Macron et l’Éducation Nationale Socialiste de la médiocrité pour tous

Publié le 2 juillet 2021 - par - 2 commentaires - 498 vues
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Caroline Beyer, Le Figaro : À Paris, l’avenir incertain des lycées d’élite doit favoriser la mixité sociale. Le logiciel d’affectation des collégiens vers les lycées a un objectif clair : favoriser la mixité. L’Académie de Paris, sur la base de simulations, fait état de résultats plutôt bons, en termes de mixité sociale et scolaire et de taux d’affectation des élèves. Une ambition de l’Éducation Nationale Socialiste, alors que la France est régulièrement pointée, parmi les pays de l’OCDE, comme la mauvaise élève sur le plan des inégalités. Et en même temps, le monde de l’enseignement supérieur fait le constat d’un manque criant de diversité sociale.

“Une vaste hypocrisie politique” avec la discrimination positive, façon Sciences Po ! Dans les grandes écoles s’impose l’idée de donner des points bonus pour favoriser la médiocrité et l’ignorance pour tous.

Dans les lycées de banlieue, enseignants et direction reçoivent les recommandations du rectorat et du ministère pour booster les notes des élèves. Pire avec un bac où 73% des notes sont sur contrôle continu !

Assez de tirer tout le monde vers le bas. Les droits de l’homme n’ont jamais prévu l’égalitarisme de la médiocrité généralisée.

Aucune société au monde ne prône l’égalitarisme qui est la pire des méthodes pour élever au rang de “Graal sociétal” la médiocrité et l’ignorance pour tous. C’est cela que recherche la gauche.

Ça ressemble à la théorie de la calomnie et du dénigrement de tout ce qui fut réalisé avant leur arrivée. Le proviseur du Lycée Bergson voulait créer des prépas dans ce lycée du 19 ème. Remplacé par un proviseur de gauche, le projet a été abandonné car inégalitaire. Le Lycée Bergson est devenu le pire lycée de Paris.

Déjà un document, signé de Trotski, Staline, Rykov et Kamenev, prévoyait d’en finir avec l’intelligentsia de l’ancien régime. C’est pourquoi les bolcheviks entreprirent de forger avec zèle leur propre intelligentsia, d’origine prolétarienne et paysanne. Le décret sur l’envoi en exil à l’étranger d’écrivains et de professeurs qui aidaient la contre-révolution prévoyait que tout retour illicite en URSS serait puni de mort. Il fut suivi par une autre décision qui instaurait un écrémage des étudiants et l’instauration d’un numerus clausus limitant ceux qui n’étaient pas d’origine prolétarienne. En clair, les bolcheviks proclamaient une intelligentsia placée sous la stricte surveillance des autorités. Elle avait le choix entre oser préserver son indépendance au risque de perdre la liberté ou, le plus souvent, la vie, et se soumettre et s’engager au service de l’État en devenant partie intégrante du système communiste. Peu nombreux furent ceux qui choisirent la première voie, celle du martyre, et ils disparurent bien vite dans les camps du Goulag. La majorité préféra la voie de l’intellectuel soviétique apprivoisé au service de l’État communiste, avec un enthousiasme calculé.

Voilà comment l’on est placé ici dans l’obligation, sans cesse renouvelée, de décourager les talents de tous ceux qui aimeraient réussir par leur travail et de déconsidérer la fleur de l’intelligentsia et de la culture russes. Le bûcher de l’inquisition idéologique allumé par les bolcheviks demandait sans cesse à être alimenté. Pour intimider l’intelligentsia, Staline déchaîna Jdanov avec la volonté de punir les récalcitrants afin de serrer la vis aux autres. Il organisa le régime soviétique pour jeter l’intelligentsia dans l’ornière afin que personne ne puisse avoir la tentation d’en sortir. L’intelligentsia soviétique fut transformée en une docile bête de somme.

Et en même temps l’intelligentsia soviétique survécut à l’Union soviétique et au système communiste. Pendant la perestroïka, ses nombreux représentants, privés de l’avoine étatique, regrettèrent tant l’allègement du joug qui pesait sur eux et auquel ils étaient tellement habitués qu’ils ne purent le pardonner à Gorbatchev.

