Macron veut tourner la page Benalla : trop facile !

Publié le 3 septembre 2018 - par - 15 commentaires - 1 508 vues
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Souvent dans ma vie, j’ai souhaité passer à autre chose. Lorsque j’avais commis une bévue, par exemple. Chaque fois que j’entrais en classe, on se moquait de moi. Je ne pouvais plus les entendre. J’étais honteuse, gênée, humiliée, une seule envie : qu’on oublie. Et pourtant, il s’agissait d’une bêtise que je ne me rappelle même plus (mauvaise prononciation en anglais, ballon mal rattrapé à la récré…).

Ici, monsieur le Président, il ne s’agit pas d’un ballon, mais d’un scan-dale, d’une af-fai-re ! Pour de vrai. Les médias tentent de nous coincer sur les méfaits de votre favori qui matraquait les badauds, mais on s’en fout des baffes ! Qu’attend-on d’un tel balourd ? Normal. Il est grossier, mal élevé, en plus musulman, vous ne pensez tout de même pas qu’on le retrouverait dans une cathédrale en train d’égrener un chapelet. Non. Ce n’est pas de ce scandale-là que je parle. Je parle du vôtre. De votre énième affaire déplorable.

Nombre de vos sujets végètent dans la misère. Certains dorment dans leur voiture. Vous le savez, peut-être ? Les petits retraités-qui-ont-cotisé-toute-leur-vie-et-dont-vous-vous-foutez-royalement-c’est-le cas-de-le-dire grappillent chaque sou pour y arriver et vous, de là-haut où vous vous trouvez (plus pour longtemps, je l’espère), vous décidez de bichonner un tel individu, de lui accorder des privilèges insensés – je ne vais pas les énumérer, beaucoup l’ont fait avant moi, et brillamment -, de vous le garder continuellement à proximité, à portée de main (je reste courtoise) alors qu’il n’y avait pas droit ?

Vous avez vu tous ces broutards qui ont fait la file à Bormes-les-Mimosas, rien que pour appréhender votre visage souriant (à mon avis, vous devriez arrêter de sourire sans cesse, vos dents dévoilent des espacements peu esthétiques – et en matière de porcelaine, vous auriez mieux fait d’en commander pour votre mâchoire plutôt que pour les tables de l’Élysée, c’eût été moins onéreux –, toutes caméras tendues ? Eh bien, ces gens-là, monsieur le Président, ils auraient aussi apprécié que vous leur accordiez l’un ou l’autre privilège. Mais non, ils doivent se contenter d’une tente pour les vacances et en rentrant, la plupart retrouvent leur logement minable. Leur boulot mal payé. Leur patron ingrat. Ni chauffeur, ni appart de luxe (son vélo électrique, c’était vous aussi ?), encore moins d’armes à volonté.

Alors, vous avez le toupet de le prendre de haut et de déclarer qu’il est temps de tourner la page ! (Parfois, pour varier, vous évoquez une tempête dans un verre d’eau ou vous proposez même qu’on vienne vous chercher). Mais ça ne se fait pas. On ne tourne pas tout simplement une page aussi souillée. Trop facile. Les pages souillées, elles collent, du vrai ciment.

Nous, on ne tourne rien du tout. C’est gravé dans les mémoires comme dans du marbre de Carrare. Tout comme les insultes que vous proférez sans cesse, vous croyant spirituel. Tant mieux si cela vous fait rire, il n’y en a plus pour longtemps. Personnellement, vos plaisanteries douteuses ne me font même pas sourire, elles font même plutôt pleurer les Français. Revenons donc à votre avant-avant-avant-dernier scandale. Au scandale Benalla qui « n’est pas mon amant ». Alors, je me pose une question brûlante : que cache cette protection (vous qui avez l’habitude de faire croire à l’adoration des masses laborieuses).

À propos, Maxime est-il venu vous rendre visite à l’Élysée, comme vous le lui avez proposé à voix haute devant les caméras pour faire gentil ? Vous ne vous en souvenez pas ? Je vous le rappelle, moi. Mais sa visite sera sûrement gommée du programme, sauf bien entendu si une centaine de journalistes sont conviés pour afficher votre bienveillance, votre amour des bambins (que vous avez décidé de ne pas avoir, il me semble). Celui qui paie des limiers pour retrouver un tout petit garçon afin d’avoir sur place, soi-disant par hasard, un admirateur qui bave d’admiration devant lui, même s’il n’a que six ans, est capable de tout. Pauvre monsieur le Président. On se demande si vous payez tous ceux qui vous entourent et vous admirent ? Probable.

