Macron dénigre les Gaulois pour transformer la France en province de l’Europe

Publié le 30 août 2018 - par - 10 commentaires - 1 193 vues
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Arrivé au Danemark, pays des Vikings et monarchie constitutionnelle, l’Empereur Macron Premier a voulu donner une bonne leçon de morale à son peuple.

« Il ne s’agit pas d’être naïf, ce qui est possible est lié à une culture, un peuple marqué par son histoire. Ce peuple luthérien, qui a vécu les transformations de ces dernières années, n’est pas exactement le Gaulois réfractaire au changement ! Encore que ! Mais nous avons en commun cette part d’Européen qui nous unit », a-t-il dit sans se rendre compte qu’il mettait encore une fois les pieds dans la gamelle des Français. Sa seule défense fut de déclarer qu’il plaisantait. Alors Macron Premier, tu nous donnes le droit de te charrier sur les antennes, dans les blogs et par des caricatures. Merci de ce côté-là de nous simplifier la tâche.

Mais en allant au fond de sa pensée unique, nous nous apercevons que Macron Premier suit la ligne de conduite politique qu’il s’est fixée au début de sa campagne : intégrer la France dans l’Europe, en faire la province la plus occidentale de l’Union européenne. Tous les moyens sont bons et il excelle à les mettre en avant dans ses propositions.

La première saute aux yeux : dénigrer le peuple français en l’insultant, en le poussant vers l’égout de l’Histoire, le réduire à un tas de «  fainéants », de «  bons à rien » et l’enfoncer dans la putréfaction qu’est devenue notre patrie. Ainsi, il veut démontrer qu’il était temps qu’il se fasse élire pour sortir la France de ce bourbier dans lequel elle plongeait.

Il a trouvé que sa meilleure plateforme de propagande malsaine était l’étranger. Il veut ainsi montrer aux autres pays européens qu’ils ont parmi eux une brebis galeuse, une société pestiférée qu’il faut à tout prix changer si l’on souhaite garder une place d’honneur en Europe et dans le monde. C’est une vieille méthode utilisée dans l’enseignement, quand le professeur met au coin l’élève récalcitrant, un bonnet d’âne sur la tête.

Là, au Danemark comme en Grèce et ailleurs, il présente son peuple comme le plus nul, le plus réfractaire, le plus cancre de la classe et qui a besoin de recevoir un  grand coup de pied dans le cul.

Un deuxième point important découle de ce qui a été dit précédemment : la France a besoin d’être à nouveau conquise et intégrée dans un grand royaume européen. S’il prend le modèle danois, c’est qu’il pense aux Vikings qui sont venus sur nos côtes et ont transformé la Normandie. Mais dans son arrière-pensée, il voit plus l’invasion irrésistible des Romains qui sont arrivés en force pour écraser ces perfides Gaulois, leur apprendre les principes du savoir-faire et de la modernité : administration, langue, innovations et ainsi forger une nouvelle civilisation gallo-romaine. Toutes nos traditions s’estompèrent, nos druides disparurent, notre fierté piétinée. Le peuple gaulois avait été maté. Il faut effacer ces barbares qui se roulent dans les «  gauloiseries », langue de la vulgarité, qui ont toujours conduit la France vers de sérieuses défaites dont les dernières sont cuisantes : 1940, l’Indochine, l’Algérie. Vercingétorix représentent le côté qui perd, tandis que César est celui qui gagne. Le bas peuple des inutiles (retraités, chômeurs, ouvriers) doit être réduit à néant et devenir des « soumis mondialisés » pour leur bien.

Macron Premier rêve de ce modèle  et voudrait l’imposer, d’abord en France puis sur l’ensemble de l’Europe, en ouvrant bien grand les portes de l’immigration qui apporterait à cette populace indisciplinée et bâtarde un nouvel horizon. Leur écarquiller les yeux sur ce qu’il y a de meilleur hors de nos frontières. Mélanger les religions, la luthérienne à côté de la musulmane, pour améliorer le «  vivre-ensemble » qui se traduirait aussi, grâce à l’éducation sexuelle prévue dans nos écoles primaires, par un  «  baiser-ensemble ».

Mais sa vision de l’avenir ne s’arrête pas uniquement à des transformations politiques, sociales ou culturelles mais à un changement brutal, celui réversible de notre constitution. Face à la Reine Margrethe II qui lui décerna la plus haute distinction danoise, « Chevalier de l’Ordre de l’Éléphant », il se sentit fier d’être presque reçu par cette caste royale. D’ailleurs, cette médaille convient bien à sa personnalité et à son caractère car, depuis qu’il est élu, il ressemble bien à un éléphant dans ce magasin de porcelaine qu’est la France. Il casse tout et, de sa trompe, tient cloué au sol son troupeau godillot qui siège à l’Assemblée nationale.

Ne pense-t-il pas qu’un jour, devant cet espoir qu’est «  cette part européenne qui nous unit », il parviendra à recréer une monarchie constitutionnelle qu’il admire au Danemark et dans d’autres pays ? Si la France a pu se débarrasser de cette partie de son Histoire au 19e siècle, la disparition de la royauté, elle pourrait se transformer à nouveau en une monarchie parlementaire et lui, véritablement devenir Macron Premier, le roi des Français. Cela fait partie de notre grande Histoire, ce changement de régime constitutionnel.