Peu après son arrivée au pouvoir, la nomenklatura intellectuelle et les rédacteurs en chef des revues littéraires et les dirigeants des unions de créateurs ont tenté de convaincre Gorbatchev que le pays attendait des décisions fermes dignes de celles de l’époque de Jdanov. Voilà pourquoi, après le départ de Gorbatchev qu’elle accueillit avec soulagement, une partie considérable de l’intelligentsia fit allégeance au nouvel homme fort, en lui expliquant qu’en Russie, le passage du communisme à la démocratie n’était possible qu’au travers d’une étape d’autoritarisme indispensable. En juillet 1921, Pouchkine écrivait : “Le peuple veut toujours un pouvoir ferme et, dans les étapes historiques tumultueuses, un tel pouvoir est indispensable pour l’existence du pays. À l’heure actuelle, que ce soit avec le despotisme, c’est la question de l’existence de la Russie.”

La nostalgie d’une place garantie dans le système et la logique calculée du dévouement au régime LREM-socialiste amenèrent le chœur servile des intellectuels socio-démocrates à approuver honteusement le cauchemar socialiste pour imposer le Grand Remplacement des élites et de la culture française par une toute nouvelle nomenklatura pseudo-intellectuelle issue de la médiocrité et de l’ignorance pour tous.

Un régime socialiste qui légalise la médiocrité et l’ignorance pour tous perd tout droit au respect.

Philippe Nemo, Le Figaro, Tribune : “Fin de l’égalité des candidats aux concours : se rend-on compte de ce qui se prépare ?” Philippe Nemo prend position contre le projet de l’Enseignement supérieur accepté par plusieurs grandes écoles d’accorder par principe des points supplémentaires aux candidats boursiers à leurs concours. Les enragés de l’égalitarisme ont tant et si bien fait qu’ils sont parvenus à dégrader à peu près tout ce qui marchait dans l’enseignement en France. Mais, jusqu’à présent, ils n’avaient pu toucher aux grandes écoles. C’est la raison pour laquelle le pays compte encore un fort contingent de scientifiques et d’ingénieurs de bon niveau. Hélas, ce dernier bastion est menacé. À l’initiative de l’Enseignement supérieur, on va altérer profondément les concours d’entrée des écoles en distribuant des points bonus aux étudiants boursiers sur le seul motif qu’ils sont boursiers. Ainsi, le recrutement de Polytechnique, des écoles normales supérieures, ne se ferait plus selon les seules capacités intellectuelles objectivement mesurées, mais selon des impératifs politiques. Pour avoir la proportion souhaitée de boursiers, l’Enseignement supérieur socialiste veut manipuler les notes et trafiquer les résultats de la médiocrité et de l’ignorance par des concours truqués.

Alexandre Devecchio, Le Figaro : “Ancien élève de l’ENS et de l’ENA, le magistrat Raphaël Doan dénonce l’idée de points bonus donnés aux candidats boursiers : “On finit par oublier que le premier objectif des grandes écoles est de former une élite compétente et légitime. L’Éducation nationale n’étant plus capable de réduire les inégalités sociales, on finit par proposer aux candidats boursiers de passer des concours truqués. Près de 30% des étudiants dans les grandes écoles sont déjà boursiers : c’est moins que dans le reste de l’enseignement supérieur (37%), mais cela n’a rien de négligeable.

En accordant des points bonus aux boursiers, on jettera sur eux une suspicion d’illégitimité alors que la plupart sont parfaitement capables de réussir des concours. La majorité des intéressés n’en veulent pas. On a déjà les moyennes de 20 sur 20 obtenues au bac absurde de la médiocrité et de l’ignorance pour tous.

Alice Develey, Le Figaro : “La culture woke veut éjecter le grec et le latin des universités américaines. L’Université de Princeton a décidé que le grec et le latin ne seraient plus obligatoires en lettres classiques. Raison : la pression du courant woke, réduisant la culture antique à une société esclavagiste et raciste. Une dérive dangereuse qui pourrait gagner la France, où l’enseignement classique ne cesse d’être fragilisé.

Faisons table rase du passé : le nouveau monde de l’inculture et du lavage de cerveau est arrivé !

Rachel Binhas, Marianne : “Méritocratie ? Depuis au moins dix ans, l’ascenseur social est en panne, la société se fracture, une lutte des classes menace de réapparaître disait Jacques Chirac en 1995, lors de la campagne présidentielle. Plus d’un quart de siècle plus tard, le problème reste entier. Les universités sont toujours plus remplies et les écoles privées de l’enseignement supérieur se multiplient.

