Macron : les paroles et les signes d’une perversion destructrice

Si on fait le bilan de ce quinquennat calamiteux en portant notre attention sur la seule communication du président de la République, on peut mesurer à quel point il a corrompu, dégradé l’esprit public ainsi que la représentation que la France peut se faire d’elle-même.

Dès la cérémonie du Louvre suivant sa victoire en 2017 il a montré que le « en même temps » était la forme suprême de la contradiction provocatrice érigée en système, que l’incohérence était une manière de se rendre insaisissable et de désarmer l’adversaire. Il s’est fait filmer dans le saint des saints de notre héritage culturel et politique après avoir déclaré quelque temps plus tôt qu’il n’y avait pas de culture française. Or le Louvre, ancien palais royal, concentre les acquisitions d’œuvres initiées par les rois ainsi que tous les efforts d’accroissement et d’exposition des régimes qui ont suivi. Il a donc profité de la sacralité associée à ce lieu hautement symbolique après avoir mis en cause la culture française. Il s’est revêtu d’un prestige, d’une grandeur qu’il avait préalablement profanés. Il y a là quelque chose de malsain qui relève de la jouissance perverse. De la part du président de la République c’est inacceptable et cela provoque l’indignation et le dégoût. Mais ne tombe-t-on pas dans son jeu si on monte sur ses grands chevaux ? Il faut s’en tenir au mépris et tout faire pour que lui ou un clone politique issu de l’oligarchie ne nous impose à nouveau de telles humiliations.

Le choix des lieux de cérémonie, de célébration en dit long sur celui qui a exercé la fonction de président de la République. Une constante apparaît : déplacer, destituer, dévaloriser, désacraliser pour profaner, déconstruire. Se placer ainsi, par une sorte de bon vouloir monarchique, au-dessus de tous et de tout. En finir avec les usages, disposer comme on veut de l’héritage. Or il n’en a la charge qu’à titre transitoire et ne peut en disposer à sa guise.

Choisir Sibeth N’Diaye comme porte-parole du gouvernement, remplacer le drapeau français par le drapeau de l’Union européenne au-dessus de la tombe du Soldat inconnu, rendre hommage à Jean Monnet, agent des Américains, lancer en ballon d’essai le partage de notre siège au Conseil de sécurité, décorer Merkel (papesse de l’euro et de l’invasion migratoire) de la Légion d’honneur, inviter un groupe improbable et ridicule à l’Élysée le jour de la fête de la Musique, inviter des adolescents attardés réputés influenceurs dans le palais de la République pour y bavarder par pure démagogie, accepter de poser dans des selfies où s’affiche le mépris de la France à travers la personne ridiculisée de son président : l’ordre symbolique et protocolaire, les lieux de prestige  auront été exploités pour être retournés, piétinés de manière toujours renouvelée.

Ce dérèglement symbolique a pu prendre des formes moins spectaculaires mais aussi vicieuses. On a accordé ainsi les honneurs des Invalides à un acteur populaire (qui a été certes cascadeur). C’est excessif et inapproprié dans ce haut lieu associé à la longue mémoire militaire de la France et à toutes les vies données pour elle au combat. Organiser d’autre part une grande cérémonie funéraire à la Sorbonne (fût-ce pour ce professeur mort décapité pour avoir enseigné le programme de sa discipline) en faisant la part belle au parcours biographique, en célébrant le savoir, les Lumières, c’est détourner l’indignation et étouffer l’esprit de défense qui consiste à désigner l’ennemi et organiser la contre-attaque. On flatte la France, sa grandeur intellectuelle (passée !) pour l’endormir dans les louanges et l’affaiblir dans la déploration, pour se faire valoir, encore une fois, aux dépens de notre pays et de ses intérêts fondamentaux.

La communication léchée (mais souvent assommante et infantilisante) des annonces COVID (aérer souvent, ne pas oublier les gestes-barrière) a donné dans le grave et le solennel tout en se combinant récemment avec la vulgarité provocatrice. Le protecteur de l’Académie française a encore une fois délibérément fait fi du niveau de langue associé à sa fonction pour piétiner des principes politiques et juridiques fondamentaux (qui sont le propre des régimes non totalitaires) et valider des réflexes de désignation et d’élimination des boucs émissaires. Le représentant de l’antiracisme patenté, de « l’ouverture à l’autre », qui craint le « retour des heures sombres » recourt aux procédés inacceptables qu’il dénonce et, en plus, dans une langue indigne. On a la nausée.

Jamais l’insolence, la provocation n’avaient été à ce point au service d’un Narcisse nihiliste qui fait le mal depuis des sommets qui se veulent jupitériens. L’ordre symbolique de la nation a souffert de ses caprices et d’un désir de liquidation propre à toute la caste qu’il représente.

Il faut que nous puissions être à nouveau fiers de notre pays. Le seul candidat en mesure de l’emporter pour défendre la France et son ordre symbolique doit avoir notre soutien.

Jean-Noël Gaudy

 

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7 Commentaires

  1. En réalité vous démontrez tout simplement que ce détraqué pathologique est un pervers jouissif et l’ignorer est la punition suprême. Ce serait simple s’il n’était pas censé représenter la France.
    Sur le fond je partage entièrement votre analyse. Un des moyens est de NE PAS venir en foule dès qu’il apparaît quelque part. Il en serait très certainement très mortifié. Son ego surdimensionné ne supporterait pas d’être traité de la sorte, dans une quasi-indifférence.

    • Pour s’être emparé du pouvoir par la fraude (coup d’État mediatico-judiciaire financé par ses employeurs), pour avoir systématiquement nui aux intérêts du pays, par obéissance aux consignes donnés par ses maître, bradé nos entreprises internationales, ruiné notre économie, aliéné nos libertés en profitant de la crise sanitaire (largement surjouée et probablement en grande partie organisée par l’oligarchie mondialiste), mis en place un système d’asservissement sanitaire qui menace la santé et la liberté de tous y compris des enfants,pour avoir continument sapé les bases de notre société jusque dans ses fondements anthropologiques, pour avoir entrepris de pervertir toutes les valeurs et les idéaux de notre peuple, cet homme mérite d’être châtié à la hauteur de ses crimes : il mérite le châtiment des traitres, des renégats, des tyrans : il mérite la mort.

  2. Macron : Une perversion destructrice.
    L’analyse est parfaite.
    Probléme la situation de la France est effrayante.

  3. et dire qu’un quart des sondés le soutienne ! descartes et autres colbert doivent se retourner dans leur tombe

    • Le quart des sondés est occupé en grande partie par les mosquées, par les subventionnés d’en marche, les doubles-triples nationalités venues occuper la France, ces milliers de turcs du Merdogan, qui avec les africano-islamo-racailles assiègent Paris, sous la complaisance de l’espagnole Dingo. Sans la pandémie, toutes les villes de France auraient une jungle de « chances » pour Emmanuel Étron.

  4. nous devrions tous être en grève générale pour qu’éclate enfin le scandale d’état, l’affaire d’état TR., pour laver la France de cette honte

  5. Merci Monsieur Gaudy. Analyse topique de l’enfant pathologique élyséen. Après Mitterrand la fouine égoïste, Chirac statique revanchard, Sarko brasseur d’air pour exister sans faire puis la tâche Hollande, nous allons bien nous débarrasser du psychiatrique Macron. Il va y avoir grand changement et ménage à effectuer dans les sphères ministérielles ainsi que retrouver les Institutions originelles..

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