Macron adepte de l’obscurantisme contre la fée électricité

Macron est incapable de gouverner. Il ne sait pas gouverner. Il ne veut pas gouverner. Et il ne gouverne pas. Il se contente de bavarder. « Les remontrances publiques de Macron sont scandaleuses, je suis sidérée par tant de culot et de déloyauté » (Sophie Primas) (dreuz.info. Source : Public Sénat)

Macron a décidé de virer Jean-Bernard Lévy, le PDG d’EDF et refuse sa responsabilité verdâtre sur le mauvais état actuel du parc nucléaire français. Au Sénat historiquement favorable à la filière de l’atome en dehors du groupe écolo-gauchiste, on goûte peu les mises en cause de l’entreprise nationale par Macron.

Après 8 ans à la tête d’EDF, on sait depuis juillet que Macron a décidé de virer Jean-Bernard Lévy.

Bruno Le Maire a loué les bienfaits du pull à col roulé pour passer l’hiver en pleine crise énergétique.

« À la tête d’EDF, il faudrait quelqu’un avec une culture industrielle, et une culture du service public », espère Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice de la Gauche Républicaine et Socialiste. « Il va falloir quelqu’un d’assez solide », déclare le sénateur communiste Fabien Gay, qui ne veut pas s’attarder sur des problèmes de personne. Pour le sénateur LR Gérard Longuet, « Jean-Bernard Lévy part de lui-même parce que Macron ne sait pas ce qu’il veut ». Quand on dit qu’à long terme il faudra fermer des centrales, l’entreprise ne recrute plus, c’est réel. Difficile de savoir exactement ce qu’il s’est passé entre l’État la direction actuelle d’EDF, mais ce qui est certain, c’est que pour répondre aux critiques de Jean-Bernard Lévy exprimées aux Rencontres des entrepreneurs de France organisées par le Medef, Macron n’a pas supporté les critiques du PDG.

Celui-ci avait mis en cause le cap donné par l’État dans la dernière décennie, alors actionnaire à 84 % de l’entreprise depuis en voie de nationalisation : « Pourquoi on n’a pas assez d’équipes formées ? Parce qu’on nous a dit que le parc nucléaire va décliner, « préparez-vous à fermer des centrales ». On a déjà fermé les deux premières. Ce sont les textes en vigueur au moment où je vous parle. On nous a dit : « Préparez-vous à fermer les douze suivantes ». « Nous, avec la filière, nous n’avons pas embauché de gens pour construire douze centrales, nous avons embauché pour en fermer douze« , avait alors déclaré Jean-Bernard Lévy.

Macron est furieux : « Ce que j’ai entendu dans le débat public est inacceptable parce que c’est faux et irresponsable ». Ben voyons ! TAKAYCROIRE ! « C’est absolument inacceptable que les gens qui ont eu la responsabilité des travaux de maintenance du parc installé puissent expliquer aujourd’hui que nous n’avons pas pris nos responsabilités. Les travaux de grand carénage ont été décidés et les investissements de formation ont été pris. » En clair, en pleine crise énergétique et avec 32 réacteurs nucléaires à l’arrêt, planifié ou pas, Macron refuse sa responsabilité dans l’état actuel du parc. Fabien Gay, l’un des parlementaires qui suit de plus près l’actualité de l’énergéticien français : « Une entreprise a besoin de stabilité et d’avoir une vision sur le long terme. Ce qui est réel, c’est qu’il y a eu un choix fait par Hollande et confirmé par Macron de fermer un certain nombre de réacteurs, avant un revirement de Macron. Et quand on dit que le long terme ça sera moins de nucléaire et qu’il faudra fermer des centrales, l’entreprise ne recrute plus, c’est réel. »

Pour la présidente LR de la commission des Affaires économiques du Sénat, Sophie Primas :

« Les remontrances publiques de Macron sont scandaleuses. Cette attitude est irresponsable !

« Je suis sidérée par tant de culot et de déloyauté. C’est Macron qui a tergiversé et qui a fait l’autruche sur les besoins financiers, puis a trouvé un bouc émissaire« . Le sénateur communiste Fabien Gay dit que Jean-Bernard Lévy a été l’exécutant d’une stratégie infructueuse fixée par Macron. Les défauts d’entretien, ce n’est pas que la crise covid. On a cassé des métiers à l’intérieur d’EDF, pour des réductions d’effectifs et pour casser les statuts des IEG [la branche professionnelle des industries électriques et gazières en France, ndlr].

