Macron n’avait pas besoin de parti, il avait toute l’oligarchie derrière lui

Publié le 11 mai 2017 - par - 14 commentaires - 2 626 vues
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Le résultat est là, accablant pour la France et connu depuis 72 heures.

Hollande est déjà sur la tangente et on sait déjà qu’il ne lui sera demandé aucun compte pour l’état déplorable dans lequel il laisse la France. Le voilà remplacé par un jeune homme, certes bien diplômé, mais dont la perspicacité ne nous est pas apparue, ni le sens de l’intérêt commun, ni même celui de l’intérêt supérieur de la Nation, au cours de la campagne.

Tout a changé mais rien n’a changé. Je crains que tout ne devienne, après les délices estivales des grandes migrations vacancières, pire encore, pour peu que les législatives débouchent sur la confusion d’une Chambre ingouvernable. Cela serait logique. Cela est de toute évidence probable.

Je suis perplexe, à la fois abasourdi par cette issue et pas étonné qu’elle ait pu se produire. Pourtant, il me faut une explication. Comment un personnage aussi falot, encore inconnu pour la plupart des gens, il y a peu, un personnage dont le discours fut, durant la campagne, si flou et mouvant, mais aussi chargé de tant d’invectives contre la France elle-même, comment ce type a-t-il pu recueillir plus de la moitié des suffrages exprimés du corps électoral de notre pays ?

Pour rappel, notons qu’il a accusé la France, ni plus ni moins que de « crime contre l’humanité »… Personne jusque-là, même les plus coriaces de nos adversaires, n’avait osé le faire. Rappelons-nous qu’il n’a pas fait cela depuis Paris, au moment de lancer sa campagne officielle, mais depuis Alger… J’y vois pour ma part comme l’image d’une forfaiture.

Autre évocation significative d’un esprit maléfique et pervers : « Il n’y a pas de culture française il y a des cultures en France », dit-il lors d’un meeting je ne sais plus où, passant, en quelques mots, par pertes et profits (ce qui pour un banquier peut paraître ordinaire mais ne l’est pas pour le commun) tout ce qui fait l’honneur et la force de notre civilisation, nos auteurs, nos peintres, musiciens, philosophes et j’en passe.

Nul ne peut avoir été épargné par les nombreuses images du mépris dont il a accablé des gens de conditions modestes mais néanmoins citoyens de notre pays qui avaient eu l’outrecuidance de interpeller à propos de leur situation délétère.

Je crois bien que pour tenter de comprendre cet imbroglio il ne faille remonter à 2012.

A cette époque, la vaste nébuleuse des agents du « système » qui enserrait le nouveau Président, comme elle avait obligé ses prédécesseurs, pressentait déjà la catastrophe qui se profilait contre ses visées funestes de domination reconduite à l’horizon du quinquennat.

Aussi un des plus emblématiques représentants de cette caste satanique, Jacques ATTALI, fut-il chargé de placer ses pions et pour commencer un tout jeune énarque, déjà bien enrichi et surtout bien formaté par son passage dans la banque Rothschild, en qualité de conseiller économique à l’Élysée.

Pour mémoire, la banque Rothschild est cette banque qui, après avoir fait tant de mal à notre pays  depuis son pied à terre Londonien à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe, s’est établie en 1817 à Paris, dès le début de la Seconde Restauration. Ce rappel n’est pas vain car il permet de remettre en perspective les forces qui depuis plus de deux cents ans ne favorisent jamais les visées du peuple mais seulement celles d’un tout petit nombre de nantis consanguins, avides et sans états d’âme.

En 2014, alors que tout commençait à sentir le roussi pour François Hollande, l’idée qu’il pourrait être empêché de se représenter germa et imposa une solution de rechange fiable.

Les foucades de Montebourg offrirent une occasion unique de placer le petit protégé, promis à un destin. Il prit la place du socialiste récalcitrant. Ce passage à la tête d’un ministère régalien fut aussi terne en termes d’efficacité économique que fort judicieux pour la manœuvre de promotion dont bénéficia le jeune arrogant (déjà).

Notamment, il construisit une citadelle médiatique sans précédent, distribuant avantages, honneurs et prébendes à tout l’aréopage des plumitifs politiques et autres chansonniers de l’information dans le « privé » comme dans le « public ». Cet appareil aura été d’une  efficience redoutable comme on peut le constater aujourd’hui. Monsieur DRAHI n’en revient pas lui-même de tant de générosité et il ne s’est pas montré ingrat envers celui qui fit sa fortune en si peu de temps.

A l’été 2016, le scénario devient palinodie. Le jeune ministre démissionne et manifeste une sorte de d’opposition au père, que celui-ci semble regarder d’un œil chagrin.

