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Macron est le candidat des banksters, je suis celui des 50.000 clochers

Notre fondateur a rencontré un homme dont les Parisiens voient souvent les affiches dans les rues de la capitale. Comme d’autre part, il est candidat aux prochaines élections présidentielles, c’était une bonne occasion de le présenter aux lecteurs de notre site. Et comme l’homme ne parle pas la langue de bois…

Riposte Laïque : Vous êtes connu comme un homme presse, spécialisé depuis trente ans dans la presse économique. Qu’avez-vous, dans ce domaine, de différent de vos confrères ?

Nicolas Miguet : Déjà, je suis – par choix – 100% libre puisque mes publications ne reçoivent pas de publicité et que les titres que j’édite ne sont pas filiales de Drahi, Dassault, Crédit Mutuel ou LVMH… ce qui est une vraie exception en France désormais. Chez nous, le patron, c’est le lecteur et l’abonné à L’Hebdo Bourseplus et à la lettre La Bourse (30 ans cette année). J’ose rappeler que j’ai créé mes journaux, je n’en ai pas hérité.

Riposte Laïque : Vous avez créé le Rassemblement des Contribuables Français, en 1999. Quel est le but de cette association, et quelles actions avez-vous à votre crédit ?

Nicolas Miguet : Le RCF est un parti politique car il faut ce statut pour présenter des candidatures et défier la classe politique professionalisée sortante. C’est un parti modeste (2% des voix aux européennes de 1999, 4% à 12% des voix pour nos candidats aux départementales de 2015) mais qui a de l’influence (495 parrainages de maires en ma faveur en 2012).

Riposte Laïque : Vous postulez, comme en 2012, à l’élection présidentielle. Vous y croyez vraiment, ou c’est une façon de faire parler de vous ?

Nicolas Miguet : Déjà, il faudra que vos lecteurs aillent à la conquête (un par un) des parrainages de maires s’ils souhaitent que nos idées soient dans le débat. Qu’ils lisent www.miguet2017.com et le programme « toute l’âme de la France » et ils s’apercevront vite que le « candidat des 50.000 clochers » que je suis ne s’inscrit pas du tout dans la dhimmitude ambiante. C’est même le contraire. La balle est dans le camp de vos lecteurs, qu’ils aillent donc voir les maires. En 2012, j’ai loupé de 5 parrainages la qualification, c’est ballot.

Riposte Laïque : Vous n’avez pas l’air d’apprécier Emmanuel Macron. Que lui reprochez-vous donc ?

Nicolas Miguet : Les banques (je les appelle les banksters) ont déjà pris le contrôle de notre argent, celui des grandes entreprises désormais mondialisées… Ce pouvoir économique ne leur suffit plus : elles veulent le pouvoir institutionnel. Ce n’est pas un industriel qui se présente, comme Berlusconi en Italie ou Trump aux USA, mais un employé de chez Rothschild (où sont passés ses 2,8 millions € de salaires touchés en deux ans est une bonne question, non ?), au visage avenant et beau parleur.

Riposte Laïque : Vous pensez vraiment qu’il est le protégé des médias et des oligarques ?

Nicolas Miguet : Seriez vous naïfs ? Es qualités de ministre de l’Economie, Emmanuel Macron a autorisé le rachat par le mogul franco-israëlien Drahi de SFR, au moyen de coûteux emprunts qui ont rapporté de coquets intérêts aux prêteurs… et plus de 5.000 suppressions d’emplois chez SFR. Mondialisation heureuse ? Montebourg s’opposait à cet achat. Macron l’a autorisé. Pire, il a accepté (encouragé ?) que Drahi vende (avec un énorme profit personnel) le quotidien Libération, l’hebdomadaire L’Express et surtout la chaîne de désinformation « en continu » BFM-TV à SFR… ce qui permet une entourloupe fiscale coûtant 400 millions € par an de manque à gagner en TVA à l’Etat français. Macron est ultra-favorisé par la « presse Drahi » comme par la « presse Arnault » (LVMH: Le Parisien, Aujourd’hui, Les Echos, Investir…) et la « presse Xaviel Niel » (Le Monde, L’Obs, Télérama, La Vie…), sans oublier la presse Perdriel (Challenges, Sciences & Avenir…) ou la presse Crédit Mutuel (1 million d’exemplaires par jour).

Riposte Laïque : Vous ne paraissez pas trop apprécier Benoit Hamon, non plus. Que vous a-t-il donc fait ?

Nicolas Miguet : Insultes gratuites. Il est mis en examen, il passera en correctionnelle.

Riposte Laïque : Quand on vous écoute, on vous sent amoureux d’une certaine idée de la France. Pourriez-vous nous en dire quelques mots ?

Nicolas Miguet : Je suis le candidat de la « France des 50.000 clochers » face à ceux, les autres, qui ont, déjà, construit ou laissé construire plus de  2.600 mosquées, avec des financement publics la plupart du temps via des terrains loués sur 99 ans à 1 euro de loyer annuel. C’est de l’argent public et cela contrevient aux lois, mais ces « élus dhimmis » ne sont que très rarement poursuivis… Ils « habillent » la chose. En même temps, faute de budget (consacré aux « agents d’ambiance » dans les banlieues communautarisées ?), ils laissent nos églises tomber en ruine. Qui sait que plus de 70% du patrimoine français classé est constitué d’églises, de couvents, d’abbayes ? On détruit… et on construit les mosquées. Je suis le candidat des milliards d’hommes et de femmes qui nous ont précédé et de celles et ceux qui vont nous succéder. Je suis le candidat d’une France transmise, et à transmettre…

Riposte Laïque : Avez-vous peur pour notre pays, et pensez-vous que cette échéance présidentielle soit celle de sa dernière chance ?

Nicolas Miguet : Assurément oui. Vos lecteurs n’en n’ont peut-être pas suffisamment conscience mais la démolition a pris une vitesse accélérée au cours du quinquennat Hollande (rythmes scolaires, baisse des allocations familiales, avortement préconisé, mariage gay…). Il est grand temps de mettre un coup d’arrêt. Vos lecteurs doivent impérativement aller au combat des maires… et sans tarder. Le 17 mars, il sera trop tard. Les 500 parrainages vont donner la possibilité de s’exprimer à temps de parole égal durant plusieurs semaines. C’est une opportunité UNIQUE d’ouvrir les yeux de beaucoup de gens. Cela permettra (aussi) de participer à la recomposition du paysage politique français. Un seul mot d’ordre : « à chacun son maire » pour qu’il ne s’abstienne pas de parrainer et qu’il envoie son bulletin au Conseil constitutionnel avec Nicolas MIGUET marqué dessus.

Riposte Laïque : A part vouloir être candidat aux présidentielles, avez-vous d’autres projets en cours ?

Nicolas Miguet : Le RCF a démarré son combat politique en février 1999. Il ne l’arrêtera pas en avril 2017. Je suis un intellectuel engagé, chose très rare aujourd’hui et chaque semaine, L’Hebdo Bourseplus réinforme, tout en se battant pour défendre les intérêts de ses lecteurs. Seul Dieu disposera du moment où je baisserai les armes. Que vos lecteurs se mobilisent, et la bataille se renforcera dans le « camp des 50.000 clochers ».

Propos recueillis par Pierre Cassen