« EDF est une entreprise détenue à 84 % par l’État, si Macron n’était pas d’accord avec la politique d’EDF, il aurait dû donner d’autres perspectives politiques. Macron a accompagné la casse des métiers des industries électriques et gazières. Jean-Bernard Lévy a exécuté. » Sur le fond, Macron a du mal à convaincre. « M. Lévy n’a cessé d’alerter sur les difficultés générées par la politique énergétique décidée par Mme Royal quand Macron était conseiller économique de Hollande, puis ministre, puis Président, sur le mécanisme de l’Arenh de l’UE [dispositif obligeant EDF à vendre une partie de sa production nucléaire à un tarif bradé à ses concurrents, ndlr], sur la fermeture des centrales, le discours antinucléaire et ses conséquences sur la perte de compétences. Tout cela a alimenté les rapports que nous avons faits sur la filière et le risque de black-out. »

Quand Macron explique que l’entretien des centrales est disjoint de la relance du nouveau nucléaire, Gérard Longuet (LR) réfute les mensonges de Macron : « L’industrie nucléaire reste la même : les expériences en matière de soudure, de métallurgie, de canalisations, de vannes, tout cela rejaillit immédiatement sur l’entretien et le savoir-faire des constructeurs. Un secteur d’activité dont on annonce la mort ne peut avancer avec Macron. D’autant plus qu’il a repoussé l’objectif de 50 % de nucléaire dans le mix électrique de 2025 à 2035 pour donner de la visibilité à la filière. Pour faire plaisir à Nicolas Hulot, il n’a jamais annoncé clairement le nombre de nouvelles centrales qu’il voulait faire fabriquer pour renouveler les centrales existantes.

« Si l’on repousse l’échéance de 50 % de nucléaire, vous ne pouvez pas faire l’électrification des usages et de l’hydrogène sans augmenter la production d’électricité décarbonée.

« Macron n’en a pas tenu compte, et il n’a pas remis en cause la loi de transition énergétique et de croissance verte qui tablait sur une consommation électrique qui stagnerait. »

Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice rattachée au groupe communiste, abonde : « La responsabilité, c’est celle de Macron, qui est clairement dans une fuite en avant. On ne peut pas dire qu’EDF n’avait pas travaillé sur les nécessités financières sur le grand carénage, c’est Macron qui a tergiversé, et qui a fait l’autruche sur les besoins financiers, puis a trouvé un bouc émissaire qui est le PDG d’EDF. On n’a jamais voulu avoir une confrontation objective avec les écologistes sur ça [pendant le quinquennat de Hollande, ndlr].

Chacun faisant comme si en diminuant le nucléaire, on allait faire plus d’énergies renouvelables !

Macron incapable de gouverner : le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy est un menteur irresponsable.

Lors de l’université du Medef qui s’est déroulée fin août, le patron d’EDF, Jean-Bernard Lévy, n’avait pas hésité à pointer la responsabilité de Macron concernant la fermeture des réacteurs nucléaires français.

Jean-Bernard Lévy : « On manque de bras, on n’a pas assez d’équipes (…) car on nous a dit : « votre parc nucléaire, il est en train de décliner […] Préparez-vous à fermer les douze (centrales) suivantes. Et on n’a pas embauché pour en faire, mais pour en défaire« . L’arrêt des réacteurs nucléaires a des conséquences gravissimes suite à la raréfaction du gaz russe à cause des sanctions européennes qui vont paralyser les entreprises et mettre les Français dans une situation très préoccupante pour passer cet hiver.

Macron sur la crise énergétique. Macron n’assume pas ses choix. Il tente de se déresponsabiliser. Il accuse de menteur et d’irresponsable Jean-Bernard Lévy : « Il est inacceptable que des gens qui ont eu la responsabilité de la maintenance du parc (de centrales) installées disent avoir manqué de visibilité. Nous avons décalé (…) la fermeture des centrales prévue initialement et redonné de la visibilité à la filière. Chacun à sa place doit prendre ses responsabilités. Les travaux de maintenance du parc existant ne sont en rien conditionnés par les décisions sur le nouveau nucléaire que j’ai prises. » Ben voyons ! TAKAYCROIRE !

