Macron-Philippe veulent encore accroître la répression sur Internet

Les Français sont de plus en plus bâillonnés par des lois liberticides. Bientôt, il ne restera plus rien aux Français en termes de liberté d’expression. Pourtant, ils ont été, de tout temps, férus de leur liberté de blâmer et de râler gauloisement selon leur humeur et les nécessités du temps. Cela les aidait à avancer.

Déjà la loi de 1881 sur la liberté de la presse avait créé le délit de diffamation, qui instaurait des limites à ce qu’on peut dire ou écrire.

Puis le décret Marchandeau de 1939, abrogé en 1940 mais rétabli en 1944, avait introduit une forme de délit d’opinion.

La préoccupation censureuse de nos législateurs ne date donc pas d’hier. Mais elle s’accélère.

La loi Pleven, votée en 1972, constitue un « progrès » dans la privation de liberté des Français !… Elle sanctionne la provocation publique à la haine : la provocation publique à la haine raciale est définie comme visant certaines personnes ou certains groupes de personnes « à raison de leur origine ou de leur appartenance ou non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée. »

Le réel « avantage » de cette loi est le fait que toute association légalement formée s’autoproclamant représentative de tel ou tel intérêt est autorisée à se porter partie civile, même en l’absence de plainte individuelle préalable.

C’est ainsi que des associations comme SOS racisme, le MRAP ou la LICRA sont devenues professionnelles de la poursuite judiciaire. Traquer tout le temps et en tout lieu le mal-pensant est devenu leur fonds de commerce juteux.

La loi du 30 décembre 2004 a ajouté à ces infractions l’incrimination pour incitation à la haine en raison du sexe, de l’orientation sexuelle ou du handicap.

La loi Gayssot du 13 juillet 1990 vient sanctionner toute forme de discrimination fondée sur l’appartenance ou la non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion. En particulier, elle sanctionne toute réécriture de l’Histoire non conforme à la doxa en instaurant l’infraction de révisionnisme. Pour les très nombreux contestataires de cette loi, on ne peut pas décréter l’Histoire ni une vérité officielle sans paralyser la liberté d’opinion ni ressembler calamiteusement à l’URSS dans ses plus beaux jours staliniens.

La loi Gayssot, première loi mémorielle, sera suivie de trois autres… la plus connue étant la loi Taubira de 2001 sur la reconnaissance de l’esclavage mais « oubliant » étrangement de parler de l’esclavage barbaresque pratiqué pendant des siècles sur les chrétiens…

Puis vint la DILCRAH. Ce « machin » a été créé en 2012 pour lutter contre le racisme, l’antisémitisme et la haine LGBTQIA, etc. Elle a été dirigée par Gilles Clavreul, celui qui se félicitait que la France soit le pays le plus répressif du monde et qui poursuivait Pierre Cassen d’une haine féroce. Le but de Clavreul était de rééduquer la réinfosphère et de l’éradiquer :

https://www.youtube.com/watch?v=3CW2T98hrLs

Las, l’éradicateur a été lui même éradiqué de la DILCRAH… Pour la petite histoire, Clavreul n’était pas apprécié par la Ligue de défense juive en raison de ses amitiés islamophiles…

http://www.liguedefensejuive.com/gilles-clavreul-le-corniaud-de-la-lutte-contre-lantisemitisme-2015-10-29.html

Et maintenant ? On va nous proposer une loi de délation vraiment fantastique. On n’arrête pas le progrès de la censure. Les censeurs et autres délateurs pourront librement tirer sur tout ce qui bouge. En effet, tout contenu déplaisant à un internaute devra, sur sa simple dénonciation et sans jugement, être retiré du Web dans les vingt-quatre heures.

https://www.ojim.fr/nouvelles-censures-la-loi-modifiee-contre-la-haine-en-ligne/

C’est le pouvoir de censure libre, gratuit et obligatoire donné aux petits juges et autres apprentis dictateurs en mal de sensations fortes et de pouvoir.

Cette loi de rêve a été concoctée à la demande d’Édouard Philippe par la très gracieuse députée En Marche vers la soviétisation, Lætitia Avia, d’origine togolaise, oui, celle qui mord les chauffeurs de taxi, par le vice-président du CRIF, Gil Taïeb, et par le Franco-Algérien Karim Amellal.

Avec des gens comme cela, toute la presse n’a qu’à bien se tenir, ainsi que les blogueurs, commentateurs et autres créateurs de sites Internet.

Félicitons-nous que Riposte Laïque soit basée en Suisse…

On oublie, avec toutes ces lois, que le droit pénal est normalement d’interprétation restrictive, que le délit d’opinion et le délit de blasphème, en principe, n’existent pas.

On oublie particulièrement que la liberté d’expression figure dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, à laquelle notre Constitution fait toujours référence :

« Article 10. –  Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi ».

« Article 11. –  La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi ».

Et si l’on supprimait carrément toute la presse et les blogs ?… Ce serait plus simple. On informerait les citoyens uniquement des nouvelles concoctées par Big Brother lui-même, à l’aide de haut-parleurs qui ne seraient pas sans nous rappeler George Orwell, des citoyens surveillés par des caméras pendant qu’ils feraient, tous ensemble, leur gymnastique matinale obligatoire…

Seuls les irréductibles garderont en mémoire cette phrase très juste de la Cour européenne des droits de l’homme dans l’arrêt Handyside (1976) : « La liberté d’opinion vaut non seulement pour les informations ou idées accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent l’État ou une fraction de la population. Ainsi le veulent le pluralisme, la tolérance et l’esprit d’ouverture sans lesquels il n’est pas de société démocratique. »

Ne l’oubliez pas : Big Brother vous surveille.

Sophie Durand

image_pdf
0
0

3 Commentaires

  1. Ils peuvent faire tout le mal qu’ils veulent, il restera toujours des patriotes pour faire justice quand le moment sera venu. Ils se croient au dessus de tout mais la vengeance sera à la mesure du mal fait. Sans pitié et sans quartier. Pourquoi ne sont-ils pas capables de s’en rendre compte ? Parce qu’ils sont sûrs d’être intouchables. Grossière erreur venant de personnes profondément débiles et criminelles.

  2. les articles 10 et 11, ne valent rien, car :
     » pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi »
    Voilà, il suffit que le adversaires menacent, et font appel aux lois qui vont dans leur sens.

     » sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi ».
    Voilà, il suffit de créer des lois restrictives
    ces 2 articles devraient être réformer
    Seules la diffamation et l’accusation sans preuve devraient être passible des tribunaux

  3. La censure à l’haleine immonde, aux ongles noirs,
    Cette chienne au front bas qui suit tous les pouvoirs,
    Vile, et mâchant toujours dans sa gueule souillée,
    Ô muse ! quelque pan de ta robe étoilée !
    (Victor Hugo)

Les commentaires sont fermés.