendant que notre civilisation se casse la gueule.

Cran

Macron fidèle à lui-même. Suffisant et pompeux, les yeux vides et le cœur froid.

Gabriel

Ho dieu j’ai tellement besoin de toi

patphil

président des très riches et des immigrés

Bertrand

Merci, oui, Pat&Phil
😊😊😊

GHC

J’avais l’impression d’entendre le prêche d’un curé de campagne le jour de l’enterrement d’un cocu

Bertrand

Il y avait de ça, oui
😁

Victoire de Tourtour

Des voeux pour des veaux.

Bertrand

😅😅

THE-END

et des veaux pour des vœux!.

Alex

Bizarre… Pas un mot sur l’attaque au couteau de l’hayl les roses… Serais-ce parce que l assaillant s’appelle Nathan et est un pur FDS ? Si ça avait été un migrant ou un musulman 10 articles seraiientt déjà parus sur tous les sites identitaires

Rosalie

Pas de bol, monsieur le persifleur, c’est un converti à l’islam ! Si ce ne sont pas les gènes, c’est donc bien cette saloperie de « religion » ?

Bertrand

Cette attaque n’avait eu lieu quand j’ai rédigé

Kancau11

L’islam en rend certains cinglés et d’autres cons.

THE-END

Pire encore !…. cons et cinglés les deux (allah) fois.

.Dupond1

Je pense que beaucoup cumulent les deux (mdr)

gilbert

là, cela s’appelle un flop, c’est dur pour les premiers jours d’une année qui s’annonce « prometteuse » en déséquilibrés islamistes!!