Macron en maraude chez les agriculteurs tentés par le vote d’extrême droite  


Alexis Arette : « Macron au Salon de l’agriculture avec Faurax, directeur de la FNSEA qui gagnerait 13 400 euros mensuels ! À peine revenu du Mont-Blanc où peut-être a-t-il ordonné à la Mer de glace d’arrêter de fondre, voici Macron au Salon de l’agriculture après avoir été à Bruxelles où on n’a pas voulu l’entendre.
Mais face aux agriculteurs de la seule Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles qui l’ont entouré, il a pu se livrer à son exercice jaculatoire préféré. Il a brossé un tableau du paradis terrestre qu’il allait programmer alors qu’il brassait du vent, mais avec moins d’efficacité qu’une éolienne. Il était assisté par le ministre de l’Agriculture qui émet lorsqu’il parle les opinions d’une andouille patentée. Il a déclaré il y a peu qu’il n’y a pas d’avenir pour l’agriculture sans l’Europe, alors que l’extrême droite elle, veut en sortir !
Le pire c’est que, sous l’égide de ce syndicalisme d’État, on a prévu des festivités d’hommages à Chirac, ce totalitaire qui imposa que seuls, la FNSEA et le Centre des jeunes agriculteurs, fussent reconnus par l’État comme représentatifs, excluant ainsi des discutions toutes les autres mouvances syndicales !
Même si Bruxelles lui donna raison, contre la République, Chirac ne put soviétiser l’agriculture comme il l’avait programmé. Mais cela a coûté très cher. Quoi qu’il en soit, une semaine avant le Salon, Mediapart a publié les salaires fastueux de quelques cadres de la FNSEA. Ainsi, le directeur général, Clément Faurax, percevrait 13 400 euros par mois, et madame Catherine Lion, directrice sortante, 8 900 euros, plus une prime mensuelle de 6 000 euros ! Le reste du haut personnel est à l’avenant par le biais d’emplois confortables !
Mais ils n’ont rien à voir avec le monde agricole : membres du Conseil économique, postes de choix dans le mutualisme, présidences de coopératives, secrétariats d’État, parfois assurances de députations, et même promotion ministérielle avec Chirac, bref tout un arsenal de récompenses et de promotions financières.
Autrefois, la FNSEA, avec 800 000 adhérents, était une puissance considérable. Mais aujourd’hui, la FNSEA se targue de 212 000 adhérents, plus endettés que la valeur de leurs domaines et on ne les voit plus manifester pour demander à Macron que l’État assure les obsèques des paysans qu’il oblige à se suicider… Mais personne n’osa… Car la mouvance syndicale n’est plus que le squelette de ce qu’elle fut par le passé.
Le Figaro, AFP : Paroles de « Macron : Je veux protéger les agriculteurs contre les stigmatisations dont ils sont l’objet. Je ne tolérerai aucune violence à l’encontre des agriculteurs« . Macron a affirmé que la loi Alimentation, qui suppose que tous les acteurs de la chaîne soient responsables, et qui promet de rémunérer les agriculteurs selon les coûts de production, commence à produire des effets (que personne n’a constatés !)
Interrogé sur les droits de douane qui risquent d’augmenter après le Brexit, il a prévenu : « Nous ne pouvons pas accepter un modèle où la Grande-Bretagne décide de diverger sur le plan réglementaire, de faire du dumping social et environnemental. Je veux dire à nos pêcheurs que je me battrai pour eux. Si nous n’obtenons pas les mêmes accès qu’aujourd’hui, nous chercherons des compensations. Je ne laisserai pas nos pêcheurs touchés par le vote britannique auxquels ils ne peuvent rien. » Ben voyons ! TAKAYCROIRE !
William Audureau : « Cette vidéo où Macron a employé des figurants au Salon de l’agriculture, très relayée sur Facebook, s’appuie sur un montage montrant Macron discutant avec les mêmes interlocuteurs d’une année sur l’autre. » La supercherie débusquée ? Ces citoyens que l’on a pu voir tout sourire avec Macron lors du Salon de l’agriculture seraient-ils des figurants employés par l’Élysée ? C’est ce qu’affirment deux articles particulièrement partagés sur Facebook, publiés par les sites Issues et Le Média pour tous.
Des figurants pour parler à Macron au Salon de l’agriculture, c’est prendre les gens pour des crétins, un véritable sport en Macronie ! Selon les témoignages LREM recueillis par Le Monde de gauche pro-Macron, l’Élysée n’a pas orchestré ces rencontres, ni enrôlé des citoyens pour jouer un rôle devant les caméras. Sur une vidéo, on voit six séquences d’échanges entre Macron et des visiteurs du Salon, trois datées de l’édition de 2019 et trois de 2020. Constat : dans cette vidéo, c’est aux mêmes personnes que Macron parle. Une mise en scène totalement organisée devant les caméras des serviles chaînes d’information en continu ! Une chose est certaine : Macron a bel et bien déjà rencontré ces mêmes personnes un an plus tôt. Mais il ne s’agirait pas d’une manipulation savamment orchestrée dans le dos des téléspectateurs de BFM TV, CNews et LCI !
