Macron, tu es nul, casse-toi !

Quand on annonce une hausse du Smic, on annonce une hausse du Smic, son tarif horaire. Ici, le gouvernement fait de l’esbroufe. Et en fait payer le coût aux Français – à nos impôts – puisque sa mesure sera financée par les Caf. Par son choix, il évite au patronat d’avoir à augmenter les rémunérations légèrement supérieures au Smic et il s’évite à lui-même de revaloriser dignement les bas salaires des 3,8 millions de fonctionnaires de catégories B et C. Ni vu ni connu, j’t’embrouille…

Quand on veut améliorer la condition des petites retraites, on commence par les revaloriser au moins selon l’inflation. Ici, Macron étend l’exemption de la CSG pour quelques-uns. Et quoi pour ceux qui en bénéficiaient déjà ? Ben rien… Mais qu’importe ! Des journalistes serviles seront là pour asséner le chiffre de ceux qui en seront dispensés, sans dire que certains l’étaient déjà. Bravo l’artiste !

Quand on veut cesser d’emmerder les automobilistes, source initiale de la révolte, on pourrait peut-être arrêter l’expérimentation des 80 km/h ; ne pas alourdir le coût des contrôles techniques ; décréter nulles et non avenues les vignettes Crit-Air et autres mesures culpabilisantes d’interdiction de circuler pour certains en agglomération. On peut aussi annoncer qu’il n’y aura plus de TVA sur le carburant, laquelle croît avec le prix de baril ; et on cherche ailleurs que sur ce qui est déjà lourdement taxé de nouvelles recettes – s’il en besoin – on les cherche sur le kérosène ou le fioul lourd par exemple. Chapeau l’artiste ! Pompidou te l’avait dit : qu’on arrête d’emmerder les Français !

Macron, tu sais que t’es nul ? L’économie, la vie sociale, la vie réelle, tu ne les connais pas. Tu veux un conseil ? Prends mon conseil : casse-toi. Avant que tout cela ne dégénère…

Tu continues de prendre les mesures du jacobin que tu es. Faire simple est hors du champ de réflexion de tes conseillers. Par contre, côté mesures alambiquées, sous contrôle et administration d’une fonction publique qui n’en peut mais, au lieu de choses basiques, directes, d’homme à homme, de salarié à employeur, de conducteur à code de la route, de retraité à rémunérateur, tu t’y connais. Pourquoi faut-il que tu complexifies tout ?

Tu veux faire des simili-états généraux au niveau des communes ? Chiche ! Prépare une Constituante. Donne à l’Assemblée qui sortirait d’une consultation citoyenne un pouvoir législatif.

Pourquoi continues-tu de faire semblant ? Tu crées un effet de rideau devant la révolte, comme un magicien faisant disparaître la locomotive de la révolution, 20 millions de téléspectateurs ! Quelle audience ! Oui, tu les as gagnés. Quant à les convaincre, mon jeune ami, je crois que tu t’es fourré le doigt dans l’œil !

Tu crois qu’un spectacle de prestidigitateur suffira ? Vraiment ? Et si la révolte se poursuit, tu feras quoi cette fois ? Tirer sur les manifestants ?

Casse-toi !

Je te souhaite bien du courage pour tes prochains déplacements en province. On est venus te chercher… Viens nous rencontrer, si tu l’oses !

Bertrand du Boullay

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4 Commentaires

  1. « Rien que » 12 Mds de dette en plus…
    Dépasser les « 3 % » sacrés ? Alors que seul, le « 0% devrait être la règle ?…
    Pauvres enfants

  2. « Pourquoi faut-il que [M. Macron] complexifie tout ? » Parce qu’il faut, pour les politiciens comme pour les avocats «Être le plus imprécis possible de manière à éviter toute ambiguïté.» Ce qui permet ensuite de se targuer d’une intelligence trop complexe pour être assimilée par le commun des mortels.

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