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Macron, le candidat de la finance mondialisée qui va tondre les retraités !

La bourse de Paris vient de confirmer que Macron est bien le candidat de la finance mondialisée.

Lundi, avec le résultat du premier tour de la présidentielle, la bourse de Paris a bondi de 4,71% à l’ouverture.
Pour terminer à + 4,14% sur la clôture de fin de semaine dernière.

Les 3 plus fortes hausses du CAC 40 concernaient les valeurs bancaires :
– Crédit Agricole gagnait 10,86%,
– Société Générale gagnait 9,86%,
– BNP Paribas gagnait 7,52%.

Ça tombe bien, le programme de Macron comporte la suppression de l’ISF pour les riches détenteurs de valeurs mobilières.

Rappelons que les 20 français les plus riches ont vu leur fortune augmenter de l’ordre de 20% en 2016 par rapport à 2015, en progression de 200 à 240 milliards d’euros.
http://www.capital.fr/a-la-une/classement-des-francais-les-plus-riches/2016/les-20-francais-les-plus-riches-en-2016

Avec la qualification de Macron au premier tour et la victoire qui lui est promise le 7 mai par les instituts de sondage, l’oligarchie financière pourrait enregistrer une nouvelle progression de sa richesse en 2017.

Pendant ce temps-là les amis suiveurs du mouvement « En Marche » ont le privilège de bénéficier de la rémunération très attractive du livret A dont la rémunération annuelle est à 0,75%. A comparer au gain de plus de 4% réalisé lundi par cette ploutocratie financière grâce à son candidat Macron !

Et les amis retraités suiveurs du mouvement « En marche » auront la surprise de voir leur pension réduite de 1,7% grâce à Macron qui prévoit l’augmentation de la CGS à due concurrence pour financer entre autres, son cadeau fiscal à l’oligarchie financière.

On se demande donc bien pourquoi Macron jouit d’un tel aveuglement de la part de cet électorat retraité qui l’apprendra à ses dépens s’il persiste dans son intention de vote.

D’autant que l’électorat retraité de Fillon, éliminé, est incité à voter Macron. Si les seniors suivent comme des moutons cette consigne de l’indigne Fillon, Macron représenterait alors plus de 60% de l’électorat senior.
Les retraités n’auraient donc pas fini de se faire tondre par Macron qui n’aime pas le petit rentier propriétaire immobilier.

Et la répartition sociologique montre bien que Macron est d’abord le représentant des classes sociales supérieurement privilégiées.

Alors sans attendre la conclusion du second tour, Macron, qui s’y voit déjà, est allé se goberger à la Rotonde, haut lieu de la bobocratie parisienne.
Pire que Sarkozy, au Fouquet’s, qui avait quand même attendu le soir de son élection.
Le mignon Macron à la Rotonde distribuant ses prébendes dans le sillage du dandy Cocteau qui y distribuait des poèmes. Un symbole ?
http://www.rotondemontparnasse.com/historique.htm

Et Macron pour balayer les critiques n’a que ce réflexe de caste monarchique pour sa défense :
« Si vous n’avez pas compris que c’était mon plaisir ce soir d’inviter mes secrétaires, mes officiers de sécurité, les politiques, les écrivains, les femmes et les hommes qui depuis le début m’accompagnent, c’est que vous n’avez rien compris à la vie. »

Les petits retraités détenteurs d’un simple livret A apprécieront ce « moment du cœur » du présidentiable imposteur illusionniste Macron, successeur adoubé par le syndic de faillite Hollande.

Tel est leur bon plaisir qui passe avant toute préoccupation de l’intérêt général des français et de la France qui avance vers le chaos social et sociétal.

 

 

Alors me reviennent à l’esprit les mots de l’économiste de gauche Bernard Maris, assassiné avec ses potes de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, dont l’ex-banquier Macron à la Rotonde et au Touquet est la plus détestable illustration :

« La différence entre le peuple et les princes ? Le peuple est scotché, coincé sur sa glèbe, dans son pavillon de banlieue qu’il n’a pas envie de vendre.
Les puissants eux, constituent une ploutocratie hors-sol ou cosmopolite, à l’aise aussi bien dans l’hôtel particulier de Paris, le grand appart de New York, ou le riad de Marrakech, ou le Plaza là-bas et le Ritz ici.
Le peuple paye ses impôts à la trésorerie générale de la sous-préfecture, les puissants les évitent dans les paradis fiscaux. »

Les retraités rentiers pensent-ils naïvement que le vote Macron, pion de la caste oligarchique mondaliste, européiste et multiculturaliste, va préserver leurs économies et préparer l’avenir de leurs enfants et petits-enfants ?

Alain Lussay