Petit Macron au Salon de l’agriculture. Où il est Macron ? Macron se pointe accompagné de son service d’ordre, qui dégage tout sur le passage de Petit Macron, Gilets jaunes et visiteurs compris, mais avec des figurants mis en scène par l’Élysée et la nuée de journalistes, photographes, perchistes et cameramen !
Petit Macron est là pour sa promenade annuelle au Salon de l’agriculture. Séance photos. Un couple passant par là ne le reconnaît pas tout de suite : « C’est le petit qui passe tout le temps à la télé ? »
Mais on ne peut rien voir, à cause des journalistes ! Des petits accourent vers la masse informe : « Il est où Sarkozy, il est où ? » De loin, le bloc est difficilement identifiable, vrai. Un visiteur s’interroge : « Il doit y avoir une personnalité, là-bas ». On lui dit. On le retrouve plus tard le téléphone à la main : il a quand même pris une photo ? « Oui, mais c’est pas parce que je l’aime. » Tous les politicos, ils viennent là pour se montrer !
William Audureau : « Au Salon de l’agriculture, Macron tente d’apaiser la colère du monde agricole ? Ça fait 10 ans qu’on interpelle l’État ! Le président de la FDSEA de la Marne défend l’agriculteur mis en examen pour avoir tiré sur un voleur. Michel Janva, le Salon beige : « Légitime défense : cambriolé entre 40 et 50 fois, il avait porté plainte 30 fois ! » Et ce qui devait arriver arriva : l’agriculteur a fini par tirer sur un intrus de 19 ans, aujourd’hui dans le coma. Jean-Louis Leroux a été mis en examen pour tentative d’homicide volontaire et placé en détention provisoire. La cour d’appel de Reims a ordonné sa remise en liberté.
De nombreux agriculteurs sont venus le soutenir. Hervé Lapie, président de la FDSEA de la Marne : « Il a subi nombreux vols, de nombreuses intrusions sur son exploitation depuis une dizaine d’années, il a toujours porté plainte, il a été voir les gendarmes, et là il incarne ce que tout le monde vit aujourd’hui, les agriculteurs, les vignerons, le monde rural, en terme d’insécurité et de vols à répétition. » L’affaire est tragique pour les agriculteurs face aux vols et aux actes de malveillance de plus en plus fréquents sur les exploitations. Un agriculteur à Somsois dans la Marne témoigne : « Je me suis fait voler 7 fois en 3 ou 4 ans, on nous dit de porter plainte, on porte plainte, on nous dit d’aller voir nos assurances, une fois, deux fois, trois fois, et on se fait virer… Il y a eu plusieurs vols, un coup c’est l’atelier qui est visé, un coup c’est le vol de GPS, un coup c’est le vol de gas-oil, la gendarmerie elle est à 50 kilomètres, que voulez-vous qu’ils fassent ? »
Marine Carballet : « La cour d’appel de Reims ordonne la remise en liberté sous surveillance de Jean-Louis Leroux, l’agriculteur de la Marne placé en détention provisoire depuis le début du mois pour avoir tiré sur un voleur. Mis en examen pour tentative d’homicide volontaire, une marche de soutien était organisée par la FDSEA. Son président, Hervé Lapie considère que la question de la protection des territoires ruraux est délaissée par le gouvernement. « Jean-Louis Leroux, est un homme calme, de compromis. Il faisait toujours valoir le métier d’éleveur en faisant découvrir son exploitation dans le cadre des fermes ouvertes. » Hervé Lapie connaît très bien l’agriculteur : « Jean-Louis a pu avoir une réaction irrationnelle » en tirant sur l’un des trois hommes (des gens du voyage ?) qui étaient en train de siphonner un réservoir dans le hangar.
Charles Sapin : « Au Salon de l’agriculture, face aux représentants de la ruralité, Marine Le Pen a multiplié les critiques contre Macron : « Cela fait trente ans que je viens ici. Je ne souhaite pas revenir dans ce salon dans dix ans comme dans un musée, pour voir comment c’était avant… Il faut que ce lieu reste la vitrine d’une agriculture en expansion, qui ne se réduit pas à peau de chagrin » alors que la détresse des agriculteurs est toujours la même. Macron a une lourde responsabilité dans l’absence de défense de l’agriculture.
Il ne peut pas empêcher une baisse de la PAC, ni empêcher la concurrence déloyale.
Il ferait bien de retarder son entrée en campagne !
