Macron veut le pacte de soumission de la France à l’islam

En proposant un prêt de 15 milliards à l’Iran pour contourner les sanctions, Macron choisit la dictature islamiste plutôt que l’allié américain…

Avec le pacte de soumission de la France à l’islam, la France ne sera plus la France !

Philippe de Villiers cite le Journal du Dimanche du 4 janvier 2016, dans lequel Ali Juppé propose :

« Il faut un Pacte avec les musulmans. » Cet accord devrait notamment porter sur le financement des lieux de culte, la formation des imams, etc. Un vieux truc de politicien : Ali fait mine de vouloir réformer pour mieux légitimer. De retour dans son ancien arrondissement de Paris, le 31 janvier 2016, Ali délivre devant 500 personnes un message abouti en faveur d’une France diverse et unie : « Cette diversité de vos origines, de vos religions, de vos orientations sexuelles, je veux la respecter, il ne faut ni la nier, ni la combattre. »

La salle applaudit. Vingt-cinq ans de propagande ont porté leurs fruits. Le Villepinte de 1990 avec Chirac et Pasqua qui voulait « terroriser les terroristes » est bel et bien enterré.

Mais comment ce processus a-t-il été possible ? Le multiculturalisme est devenu un point de passage obligé pour faire carrière et sortir du camp des réprouvés de la « France moisie ». Ali Juppé n’a pas vraiment changé. Il s’adapte. Il pactise. Il sait qu’en politique, « il faut donner de l’espoir ». Alors il déclare devant les étudiants de l’université Paris II Panthéon-Assas : « Il ne faut pas être prisonnier de fantasmes. Il y a une lecture du Coran (qu’il n’a pas lu) parfaitement compatible avec les valeurs de la République… Mon objectif est de cheminer vers une société heureuse. Je veux provoquer un élan et une adhésion autour d’un art de vivre nouveau. C’est ce que j’appelle l’identité heureuse. »

Si la France ne veut pas changer d’identité, c’est à l’identité de changer de France !

Le 9 décembre 2009 déjà, en plein débat sur l’identité nationale, il se dit convaincu que la France est islamo-compatible : « Toutes nos valeurs, liberté, égalité, fraternité, laïcité, respect de l’autre, nous conduisent à dire que la société française, comme elle l’a été par le passé, parce que la France a été historiquement un grand pays d’immigration, doit être accueillante et respectueuse des différences. »

Ali Juppé illustre de manière emblématique la démission de la plupart de nos élites. En moins de dix ans, du début des années 1990 au début des années 2000, ils ont fait litière des idées anciennes qui visaient à défendre notre projet de civilisation. Désormais, c’en est fini. Ce soir-là d’octobre 2014, chez Pujadas, Ali Juppé est un Juppé œcuménique et samaritain, qui a trouvé l’accord parfait avec son ami, Tareq Oubrou, l’imam de la future Grande Mosquée de Bordeaux, réputé proche des Frères musulmans, ce mouvement qui juge que « la frontière est une méprisable hérésie« . Les deux veulent faire oublier leur passé : l’un était pour la frontière. Et le second qui pratique la taqiya, la dissimulation de ses anciens propos sur le califat.

En forme d’hommage à cet imam zélé et ardent, Ali Juppé lui a remis les insignes de chevalier de la Légion d’honneur. Les figures de proue de l’islam bordelais, devenues les patrons de l’Uoif, voient en lui le « bouclier de l’islam » en France. En mai 2015, dans un entretien au Figaro, Ali Juppé récuse l’assimilation : « L’idée d’assimiler les gens, d’effacer les différences, n’a pas de sens, ni sur le plan moral, ni sur le plan du réalisme. Ne tombons pas dans la stigmatisation systématique. Il existe des accommodements raisonnables. »

Ali Juppé prône « l’union dans la diversité« , pour reprendre la devise européenne. Il ne cache plus son inquiétude devant « les crispations et les vilaines peurs« . En août 2015, dans Le Monde, il se dit préoccupé par « le rejet de l’islam« . Il veut « lutter pied à pied » contre la montée de l’islamophobie en Occident. Il veut apaiser les « tensions inutiles sur le voile » et promet de garder le droit du sol. Il confesse qu’il ne connaît pas le Coran. Il fait confiance à son ami, le recteur de Bordeaux, un Frère musulman qui lui met l’âme en paix.

