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Macron réinvente le collectivisme LREM socialiste contre les pauvres

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Macron réinvente le collectivisme LREM socialiste contre les pauvres

Paul Leroy-Beaulieu a écrit « Le collectivisme, examen critique du nouveau socialisme« .

Ce mot de Collectivisme, aujourd’hui, il aura fallu s’y habituer. Chacun commence à voir confusément ce que nous savions déjà avec clarté : un péril fiscaliste infini, prochain et grandissant avec Macron. Et pourtant, la société actuelle, avec la vague appréhension d’une crise, néglige d’étudier de près cet ennemi qui prétend la détruire et qui, s’il n’a aucune chance sérieuse d’y réussir, en a beaucoup de troubler, pendant longtemps, l’organisation sociale, et de ralentir ou de suspendre le développement du progrès humain.

Une foule de gens, de toutes professions et de tous états, se mettent en frais avec le socialisme, qui, aujourd’hui, n’est plus et ne peut plus être que le Collectivisme stalinien pur et simple. Ils lui fraient la voie par leur condescendance et ils abaissent graduellement les obstacles qui s’opposent à sa marche en avant.

L’ignorance est pour beaucoup dans ces indulgences et ces compromissions. Cette ignorance c’est le plus grand péril social. Nous nous sommes attaché à la dissiper en décrivant exactement le Collectivisme, son origine, sa doctrine, son plan, son fonctionnement s’il pouvait arriver à ses fins, l’état de la société et de la personne humaine, celui des relations internationales, sous ce régime soviétique supposé triomphant.

La critique impartiale du collectivisme socialiste En Marche de Macron contre les classes moyennes et contre les pauvres répond aux circonstances présentes du système que Macron prétend substituer avec passion au régime libéral sous lequel se sont développées et perfectionnées les sociétés modernes.

Les erreurs socialistes de Macron sont constantes sous des formes de prédation fiscale diverses. On est loin du romantisme du socialisme sentimental, rêveur, mystique. L’utopie socialiste de Macron a renoncé à la logique. Elle enchaîne sans cesse de nouvelles formes de prédation fiscale. Le collectivisme socialiste de Macron est un nouvel ennemi obscur et grandissant de la liberté et du progrès. L’optimiste officiel de la vie politique courante fait profession de tout ignorer de la réalité sociale en cultivant l’erreur et l’ignorance.

À côté des collectivistes avoués contre la liberté, il y a une légion de collectivistes socialistes cachés.

Pour eux, la société humaine ne repose sur aucun principe fixe : tout dans le monde de Macron est affaire d’expédient. Ces LREM, infatués de légèreté, sont les alliés du collectivisme. Qui délivrera les Français de ces esprits vides qui font que le socialisme est le signe le plus caractéristique de la débilité intellectuelle.

Le monde civilisé en France croyait avoir conquis la liberté. Mais elle est chaque jour plus menacée par Macron. De tous côtés, la propriété foncière est attaquée fiscalement. Macron la traite comme un privilège immérité et prélève taxes et impôts comme sur les consommateurs, c’est-à-dire sur l’ensemble de la société.

Au moment où en France, la rente immobilière est à la baisse avec le droit des squatteurs et des loyers impayés, la fiscalité immobilière tend à réduire le revenu des propriétaires quand les travaux d’entretien nécessaires abaissent chaque jour les revenus des propriétaires. Et en même temps, on a en France l’impôt sur la fortune immobilière et les taxes de Macron et des socialistes arriérés et empêtrés dans les conceptions idéologiques qui considèrent comme dommageable à la politique socialiste la propriété foncière privée.

De là, on a inventé la Taxe d’habitation exorbitante sur les logements vacants !

Il n’en résultera pas toutefois que le fond de la société sera changé, qu’on pourra se passer du capital ou que le capital deviendra esclave, que le régime des entreprises individuelles disparaîtra, qu’il n’y aura plus de salariat ni de patronat, et que tout se fera sous la forme de sociétés anonymes, ou bien encore, comme le veulent les collectivistes, que l’État se substituera aux particuliers. Le collectivisme et le socialisme sont les ennemis véritables du progrès, en absorbant tout dans l’État et en distribuant des rentes corruptrices.

Le collectivisme et le socialisme jugent que la propriété collective des instruments de travail de toute nature doit appartenir à l’État, non aux individus. C’est à ce caractère socialiste que le collectivisme fiscaliste de Macron fait référence malgré l’inapplicabilité absolue du programme de la révolution socialiste réelle.

Le républicanisme socialiste En Marche pur dans l’ordre politique cumule le matérialisme dans l’ordre de la pensée politique, l’optimisme sur le perfectionnement de l’homme socialiste et l’athéisme en religion. On peut ajouter le relâchement des liens de famille et du mariage, l’éducation de l’État dans l’ordre pédagogique.

Tout cela se tient et il n’est pas un article du programme socialiste de déconstruction de la France qui ne se rattache aux autres. Tout ce qui met en faveur l’athéisme, le matérialisme, tout ce qui développe outre mesure l’action de l’État, tout ce qui affaiblit la famille au profit immédiat de l’individu, tout ce qui veut étouffer les diversités d’opinions et de jugements dans le pays, tout cela crée des adeptes du collectivisme et prépare le terrain pour le triomphe dans les esprits de cette barbare et stérile doctrine de la macronie vulgaire.

Macron croit pouvoir triompher en 2022 sur la ruine des classes moyennes et des classes populaires. L’ordre économique mondial fait craindre que le collectivisme puisse s’établir et durer au profit de l’oligarchie.

Les Français redoutent les convulsions sociales, les désordres et la répression auxquels conduiront les mystifications socialistes de la macronie vulgaire contre les Français.

Il leur faut considérer le socialisme d’État comme le précurseur du socialisme révolutionnaire pour occuper la plupart des esprits faibles.

Ils sont peu nombreux en Europe aujourd’hui les défenseurs de la vérité et de la liberté économique. Beaucoup de gens croient faussement que l’originalité consiste à inventer des projets de réforme comme s’il ne devait rien y avoir de fixe et de constant dans l’humanité.

Il y a beaucoup plus d’originalité et d’esprit à étudier et à analyser les lois simples de la vie sociale, à en faire connaître les règles, qu’à construire de toutes pièces dans sa fantaisie des sociétés socialistes imaginaires.

Le naturaliste examine l’organisme humain, il se rend compte des conditions naturelles de son existence, il analyse toutes ses fonctions biologiques et leurs rapports, et il croirait faire une œuvre puérile en rêvant d’une théorie du genre qui serait supérieure.

Ainsi doit on faire dans le domaine de la science sociale. C’est la pensée des conditions naturelles de l’existence de la société qui doit diriger la politique sociale. Et on comprendra alors mieux ce mécanisme si résistant et si spontanément perfectible qui constitue la marche de la société naturelle.

Thierry Michaud-Nérard

(Librement adapté de Paul Leroy-Beaulieu, Paris, le 31 mai 1885).