Ce fut, pour être lucide, le vrai message de Macron Premier au Danemark en s’attaquant ouvertement à ces «  Gaulois réfractaires » qu’il est temps de réformer dans tous les domaines : code du Travail, limitations de vitesse, baisse des retraites, cadeaux aux riches et, pourquoi pas, après deux mandats, devenir le nouveau Napoléon III, l’empereur de la Nation française !

Alors, sa tournée a du sens, certes peu apprécié par les partis traditionnels et les citoyens sans courage et sans audace devant un si brutal changement : elle prépare le terrain à des invasions linguistiques (l’anglais fait déjà des ravages), culturelles, sociales comme l’introduction de la « flexisécurité », terme barbare qui s’impose maintenant dans nos réflexions.

Voyons d’abord ce qu’il en est d’après la presse :

Le terme de « flexisécurité » (contraction de flexibilité et sécurité) désigne un dispositif social autorisant une plus grande facilité de licenciement pour les entreprises (volet flexibilité) et des indemnités longues et importantes pour les salariés licenciés (volet sécurité).

Le modèle danois « dont l’Europe tout entière gagnerait à s’inspirer » démontre que « l’État-providence peut être l’allié de la libre entreprise et que la compétitivité peut être conciliée avec l’environnement », a-t-il lancé, un « en même temps » qui résonne comme une réplique aux critiques anti-marché de son ministre démissionnaire Nicolas Hulot.

C’est, en bref, tout le programme mâché, digéré puis vomi par Macron depuis plus d’un an. Son nouveau code du Travail donne plus de « flexibilité » aux entreprises en matière de licenciements et prétend offrir plus de sécurité aux employés, ce qui se révèle être un grossier mensonge. Qu’importe à ses yeux et aux yeux de moutons abrutis, il a amélioré les conditions d’esclavage des ouvriers.

La libre entreprise, comme la libre commercialisation, la libre circulation des êtres et des produits de consommation, indique que, peu à peu, le nationalisme et les traditions irrationnelles des cultures se voient rabotés au profit d’un vaste partage des richesses et de l’ouverture des frontières. Macron n’hésite pas à exhiber sa fierté d’avoir enfin trouvé son dragon à vaincre, comme saint Michel :

« Je ne céderai rien aux nationalistes et à ceux qui prônent ce discours de haine. S’ils ont voulu voir en ma personne leur opposant principal, ils ont raison. »

La croisade tant souhaitée par notre prochain roi est claire : ses ennemis portent un nom et ont une origine. Il les abattra, se donnant le rôle d’une héroïne : Jeanne d’Arc.

Macron s’incruste dans le patrimoine de la France en tirant à lui tous les symboles de celles et ceux qui ont fait notre grandeur.

Et ces fiers Gaulois laissent faire, avec simplement quelques réprimandes et remontrances sans effet sur Macron. Alors, il jouit de se sentir hors de portée de la populace qui rouspète mais reste dans ses foyers.

C’est alors le moment de bien réfléchir à l’Europe que ces vulgaires Gaulois veulent : une nation indépendante ou un pays soumis aux lois de la finance et des lobbies !

André Girod

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Notifiez de
Marnie

De nombreux politiques se réfèrent à de Gaulle. Ils devraient revoir leur copie concernant l’UE : https://youtu.be/uGitsO4aOeY

Marnie

suite
Voire ce que MF Garaud pensait de ce que nous étions devenus :
https://youtu.be/OWZRtgW3scI

DUFAITREZ

Il semblerait que la « Gaule » déplaise à Macron ?
Tout esprit gaulois pourrait s’en amuser…

Marnie

Ceux qui voulaient que la France soit soumise aux lois de la finance et des lobbies ont atteint leur but. Mais cela a commencé lorsque nous sommes entrés dans l’UE. C’est à ce moment-là que nous avons abandonné notre souveraineté et ce qu’était notre pays : une Nation. Le reste a suivi avec les européistes qui dominent.

jeannot

Abject ! Se faire insulter DE L’ETRANGER ! par un présipaute élu au lance pierre. Aucune réaction. La preuve que le français est mort, et mur pour accepter et subir le joug des hordes étrangères.
C’est pas tout ça mais : Z’êtes à jour dans vos impôts ?

Rebellonnous

Les médias accusent ceux qui n’ont pas apprécié les  » plaisanteries  » de Macron d’en faire toute une polémique…N’y a-t-il rien d’irritable dans les propos de ce NUL et devons-nous prendre tout ça à la rigolade ? Encore une fois, doit-il continuer à nous prendre pour des débiles influençables ? Serions-nous un peu trop susceptibles ????

Joël

Son Europe, il peut se la carrer où je pense. Elle est comme les bitcoins, seulement virtuelle, sauf pour les impôts.

Bayard

Continue tes conneries mon micron, je peux te promettre que tu vas prendre cher…

Beretvert

Ho non vous exagérer Macron a des couilles au cul…dommage ce ne sont pas les siennes

astrid

Tiens, on parle du nouveau « consul » Philippine Besson.