Vincent Mongaillard : « Salon de l’agriculture : la visite mouvementée de Macron. Il a cherché pendant 12 heures à rassurer les professionnels du secteur inquiets. Mais, dans les travées du Salon de l’agriculture, l’attendaient d’autres motifs de grogne. Macron a été interpellé par des agriculteurs, des Gilets jaunes, des retraités… tout au long de la journée. Macron est abordé par des jeunes agriculteurs remontés : « Entendez la colère du monde agricole, autrement il y aura une cassure entre vous et nous« , menace l’un d’entre eux.
Laura Andrieu : « Abattoir Sobeval : L214 diffuse des e-mails qui gênent le ministère de l’Agriculture ». L’association réclame la démission de Didier Guillaume, après avoir pris connaissance d’e-mails échangés au ministère, reconnaissant des « non-conformités » au sein de l’abattoir de Dordogne. L’association L214 épingle l’abattoir Sobeval en Dordogne dans une nouvelle vidéo choc. Le ministre de l’Agriculture a-t-il menti ? C’est en tout cas ce qu’affirme L214. L’association a publié des e-mails qui auraient été échangés entre des hauts fonctionnaires du ministère de l’Agriculture concernant l’abattoir Sobeval de Boulazac (Dordogne).
La teneur des e-mails laisse entendre que le ministère reconnaît bien des non-conformités dans cet abattoir, contrairement à ce que la communication officielle laissait entendre, à savoir que le bien-être animal était respecté. L’abattoir Sobeval avec 3 400 veaux abattus par semaine est habilité pour les types d’abattage standard, soit 70 % de son activité, quand le casher et le halal représentent 30 %. Or, L214 a dénoncé de multiples violations de la loi dans cet établissement. Les images montrent, par exemple, des signes de reprise de conscience des veaux à des étapes de l’abattage où ils devraient être complètement inconscients.
Au Salon de l’agriculture, Macron à la recherche du vote rural ? Chaque année, le même rituel. La capitale accueille le Salon de l’agriculture. L’occasion, le temps d’une semaine de campagne, d’y observer les politiques en perpétuelle campagne se faufiler entre veaux, vaches et cochons (qui s’en dédie ! Macron ?)
Laurence Girard : « La lente hémorragie du monde agricole français« . Au Salon de l’agriculture à Paris, la question de la transmission des exploitations se fait de plus en plus pressante, car près d’un tiers des paysans français ont plus de 55 ans. Gilles Guellier, éleveur laitier dans le Loir-et-Cher âgé de 64 ans, vient de céder la ferme de la Guilbardière à un groupement de quatre jeunes agriculteurs, dont deux ex-salariés de l’exploitation. « Il était important de réussir la transmission de ce que l’on avait développé avec obstination. »
Sylvia Zappi : « Les votes agricoles ne font pas forcément gagner une élection, mais ils peuvent les faire perdre« . L’électorat agricole, devenu hétérogène, nourrit une défiance de plus en plus forte envers l’UE.
Élections : Les questions agricoles et alimentaires restent toujours un enjeu majeur des campagnes électorales. Dans cette période mouvementée, l’électorat agricole conserve dans les discours les faveurs des candidats, surtout après la crise sociale des Gilets jaunes particulièrement forte dans les territoires ruraux.
Bruxelles veut réduire les aides directes aux agriculteurs. Pour tenir compte du Brexit, la Commission va baisser le budget de la politique agricole commune (PAC). La France s’y oppose. Pour convaincre les agriculteurs, Macron exige la sanctuarisation des aides de la PAC. C’est pourquoi la réforme de la politique agricole commune attendra ! Pour Macron, la réduction du budget de la PAC est inacceptable ! Ben voyons !
La Commission européenne a annoncé réduire de 5 % le budget de la politique agricole commune. La France de Macron s’insurge contre les coupes dans le budget de la PAC. Ben voyons ! TAKAYCROIRE !
Le danger est grand pour Macron, s’il ne peut pas infléchir la position bruxelloise, d’être taxé de président des villes, faisant peu de cas des territoires ruraux, tentés par le vote d’extrême droite.
Les agriculteurs sont un pilier électoral. Même réduit, l’électorat agricole reste important. Dans les territoires ruraux, l’agriculture touche au-delà des agriculteurs. Le vote des agriculteurs offre une crédibilité politique pour les élections à venir. Longtemps ancré à droite, le vote agricole devrait être capté en grande partie par le RN et LR. Les agriculteurs devraient voter plus pour RN et LR que la moyenne des Français.
Thierry Michaud-Nérard

