1

Macron et Mélenchon, comme cul et chemise…

Hier soir, miracle : Jésus a rencontré Judas et ils se sont réconciliés !

Qu’en penser ? Le premier constat qui frappe, c’est de faire croire aux Français pris pour des imbéciles par les deux antagonistes que c’est le hasard qui les a jetés dans les bras l’un de l’autre.

On avait déjà dû avaler la couleuvre du petit garçon qui se faisait inviter à l’Elysée par Macron sur une plage du sud. Notre prince voulait montrer qu’il ouvrait son palais aux mécréants de la Côte et qu’il était proche du petit peuple. On n’a jamais su si le gamin avait été reçu par sa Majesté !

Là c’est cousu de fil blanc et la comédie de la rencontre atteint des sommets d’hypocrisie. Les raisons de ce rendez-vous sont évidentes : Mélenchon va faire du mal à Macron aux Européennes, il doit donc trouver un terrain d’entente où on couvrira le territoire d’une façon spéculative. Un candidat LREM ne fera pas face à un représentant du LFI et vice versa. De cette manière, il y aura concentration des ultra européens pour battre le parti de Le Pen qui l’avait emporté la dernière fois.

Ils sont prêts tous les deux à bouffer leur chapeau et à renoncer à leur combat politique car les résultats les intéressent plus que l’opinion des Français qui vont peut-être encore se laisser manipuler.

Pour éviter cette victoire à la Blücher, votons pour les autres candidats, RN ou LR ou indépendants. Montrons à ces deux burlesques qu’ils nous ont eus une fois et pas deux fois, surtout de la part des retraités déjà bien molestés depuis quelques temps.

Si Macron et Mélenchon semblent devenir des buddies cul et chemise, par contre de l’autre côté de l’Atlantique, le désespoir apparaît à tous les niveaux des Democrates. Après avoir sorti Bob Woodward, le vieux journaliste du Watergate de la naphtaline et de lui avoir fait pondre un livre de 450 pages plein d’insanités et de mensonges, recueillis de fripouilles sans scrupules, les «  Democrates » demandent à Barack Obama de s’extirper de sa retraite dorée et dans un discours à l’Université de L’Illinois à Champaign, attaquer de front les propositions de Trump. Dans son style particulier, haut en moralité et en messages politiques, Obama se lance dans tout ce qui ne va plus en Amérique : à l’intérieur et à l’extérieur. Les reproches se bousculent dans ses paroles : le retrait de la cop 21, l’annulation du traité avec l’Iran, la couverture médicale Obamacare, les impôts baissés pour tout le monde et surtout les riches, sa façon de s’adresser aux hommes d’état et au peuple, les coupes sombres dans son administration.

Rien à voir entre ces deux protagonistes et le couple recomposé Macron Mélenchon.

Trump, comme à son habitude, réplique avec cynisme et déclare qu’il s’est endormi au milieu de son discours. D’ailleurs, Obama ne s’est pas lancé sur le programme économique de Trump car là il était défoncé dans les résultats. Même chez les noirs que Barack avait ignorés, l’économie a prospéré et le nombre d’entreprises créées par les Black n’a jamais été aussi élevé.

Les démocrates semblent démunis devant la politique de Trump. Ils n’ont pas encore de leader pour les conduire aux prochaines élections. Ils sont donc obligés de puiser dans le frigo où l’on garde au frais les produits à la limite de date de consommation. Mais rien de nouveau, pas de chefs jeunes et dynamiques. Le champ est libre pour Trump de poursuivre ses ravages.

Macron se trouve dans la même position surtout s’il met un étouffoir sur la hargne de Mélenchon. Il élargit ainsi la voie royale vers de bons résultats aux Européennes si nous ne nous mobilisons pas pour dévier cette trajectoire. Retraités, réveillez-vous, ne vous laissez pas endormir et votre voix compte autant que celle de Macron ou de Mélenchon !

André Girod