Le socialiste de la normalitude à la ramasse Hollande avait décrété 60 % d’une classe d’âge dans l’enseignement supérieur avec des amphis bondés, des diplômes dévalués et un marché du travail saturé. L’université est devenue une voie de garage après le bac absurde de la médiocrité et de l’ignorance pour tous. Les enfants des catégories supérieures privilégient les écoles qui établissent une sélection à l’entrée.

Mikaël Faujour, Marianne : “Méritocratie ? Depuis au moins trente ans, nombreux sont ceux qui ont déploré la panne de l’ascenseur social. Derrière ce constat, l’échec socialiste de la méritocratie qui veut que chacun, quel que soit son environnement géographique, social ou économique, de naissance, puisse accéder à un poste de pouvoir, et à une rémunération récompensant la médiocrité et l’ignorance contre le talent et les efforts. Il faut déconstruire la réalité des grandes écoles où 11 % des élèves de Sciences-Po sont d’origine populaire, la proportion d’enfants d’ouvriers à l’ENA de 6 % et de 1 % à Polytechnique, quand celle d’enfants de CSP+ (classes sociales supérieures selon la classification de l’Insee) est d’environ 2/3.

Les ravages de l’Éducation Nationale Socialiste de la médiocrité pour tous, avec plus de 95 % de réussite toutes séries confondues, à un bac socialiste désormais sans valeur. C’est l’aboutissement d’un long processus socialiste de perte de sens. La Bienveillance socialiste au baccalauréat remplace la compétence.

Ce coup de maître de la médiocrité et de l’ignorance pour tous est une illustration de la méthode étatique socialiste, non une exception. Depuis plusieurs décennies, l’idéologie tient lieu d’expertise.

L’opinion pourrait se demander si la proportion anormalement élevée des exclus dans la société française ne vient pas de ce coulage débilitant de l’Éducation Nationale Socialiste.

Pour beaucoup de socialistes, l’État n’est jamais comptable des conséquences de sa gestion calamiteuse de l’Éducation Nationale Socialiste. Le rêve de la société socialiste est la règle de l’irresponsabilité où les gouvernants n’ont aucun lien avec les aptitudes. Dans le socialisme totalitaire, le citoyen est libéré de toute responsabilité pour le résultat de son travail. Mais pour que son irresponsabilité dans le domaine professionnel soit pardonnée, la loyauté idéologique est de rigueur !

C’est pourquoi cette loyauté idéologique confère toujours le droit à l’emploi. Et c’est bien pourquoi, en échange, très peu de travail est exigé. L’emploi dans les collectivités presque sans travail est garanti.

C’est pourquoi dans les collectivités tout le monde fait semblant de travailler.

Jean-François Revel, dans La Grande Parade, Essai sur la survie de l’utopie socialiste, cite Orlov, chercheur scientifique lui-même, qui rapporte des cas où des collaborateurs scientifiques ont été des mois absents de leur laboratoire ou bien ont fourni des résultats truqués, sans faire l’objet de la moindre sanction.

La promotion découle de la fidélité idéologique et non du travail fourni.

L’affectation des travailleurs à des fonctions ne correspondant pas à leur qualification mais donnant droit à une rémunération supérieure est une gratification courante qui ne s’octroie qu’aux inutiles loyaux. Cette servilité politique sans restriction implique pour celui qui s’y plie le sacrifice de sa liberté et de sa dignité. On comprend qu’une population élevée depuis des générations dans cette médiocrité docile supporte mal d’être plongée dans une société de concurrence et de responsabilité.

Cette servilité politique devait maintenir le droit à l’emploi pour tous dans l’inefficacité !

 

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Notifiez de
Lisianthus

Balayer la culture et les textes antiques ? OK, détruisons le coran…

ARthur68

“les notes des élèves. Pire avec un bac où 73% des notes sont sur contrôle continu !” (sic)

IL existe une autre contre-indication au contrôle continu. Il s’agit de la tricherie. En effet, la grande majorité des élèves français trichent à toutes les interros durant l’année scolaire et ce n’est pas facile d’éviter ce phénomène dans un salle où trente-six élèves sont serrés comme des sardines. Au moins, au bac il est quasiment impossible de frauder (sauf de façon officieuse avec une calculette).

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