image_pdf
0
0

23 Commentaires

  1. combien d’agriculteurs votent pour la fnsea ?
    ensuite qu’ils assument leur choix,

  2. Je suis un pauvre paysan, disait F. Reynaud dans un des ces fameux sketch inoubliables … Et macron de leur dire aujourd’hui : paysans, pour moi vous n’êtes que des pauvres cons ! …

  3. Je ne veus pas jouer les avocats du diable mais mon commentaire est de 6 heures en attende alors que d’autres sont publiés en 1 heure. À un moment donné prendre les gens pour des idiots ça ne le fait vraiment pas. Avis à la modération

  4. 13 heures au Salon ? Au cul des vaches ?
    « La Vache qui rit » face au sapeur « Camenbert Président » !
    Sapeur de Valeurs… à Vapeur !

  5. « Protéger les agriculteurs », comme les colons anglais avaien « protégé » les rares indiens survivants de leur guerre d’annexion,oui!
    De 95% de la population accaparés par les travaux agricoles au XVIème siècle à moins de 2% aujourd’hui, la destruction du monde agricole est définitive, déjà bien avant Macron.
    Sa difficulté actuelle, et celle de l’europe du fric, c’est de contenir l’anxiété et le désespoir des paysans « maintenus » ces quelques centaines de milliers de petites exploitations qui vont disparaitre, absorbée par les exploitations industrielles souvent propriétés de firmes agroalimentaires multinationales.
    La quadrature du cercle, car comment maintenir de petites exploitations pour produire la bouffe « bio » de ses électeurs écolos-bobios, tout en concentrant les terres?

  6. La FNSEA a été le fossoyeur de l’agriculture française, qui a obligé les paysans à s’endetter lourdement pour plus de modernité et de rendement. Aujourd’hui, la plupart sont surendettés et produisent sans éthique ce que ne veut plus le consommateur….sans même dire qu’ils ne vivent plus de leur travail et que la PAC doit compenser on marche sur la tête. Il faut revenir à des fermes à taille humaine et abolir celles aux 1000 vaches (un non sens et une horreur pour les animaux). Cela permettra aux gens de rester à la campagne, de transformer eux-mêmes leurs produits pour vendre avec une valeur ajoutée et surtout en direct le plus possible. Par exemple l’agriculture savoyarde avec de petites exploitations a su prendre ce virage là, valoriser sa production (AOP etc) et en vivre bien au final.

  7. Man-hue , si c’est votre prochaine conquête arrêtez de nous faire des coups vache elle au moins lève la queue .

  8. De la parlotte ,du bla bla,et du gros cinema et les agriculteurs ,il s ,en moque ,,ce n,est pas son monde …!!!! Et meme pas foutu de fermer les frontieres face a la maladie ,,,,je ne crois plus en rien. Mais par contre sans doute le tapis rouge pour Asia bibi

  9. « Je veux protéger les agriculteurs »
    Tout en laissant, « en même temps », la concurrence déloyale européenne vendre ses produits alors que les producteurs français n’en ont pas le droit. (voir l’affaire des fruits et légumes hors-saison, la solidarité européenne qu’ils appellent ça).
    Je ne comprends toujours pas pourquoi les agriculteurs ne boycottent pas ce salon depuis le temps qu’on se fout de leur gueule.
    Il est vrai, toutefois, que les participants ne sont pas ceux qui crèvent pour 350 € par mois.

  10. Des agriculteurs tentés par le vote d’extrême-droite ? Moi, je n’ai encore vu que des agriculteurs qui lui serraient la main et lui parlaient en souriant…

    • Les agriculteurs ou certains agriculteurs sont arrosés par la PAC ( plusieurs dizaines de milliers d’€, voire plus, par an ) donc malgré certaines difficultés ils préfèrent lui lécher le  » nez  » plutôt que de perdre cet argent venu du ciel.

  11. ne soyons pas amers…avec une paire de bottes et un bleu de travail, vous allez voir ce que ce diable d’homme est capable de faire. il va leur montrer comment que ça se danse l’agriculture. c’est en marche pour la plèbe, c’est allez on court pour ce leader charismatique.

Les commentaires sont fermés.