Il se déclare candidat. Il n’a pas de parti derrière lui. Il a mieux : il a l’oligarchie et donc il a  beaucoup d’argent qui lui sera royalement remis par le milliardaire spéculateur G. SOROS. Il recevra aussi de grosses sommes de la banque Rothschild. A l’inverse, Marine Le Pen se verra refuser le moindre centime de toutes les banques. C’est sans doute ce que ces gens-là appellent la démocratie.

En réalité, la scène de la démission, du départ, de la rupture ne fut qu’une pure comédie jouée pour tromper le peuple qui croira à une espèce de guerre dans laquelle le fautif serait le Prince du Palais élyséen, par ailleurs déjà condamné.

Dès lors, la partie est ouverte. Durant que le peuple continue à se débattre dans les difficultés d’une vie qui, chaque jour, devient de plus en plus difficile pour les plus modestes, mais aussi pour une large part de la classe moyenne ; durant que les partis traditionnels se lancent, chacun dans son propre camp, dans la lutte bouffonesque de sa primaire, qui a tout de la lutte primate ;  durant que Hollande continue ses pitreries qui ne font désormais plus rire que lui et alors que l’inversion de sa courbe du chômage continue avec arrogance de résister à ses annonces clownesques d’amélioration, le petit nouveau continue à avancer, à grandir ou du moins à afficher son image. Il occupe tout l’espace médiatique sans vergogne et même avec une belle ardeur. Un célèbre journaliste disait naguère : « Qu’on parle de moi en bien ou en mal, peu importe. L’essentiel, c’est qu’on parle de moi ! » Jamais cet adage n’a mieux été illustré qu’en cette occasion. Il n’est pas une semaine, sinon un jour, où Libération, l’Obs, voire Le Figaro, n’ait sa « une » sur Macron… Mais aussi les télés privées, mais néanmoins cornaquées, et TF1 et France 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8…. Mais aussi, « cerise sur le gâteau », Voici, Gala et autre Paris Match, qui firent du glamour sur cette bonne Brigitte et son petit ami, leur donnant ainsi une espèce d’humanité, de consistance propice à l’expression sensible des âmes compatissantes. Beaucoup ont pensé à ce vieux film des années 70 qui fit tant pleurer dans les chaumières et grincer dans les familles des quartiers chics.

Dans la tempête ardente de la campagne, le commerce judiciaire ne fut pas interrompu. Fillon connut sa descente aux enfers et Marine Le Pen fut aussi attaquée. Le seul qui ne le fut pas c’est Macron bien sûr. Gueule d’ange et arrogance outrancière, il passa digne comme un prince des Asturies, s’autorisant même quelques leçons de morales à l’égard de ses adversaires. Pourtant, bien des questions le concernant demeurent sans réponse et on eût bien aimé que dame justice se mêlât un peu de son cas. Mais il n’en fut rien en définitive. On pardonne tant aux vainqueurs, si peu qu’ils vaillent.

Comme on peut le voir, le chemin fut paisible pour celui que l’oligarchie a choisi de longue date de cornaquer. Tant et si bien que sans réelle surprise il fut élu.

Mais au fait, qui sont les Français qui ont voté pour lui ?

Ils sont de toutes sortes et de toutes catégories mais leur motivation fut soit l’illusion, soit la peur.

Un certain nombre encore furent poussés par un étrange sentiment qui leur interdit de penser que la démarche patriote de Marine Le Pen fût acceptable. Peu, en réalité, sont ceux qui eurent une inclination pour lui, guidée par une réelle conviction.

Parmi les mystifiés, un certains nombre de jeunes croyant voire en lui un président à leur image qui, forcément, comblerait leurs attentes et les perspectives de réussite qui les transcendent. L’avenir leur prouvera qu’ils avaient tort sans doute.

Parmi les apeurés, de loin les plus nombreux, on trouve pêle-mêle les retraités inquiets pour leur maigre pécule et qui pourtant seront les premiers touchés par les mesures envisagées.

On trouve là aussi un nombre significatif de gens qui souvent n’ont pas de grandes notions économiques et qui ont gobé le discours alarmiste sur la sortie de l’Euro, laquelle serait pourtant la seule mesure capable de redorer le blason économique de la France. Beaucoup ont confondu sortie de l’Europe, ce qui est tout bonnement absurde, avec sortie de l’UE, ce qui est la seule solution de survie pour notre société assujettie.

Il y eut enfin certaines communautés, comme par exemple la communauté juive à laquelle on a fait croire que l’élection de Marine Le Pen signifierait pour eux le retour au ghetto ou quelque chose qui lui ressemblerait. Comment ces compatriotes n’ont-ils pas compris que l’antisémitisme aujourd’hui est l’apanage de l’extrême gauche et de l’islam radical (comme il est convenu de dire dans le langage de la pensée unique, qui n’est pas morte mes amis) ? Ils n’avaient cependant pas hésité, pour la plupart, en 1981 à voter pour François Mitterrand, pourtant si proche du régime de Vichy après la défaite de 1940 et qui demeura un ami indéfectible de Bousquet, cet éminent adepte de la collaboration active avec les nazis.