Pour Le Point, Géraldine Woessner, réagit sur Twitter, « Macron fait dans l’inversion accusatoire. Macron sait que c’est faux. Fessenheim était en parfait état. La maintenance a été assurée jusqu’au bout. La fermeture, de l’avis de tous les experts, était irrationnelle. Rejeter la faute sur les travailleurs de la filière est (pure lâcheté) ». François Asselineau n’a pas manqué de réagir sur Twitter face aux propos de Macron : « Je connais bien le président d’EDF, il était directeur de cabinet de Gérard Longuet (1993-1995) dont j’étais conseiller international. C’est un serviteur de l’État d’une intelligence et d’une droiture parfaites. Les attaques de Macron sont une honte absolue. Jean-Bernard Lévy est un X-Télécom, il en a la rapidité intellectuelle et la rigueur. Il n’a agi à la tête d’EDF que sur les ordres exprès de Macron. C’est Macron le seul responsable de la démolition de notre filière nucléaire. Qu’il se défausse sur Lévy est d’une lâcheté sans nom« .

Pour Olivier Marleix, député et président du groupe Les Républicains (LR), Hollande et Macron ont une responsabilité immense devant la nation et les Français […] Nous avons une technologie en or qui nous assurait une énergie propre et bon marché, nous l’avons sacrifiée au nom d’un accord électoral PS-Verts en 2011 : l’échange de 15 circonscriptions législatives contre la fermeture de 24 réacteurs nucléaires ! Macron a lui seul fermé la centrale nucléaire de Fessenheim qui était en parfait état de marche.

Macron arrogant et inconsistant sur Tweeter : « Sur le nucléaire : 14 réacteurs de 900 MW seront fermés d’ici 2035. Ce mouvement commencera à l’été 2020 avec l’arrêt définitif des deux réacteurs de Fessenheim. Il se prolongera avec la fermeture de 4 à 6 réacteurs avant 2030 ».

Avec Éric Zemmour : Nous devons reprendre le contrôle de notre pays !

Thierry Michaud-Nérard

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11 Commentaires

  1. Fé électricité, faut pas toujours croire les élucubrations des frères

  2. Nous danseront toutes et tous la carmagnole pour nous réchauffer .C’est tout ce que nous méritons vous et moi , bien sûr puisque nous ne bougeons pas , puisqu’une grande parti des francaoui sont prêt à baisser la température de chauffage et à limité leurs consommations d’électricité , crétins qu’ils sont ! Ceux qui n’ont pas acceptés le compteur linky ne subiront pas les 2 heures de coupures journalières , parce qu’avec le linky ils peuvent vous couper à distance en cas de soucis domestiques , en cas d’impayé ou pour limiter votre consommation . par contre pour le compteur gazpar il ne transmet que des relevés deux fois par jour ,mais ils ne peuvent pas couper le gaz à distance d’après ce que j’ai pu apprendre auprès d’une connaissance bossant pour enedis .
    https://www.charentelibre.fr/societe/consommation/trop-de-coupures-de-courant-a-distance-pour-impayes-avec-linky-que-choisir-interpelle-rugy-6089949.php

  3. Bon compte rendu de la situation, à l’exception de votre formule « le PDG d’EDF EST UN MENTEUR IRRESPONSABLE » (???) en pleine contradiction avec tput ce que démontre votre résumé des faits, ainsi que l’unanimité des appréciations des parlementaires que vous citez … (EXPLIQUEZ MOI SVP) Bonne journée quand même.

  4. « Fessenheim qui était en parfait état de marche. »
    Oui mais trop proche de la frontière et des verts boches. Et quand on sait que macron rampe en permanence devant l’Allemagne par l’intermédiaire de der leyen, le résultat est là.
    De toute façon, son but est de détruire la France depuis le début.

    • Alors un jour il va bien falloir se décider à détruire la macronie… et quand je dis détruire, c’est agir comme l’a fait Rome avec Carthage !

  5. macron le poltron incapable d’assumer ses choix ,juste pour la baisse de vitesse voilà ce qu’il déclarait le24/01/2019 « En déplacement, jeudi 24 janvier, dans la Drôme, Emmanuel Macron aurait déclaré à Laurent Wauquiez n’y «être pour rien» dans la limitation de la vitesse à 80 km/h, mesure qualifiée de «connerie», et engagée, a-t-il insisté, à l’initiative de son Premier ministre, Edouard Philippe. »

  6. et pourtant ce gars a été réélu par les syndicats, la gauche et l’extrême gauche, par une grande partie de la droite mollassonne, sans avoir de programme mais une idéologie changeante

  7. Haute Trahison !
    J’ecris ton nom.
    (Prenom Une balle dans le citron)

    • Cher Kabout, pourquoi ne feriez vous pas un bouquin de toutes vos photos ? Je pense qu’il aurait du succès !

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