Macron tente de se refaire une santé sur le dos des contaminés

« Lorsqu’on engage une guerre, on s’y engage tout entier, on se mobilise dans l’unité. » Emmanuel Macron a appelé, mercredi 25 mars, à « l’union » pour mener « la guerre » contre l’épidémie de Coronavirus, après une visite de l’hôpital militaire de campagne installé près de Mulhouse (Haut-Rhin).

Reprenant au vol l’idée délirante de la si bête porte-parole du gouvernement aux abois, certains ont voulu comparer cette démarche à celle du président du conseil de l’époque qui rendit visite aux Poilus dans les tranchées de la Grande Guerre.

Au cœur de la crise, on ne peut que convenir de la nécessité d’être solidaires et tous liés dans  le dessein de vaincre ensemble. L’unité nationale est indispensable pour venir à  bout du fléau.

Cependant, ce nécessaire élan de solidarité n’efface nullement les responsabilités de l’avant- crise et n’abolit nullement la nécessité de la clarification qui devra se faire dans un temps d’après-crise. Il y a eu des manquement graves, des fautes criminelles et des responsables qui devront rendre des comptes sur le niveau d’impréparation et leurs conséquences vitales pour un grand nombre.

Mais pour cela un utile retour en arrière doit être fait.

Il faut bien le dire, les trois premières années du quinquennat d’Emmanuel Macron avaient surtout étaient marquées par un contre-pied éhonté des promesses de campagne de ce candidat hors-sol.

Je veux parler des promesses faites d’un monde nouveau, produit de l’imagination et de l’audace, un monde où régnerait la probité, où les élites seraient irréprochables, où la gouvernance serait transparente. Je veux aussi évoquer les promesses suggérées par la personnalité même de celui qui les portait, la jeunesse, le dynamisme et l’honnêteté.

Or il ne se passa que peu de semaines, voire de jours, avant que le mirage ne s’efface pour laisser place au miroir de nos peines et que s’ouvre le précipice des déceptions les plus amères du plus grand nombre parmi les adeptes  de la modernité en marche.

Du recul démocratique, matérialisé par la brutalité des ordonnances, des décrets et de l’usage du 49,3, à l’indécence des postures et petites phrases adressées à un peuple médusé par la tromperie avérée, tout avait contribué à assombrir le paysage politique et social d’une France, qui, partie déjà de très bas, n’avait pas progressé d’un iota dans le sens du beau changement annoncé.

Subséquemment et de façon conséquente, la déception se fit vive et entraîna une colère qui se manifesta par une violence généralisée, directement exercée contre celui qui avait suscité l’espoir. Le chaos s’est alors installé avec toutes les conséquences néfastes sur la cohésion sociale et la prospérité précaire du pays.

Bref, rien ne s’était produit comme cela fut espéré et rien ne permettait de croire encore en des jours meilleurs. Si bien (ou plutôt si mal) que l’aura du sémillant candidat en a subi une telle déchéance que, en l’absence de consultation, les sondages ont dessiné la chute régulière de sa brève popularité…

C’est alors qu’un malheur supplémentaire et combien accablant s’est abattu sur le monde, n’épargnant pas la France. Je veux parler de ce minuscule organisme pourtant si dangereux qui bouleverse la vie de millions d’êtres humains et les effraie à juste titre. Le Coronavirus.

Plongé dans un état d’urgence vitale, le pays a  besoin d’un leader qui lui donne le sentiment d’une gestion cohérente et forte. Or, dans le système politique de la Ve République, le seul  qui puisse se draper des habits du sauveur est le Président.

En dépit du retard à l’allumage, malgré les hésitations quant aux choix de la stratégie globale et nonobstant la trahison de l’une des rares figures de son mouvement, monsieur Macron a senti que l’occasion était belle de renverser la vapeur à moindres frais en saisissant l’opportunité de juste « faire le boulot » en communiquant intensément.  Mais pour être crédible, c’est-à-dire faire coïncider l’image de lui avec l’attente des concitoyens et les nécessités du moment, il fallait changer deux choses : la méthode et le langage.

L’arrogance fit place à une apparente humilité, la hauteur jupitérienne à une proximité respectueuse et la fatuité à la concertation affichée, revendiquée, surmédiatisée.

Si le pari de victoire sur l’épidémie demeure encore un peu incertain, celui de la popularité a un temps fonctionné puisque les sondages l’affirmaient, le nombre de Français qui faisaient confiance à Emmanuel Macron était en forte hausse.

Cependant, il semblerait que les mensonges, notamment sur la chloroquine, médicament recommandé par un grand nombre de médecins indépendants, aient retourné l’opinion.

À lire les sondages qui se multiplient, la cote de popularité de Macron s’effondre.

N’est pas le « Tigre » qui veut et Macron n’est pas Clemenceau, loin s’en faut !

Le temps de la guérison et de l’éradication approche lentement. Lorsque tout sera rentré dans l’ordre, il sera temps d’interroger ce chef de pacotille sur la façon absurde et malveillante dont il a usé pour gérer cette crise sanitaire majeure.

Il devra rendre des comptes.

Jean-Jacques FIFRE

 

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6 Commentaires

  1. « Se refaire une Santé » dans les circonstances actuelles est un bien grand mot…
    Sa place est à la … Santé ! Jamais allé !
    Mais ça viendra !

  2. tout le monde déteste les merdias , le régime macron ne tient que par sa police milicienne , les merdias ne tiennent que par les subventions de notre pognon que leur donne le régime macron . quel prétexte va t il trouver lorsque le populo l’aura essoré pour continuer a les arroser d’argent public ainsi que les envahisseurs , malgré la faillite du pays et qu’il n y a soit disant pas de fric pour payer des masques et mettre nos SDF français a l’abri !?

  3. il a été filmé dans une tente aseptisée neuve, mais pourquoi n’a t-il pas fait les 50 mètres le séparant des soignants de l’hopital, pourtant il avait un masque, lui !

  4. CHOUPINETTE VAINQUEUR EN 2022 ! sibeth premier ministre !

  5. Dédolée, mais il me semble que les Français qui ont fait confiance à macron après son discours emphatique expliquant l’embellie éphémère de sa popularité sont encore plus crétins que je ne le crains… Ne serait-ce le ton employé par ce type gonflé comme une outre et qui aurait dû légitimement alerté plus d’un, nonobstant les mensonges accumulés depuis son élection par lui et tous ses complices qu’il n’est plus utile de citer !

  6. Si l’on observe les résultats du 1er tour des municipales, le locataire de l’Elysée peut roupiller tranquille. Le changement c’est loin d’être maintenant.

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