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Macron, le mépris de classe contre ceux qui ne sont rien

Macron veut Macron  la mort de la famille et la déconstruction de la France. Pour lui, les Français qui fument des clopes et qui roulent au diesel sont laids, bêtes et méchants. Ils sont homophobes, xénophobes et racistes. Ils sont ridicules avec leurs plaisirs grotesques et leurs loisirs stupides. Ils jouent au tiercé et boivent des coups au comptoir. Ils passent leurs vacances dans des campings où ils s’entassent dans une proximité bruyante et vulgaire. Ils sont plus veules et vulgaires les uns que les autres en buvant le pastis.

On est loin de ces travailleurs pour un salaire dérisoire qui sont les seuls héros des Gilets Jaunes. Ils sont pauvres mais dignes et hospitaliers. Ils réinventent une tribu des ronds-points d’hommes nobles et droits. Et certains Gilets Jaunes font la preuve, loin des plateaux-télé, de leur discrétion et de leur élégance morale.

Loin du contrôle strict du voisinage, ils retrouvent sur les ronds-points la chaleur conviviale des Gilets Jaunes, avant les attaques des gauchistes et autres Black-blocs pro-Macron. Ils ne suscitaient pas des réactions violentes de rejet avant les attaques des gauchistes et Black-blocs qu’ils ne comprendront pas.

C’est alors qu’ils ont jugé qu’on leur volait leur mouvement de révolte contre Macron. Comme on leur avait volé leur travail avec les masses de migrants qui prennent le travail des Français, mais qui permettent au patronat de réduire ses coûts et de peser à la baisse sur les salaires des Français. C’est pourquoi on a vu l’humilité et la discrétion générale des nouveaux pauvres laisser parfois la  place à de brusques explosions de colère. Quoi qu’il en soit, le souvenir des Gilets Jaunes est encore très présent dans les mémoires. Ils ont forgé une mythologie superbe, ces nouveaux prolétaires, ouvriers, employés, exploités et méprisés, voués aux gémonies par Macron le petit banquier d’affaires, à la conscience de gôche friquée des beaux quartiers.

Pour ces milliardaires de gôche, il faut le beurre, l’argent du beurre et le cul de la crémière !

Et en même temps, Macron doit porter le fer dans la plaie populaire traitée d’alcoolique. L’argent est sanctifié, déifié, idolâtré même. Les ouvriers ont repoussé les gauchistes. Ils ne veulent pas faire la révolution mais acquérir le confort bourgeois. Ils ne veulent pas détruire la société de consommation, mais en bénéficier.

En quelques semaines, les Gilets Jaunes français se sont fait des ennemis irréductibles : les jeunes gauchistes qui les jugent insuffisamment révolutionnaires, les patrons qui les trouvent trop revendicatifs et les chefs syndicalistes, trop rebelles. Les journaleux collabos dénoncent le retour de la guerre des classes.

L’échec de la révolte collective des Gilets Jaunes annonce la révolte des seuls électeurs. La lie de l’humanité va voter pour virer Macron, victime de ce ramassis de beaufs franchouillards, alcooliques, racistes, et machos, qui n’ont pas rompu avec le patriotisme de la Révolution française, le drapeau tricolore, l’hymne national et l’armée française. Macron reste pour eux la détestation de la France et la haine des Français.

Avec Macron, le mépris de classe fait qu’à la haine de la France s’ajoute la haine du peuple français.

Et en même temps, le peuple français est accablé de tous les péchés. Le migrant sera le nouveau peuple élu et  le peuple français forcément sera confondu dans une même malédiction implacable. Le crime colonial du peuple français est un crime contre l’humanité. Il en est de même de l’accusation de xénophobie.

La détestation de la France et la haine des Français de Macron les accusent de racisme contre la confiance en soi, le pendant de la conscience de soi, si nécessaire à la défense de la culture, afin qu’elle ne soit pas engloutie par celle de l’étranger au prétexte fallacieux du vivre-ensemble socialiste pour les autres.

Après en avoir sapé les fondements qui étaient l’assimilation, et couvert d’opprobre et de ridicule ceux qui en étaient les meilleurs agents, ces humbles, ces petits, ces sans-grade, ce peuple franchouillard et sans prétention qui, dans les quartiers populaires, avait servi de référent et de modèle aux différentes vagues d’immigrés, Macron le méprise et le ruine. C’est comme un appel au meurtre. Le peuple français doit mourir.

Les migrants sont appelés à remplacer le vieux peuple pour mieux le faire disparaître. Macron a montré la haine de la bourgeoisie pour le prolétariat et il a révélé sa haine de classe. Il a voulu dénoncer la xénophobie du peuple français et il a mis au jour la prolophobie de la gauche caviar parisienne.

Il a affiché son mépris raciste de la populace des Gilets Jaunes, de la canaille, comme disait Voltaire.

Les Français ne sont pas aimés par Macron car ils sont trop simples pour les intellectuels, trop patriotes et populaires pour les bourgeois. Macron affiche sa politique méprisant la démocratie parlementaire à la française, utilisée comme un instrument de propagande par son régime totalitaire, dénonçant une peste populiste comme preuve de la décadence de la race française avachie par les congés payés.

Thierry Michaud-Nérard

(librement adapté de Éric Zemmour, Le suicide français).