Allez comprendre !

Il convient naturellement d’ajouter à cet électorat ce conglomérat de votants, toute la communauté maghrébine et tous les Français de papier mais assurément pas de cœur, que le candidat avait tant flattés à Marseille notamment. On se souvient de sa fameuse envolée : «  Ici, je vois des Marocains, je vois des Afghans, je vois des Syriens, je vois des Algériens, mais je ne vois que des Marseillais, des Français… »

Que pourrait-il arriver aux Français désormais ? Certainement aucune priorité, plutôt même le contraire… En tous cas rien de bon !

Élu en mai, Macron va procéder à la mise en place de mesures par ordonnance, c’est-à-dire sans aucun contrôle, un peu comme le 49.3 mais de manière plus autoritaire et plus antidémocratique, en juillet.

Il se pourrait bien que septembre 2017 ressemble à septembre 1789.

Les conditions seraient réunies pour cela.

Espérons seulement que la suite ne ressemble pas à septembre 1793, attisé par l’exubérance intérieure et la menace extérieure de l’Europe à nouveau coalisée, sous l’égide de l’oligarchie toute-puissante et jusque-là immortelle.

Jean-Jacques FIFRE

 

 

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Nous allons, sans détour, vers la fin de nos valeurs, de nos principes, de notre culture, de notre liberté de patriotes, « grâce » aux fossoyeurs politicards arrivistes collabos.
Chaque jour un épisode se rajoute aux autres, pour nous pressuriser.

fabrice

On est « En Marche » vers un djihad avec Macron et ses amis…

http://www.islam-bible-prophecy.com/apocalypse/

Ducky Smogton

Bien Jean Jacques, cela fait du bien de lire votre analyse…..
la mort annoncée de la souverainté se confond avec la léthargie d’une population lobotomisée….les voyageurs dans les trains et metro urbains jouent au CANDY CRUSH, comme des gamins prépubères….collé à leur portable comme les allemands jadis hypnotisé par leurs postes radios toute neufs…Les fameux Volksempfänger qui diffusait musique martial, discours de la Propaganda staffel du nouveau Reich insubmersible….jadis comme aujourd’hui: Les consciences sont étourdis par le rabattage médiatique…..Qui résiste encore contre cette folie ….et pour combien de temps ?

MALI

Il faut bien le dire : un bon nombre de femmes de tous âges, ne connaissant pas son programme, ont voté pour Macron car il est un beau falot !

rombaut

Tout a fait d accord c est exactement ce qui s est passé et il va y avoir d énormes déconvenues, il est vrai que seule une bonne révolte du peuple pour éliminer toute cette oligarchie.

Eschyle 49
Rudolph

Aux armes citoyens ! N’oublions pas les premiers vers de notre hymne national, c’est pas du vent …

Pierrot

Dorénavant,a partir d’aujourd’hui, ce sera comme d’habitude.On change le contenant mais on garde le contenu . Un bidet reste un bidet .Les français aiment y etre jusqu’au cou .ils ne seront pas déçus.

Zorglub

J’ai bien peur que vous ayez des dons de voyance , et que vos prédictions deviendront réalités.

Anne Lauwaert

Oui mais l’histoire ne fait que commencer: combien de stars mises en place par le star-système ont tenu le coup?

Jean

Exactement. Je pense qu’on aurait pu prendre n’importe quel quidam (ou presque, disons n’importe qui avec de l’instruction et un minimum de on sens) et il l’aurait emporté contre MLP. C’est comme jouer une partie d’échecs contre Magnus Carlsen mais avec la dame, les 2 tours, les 2 cavaliers et les 2 fous en plus: n’importe quel joueur d’échecs moyen l’emporterait, même si Magnus est le meilleur joueur de tous les temps.

montecristo

Voilà bien le vrai problème
Il y a beaucoup plus de Français de papiers que de Français de cœur !
Désormais il n’y a plus qu’une alternative : on vend la France aux étrangers qui pourraient un jour nous gouverner, ou bien …. on résiste dans la perspective de conserver notre civilisation, notre patrimoine culturel, notre identité !

audiophile

Les crimes contre l’humanité il y en a bien eu entre 1793 et 1795 dans l’Ouest, Bretagne, Poitou région Angevine., peuples massacrés, femmes et enfants jetés vivants dans les fours a pains, personnes écorchées dont on a fait de la peau tannée pour les tambours de l’armée, enfants en bas age égorgés pour économiser des balles.

Tout cela a été pensé par les révolutionnaires i l y a eu des centaines de milliers de morts innocents, oui la France a été coupable de crimes contre l’humanité.

Alain Bobo

Mais non, mais non, la France est un pays de doigts de l’homme !