Sur son blog, le 10 octobre 2015, il s’en prend au « nouveau politiquement correct » du déclinisme, à l’image d’Éric Zemmour, qui vante « la nostalgie d’un prétendu âge d’or ». Il condamne « les partis qui dessinent le visage d’une France ratatinée dans ses égoïsmes, prête à jeter aux orties l’Union européenne« .

Ali Juppé a oublié le Alain Juppé mettait les mains sur les épaules de Chirac, son mentor, qui avait les siennes sur les épaules de Pasqua, son inspirateur, qui voulait « terroriser les terroristes« .

C’était à qui serait le plus ferme en matière d’immigration. Nous étions à Villepinte, pour l’ouverture des états généraux de l’opposition, en mars 1990. Alain Juppé voulait faire approuver par l’assistance fiévreuse des militants une panoplie de mesures musclées, destinées à « maîtriser les flux migratoires« .

« Nous fermerons les frontières, nous suspendrons l’immigration, nous reconduirons les clandestins d’où ils sont venus. Et surtout nous réserverons les prestations sociales aux nationaux… Être étranger en France, ce n’est pas avoir automatiquement et intégralement tous les droits liés à la citoyenneté française !

« L’islam n’apparaît pas conforme à nos fondements sociaux et semble incompatible avec le droit français. C’est à l’islam et à lui seul, je dis bien à lui seul, de s’adapter afin d’être compatible avec nos règles. »

Pour lui, l’intégration des populations immigrées est « un problème permanent et gigantesque« . Il dit sa lassitude, au nom de tous « ces gens qui ont le sentiment que ça continue à se dégrader. Si on pouvait leur dire : « Bon, maintenant on a arrêté le flux, on va essayer de vivre en bonne intelligence… », les Français de ces quartiers, qui ne sont pas racistes, seraient prêts à jouer le jeu avec des populations venues d’ailleurs. »

Et il conclut : « Au contraire, ils ont le sentiment que ça continue et qu’ils sont totalement submergés. »

Le 19 juin 1991, Jacques Chirac est à Orléans : « Comment voulez-vous que le travailleur français, qui habite à la Goutte-d’Or et qui travaille avec sa femme et qui, ensemble, gagnent environ 15 000 francs, et qui voit sur le palier à côté de son HLM, entassée une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses et une vingtaine de gosses et qui gagne 50 000 francs de prestations sociales sans travailler… Eh bien, le travailleur français sur le palier, il devient fou ! Il devient fou, il faut le comprendre ! Et si vous y étiez, vous auriez la même réaction… Et ce n’est pas être raciste que de dire cela. »

Thierry Michaud-Nérard

Source : Philippe de Villiers, Les cloches sonneront-elles encore demain

 

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4 Commentaires

  1. ce qu’il veut simplement c’est d’être réélu, par tous les moyens

  2. Et ils voudraient qu’on respecte les politiciens et la politique quand ils donnent ce lamentable spectacle de girouettes !

  3. C’est grave et combien ne voient pas plus loin que le bout de leur nez !

  4. Les français sont foutus, ils sont soit naîfs et ignorants, soit dans le déni, soit nombrilistes refusant de voir ce qui se passe ailleurs. L’idéologie dominante pro mondialiste et pro communautariste s’est construite sur une pensée « fantasmée » superficielle, éludant et ignorant tout des mentalités ethniques humaines, des modes de pensées et de croyances archaîques, des névroses et des moeurs profondes enracinées psychiquement et transmises de générations en générations. Et cette fois le choc des civilisations se fera sur notre propre sol, c’est juste une question de nombre et donc de temps. (Exemple récent les violences en Suède ces jours derniers).

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