Macron le matou maton qui nous voulait du bien

Publié le 14 avril 2020 - par - 3 commentaires - 484 vues

Parmi les automates qui nous servent aujourd’hui de personnel politique et médiatique, il est clairement encore le meilleur ; n’a-t-il pas gagné ainsi en 2017, en ménageant en même temps la chèvre et le chou ? Ce matou maton joue en effet avec nous, souris de laboratoire amoureuses de leur bourreau. Isabelle Saillot avait raison d’indiquer que nous vivons une expérience façon Milgram à la seule différence que nous nous torturons nous-mêmes, syndrome de Stockholm, alors que la catastrophe annoncée n’a pas eu lieu, les simulations se sont emballées comme l’indique Nathalie Delépine, et même BHL le dévoile, c’est dire (lorsqu’il compare cette crise avec les millions de morts de la grippe dite asiatique…).

Mais rien n’y fait, semble-t-il, comme si fascinés par l’imaginaire de la loi qui nous désigne comme son dépositaire ultime, nous acceptons cette situation d’assistés, renforçant même pour certains l’isolation (la servitude) volontaire comme le souligne David Cumin ; même les enfants gâtés ne vont plus brûler la belle voiture de papa et/ou maman ; nous voilà à accepter l’inacceptable, la perte volontaire de nos libertés fondamentales ; certes, il serait aisé de rétorquer qu’elle serait provisoire, nous en n’aurions seulement que jusqu’au 11 mai. La belle affaire ! Rappelez-vous l’histoire de cette grenouille qui se trouvait fort à son aise dans de l’eau tiède puis la température montant, ce qui n’est pas pour lui déplaire, jusqu’à ce qu’elle commence à suffoquer, mais ce fut hélas trop tard, chaud devant !…

Cette carotte du 11 mai n’en est pas vraiment une : déjà parce qu’il semble bien que les enfants ne sont pas tant que cela porteurs, ensuite il s’agit de sauver la face des simulateurs avec leur modélisation impétueuse et pédante en simulant cette fois un futur Conseil national de la Résistance, afin de préserver tout de même l’élan catastrophiste que ces mêmes modèles nous promettaient d’ici quelques temps, même si les prédictions de certains d’entre eux, données pour l’an 2000, avaient, elles aussi, échoué sur la grève du Réel. Bref, en avant pour un été studieux.

Alors qu’il y a tant à faire, en France, et de par le Monde, pour réellement agir en ce nouveau Moyen Âge bio-urbain avec son imaginaire oscillant entre le tout techno et la nostalgie bucolique des cascades intimes enfouies au fond de nos forêts signifiantes d’autrefois.

C’est donc la course à l’échalote, « on va voir ce qu’on va voir », la « der des der », les « lendemains qui chantent » demain (comme aujourd’hui) on rase gratis et so on

Comment peut-on encore les croire sinon grâce à cette fantastique hypnose émanant des livres/écrans, de leur séduction (déjà souligné par Jean Baudrillard dès son Oublier Foucault) tous ces experts si élégants qui viennent, bardés de références illustres (ou pas), nous tester au fond de notre frayeur, ayant franchi, eux, le geste barrière, mais pour nous interdit (ou alors nous serions traités de « Gilet jaune » comme le fut mousquetaire Didier Raoult) celui de la franchise, cette défense immunitaire montrée du doigt, taxée d’excessive, cataloguée automatiquement d’insignifiante, de déséquilibrée (ou de réactionnaire etc.) parce que l’hypocrisie sociale doit continuer son cours, rien ne doit donc être dit, « on verra bien après » , préparons « l’après » , avec les mêmes marionnettes ? Même Guignol aurait été contre.

Pourtant, il serait possible de briser le sortilège en signant cette pétition par exemple appelant à la sortie immédiate de ce confinement inutile (car il y en a d’utiles, néanmoins, comme la pétition l’indique d’ailleurs) sauf que paralysés par cette responsabilité octroyée en guise de reconnaissance factice, nous voilà même hésitant à profiter de l’heure quotidienne concédée, tant les matons médiatiques, qui rôdent comme drones de surveillance, sermonnent façon nouvelles dames patronnesses ou gardes-chiourmes patentés selon les cinquante-et-une nuances de masochisme psycho-politique qui nous assaillent, allant du rire gras à la litote aisée.

Nous voilà donc fort marris. Gros-Jean comme devant. Parce que « je » le vaux bien ?… C’est là la plus belle des illusions, en effet.

Lucien Samir Oulahbib

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Notifiez de
patphil

raminagrobis !
un minois d’innocent mais la patte qui assome avant de tuer

Sebire Pierre

Macron un matou? Respect pour les chats, SVP

CoronasVirtus

“N’écoutez pas Mesdames” disait Sacha, et ne regardez plus non plus cette lippe adipeuse du C19 heures savourer sa feuille de route en triturant ses doigts…

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