Revenons à nos moutons, je m’égare.
Pourquoi, donc, pourquoi ? S’il n’est pas votre amant – ce qui ne serait pas un problème, du moment que vous vous êtes arrangé avec madame Trogneux-Macron, ce serait votre affaire, après tout. Si elle est d’accord. Je ne suis pas une mauvaise langue, je vous assure, et j’ai horreur des bavardages mais on m’a chuchoté que, de toute façon, elle couche au quatrième. Donc, il doit s’agir de faits plus graves.
Vite, vite, que Closer ou que le Canard nous révèlent enfin de quoi il s’agit. Je suis impatiente de lire les conclusions de leurs recherches.
Je lis ce matin : une rentrée cauchemardesque attend Macron ; démission de Nicolas Hulot, trait d’humour sur les Gaulois réfractaires, couac gouvernemental concernant le prélèvement à la source et, pour terminer, le gentil, si érudit et raffiné Stéphane Bern. Pour vous qui dégringolez dans les sondages, les fronts se multiplient. Vous savez quoi ? Je m’en frotte les mains. Car il n’y a aucune raison que les enfants soient les seuls à redouter la rentrée. Vous allez en baver et je ne pense pas que quelques plaisanteries de bas étage vous en sortiront. Et pas la peine d’appeler Lahcene pour vous protéger. Il purge sa peine, du moins je l’espère.

En juin dernier, j’ai visionné une vidéo dans laquelle vous précisiez votre politique sociale. « On met trop de pognon, on déresponsabilise et on est dans le curatif. Toute notre politique sociale, c’est qu’on doit mieux prévenir – ça nous coûtera moins. On met un pognon de dingue dans des minima sociaux et les gens sont quand même pauvres. Ceux qui tombent pauvres restent pauvres ! On doit avoir un truc qui permet aux gens de s’en sortir. » Elle a trois mois, cette déclaration. Vous l’avez trouvé, ce truc pour en sortir ? Car moi, je l’ai : fermez les frontières, arrêtez de verser des allocations familiales pour 8 et 9 enfants, renvoyez tous les criminels chez eux illico, vous économiserez les frais de procédure, les frais d’appel, de recours encore et encore. Vous désencombrerez les tribunaux et ferez des économies par la même occasion.

Au fait, si vous pouviez en profiter pour susurrer à votre Premier ministre qu’il ferait bien d’arrêter de se prendre pour un sultan et d’affréter des jets pour lui tout seul – excusez-moi d’en parler aujourd’hui encore, j’ai tendance à rabâcher, mes enfants n’arrêtent pas de me le dire – mais je l’ai encore en travers de la gorge. Ce n’est pas un pognon de dingue, cela ? (Ce chiffre-là, il est aussi incrusté pour de bon dans ma mémoire : 350 000 €). Alors que l’avion qui l’attendait avait déjà chauffé les moteurs, juste à côté ? Et les avions, ça me connaît !

350 000 €, je fais le calcul : 35 000 sacs de couscous (10 kg), 7 000 moutons prêts pour l’abattoir halal, 1 750 allocations mensuelles pour futurs égorgeurs, comme je ne connais pas le prix de leurs défroques, je ne peux en estimer la quantité, désolée, mais aussi 350 mois de retraite – environ – pour les vieux qui ont bossé toute leur vie. Mais vous vous en foutez.

Il y a de quoi râler, je vous jure ! Les Français râlent, les Allemands râlent (touchez-en donc un mot à la chancelière la prochaine fois que vous la serrerez dans vos bras), les Belges et les Hollandais aussi. Les Hongrois et les Italiens, je crois qu’ils ont cessé de râler, ils ont de la chance, je vous aurais bien conseillé de demander la recette à monsieur Orban et à monsieur Salvini, mais il paraît que vous ne leur parlez plus depuis que le ministre de l’Intérieur italien a déclaré que vous étiez encore 15 fois plus méchant, et que vous seriez même sa cible préférée. Ben voilà au moins quelque chose qui me faire rire !

Y a du bon macron, dans cette guêpière
Y a du bon macron, mais je n’en veux pas !
J’en ai du nul et du bien félon,
Mais ce n’est pas pour ton vilain front !
(refrain strict :)
Y a du bon macron, dans cette guêpière
Y a du bon macron, mais je n’en veux pas !

Anne Schubert

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Notifiez de
DUFAITREZ

En plus court, ça ferait quoi ?

stephanie

« votre amour des bambins (que vous avez décidé de ne pas avoir, il me semble). » En même temps (lol), c’est pas avec sa momie qu’il risquait d’en mettre en circulation hein. La ménopause ayant déjà dû passer par là depuis au moins 100 ans… mdrrr

patphil

hollande a eu léonarda et théo
macron benalla
des sparadraps qui lui colleront toujours quelque part

De Profundis Macronibus

Pour monter au mat de cocagne il vaut mieux avoir les brennes propres et ça n’est pas le cas du freluquet de l’Elysée…

Jill.

Où k »il est ce brave Alex ?

Une patriote

Dans qu’elle bonne place très bien rémunérée Macron a planqué son Benalla ?

patphil

en effet et curieusement aucun « journaliste » le lui demande

Enée

OUI, Benallah ( Marocain-musulman) dirigeait la Police Spéciale de Macron!…
OUI, les Français veulent connaître les documents et informations secrètes du coffre-fort et qui ont mystérieusement disparu!… Où sont-ils?
Cette affaire est d’extrême importance, l’enquête est toujours en cours et chacun de nous la suivra de très près, ce n’est pas TERMINÉ…attention.

Enée

Ajout: la Police PARALLÈLE Spéciale de Macron…tout à fait illégale et d’autant plus répréhensible…

kabout

c’est comme avec l’autre bille d’holland et son affaire léonarda….macron aura son affaire benalla et ca lui collera au cul juste qu’a la fin de son piteux et lamentable mandat.

Dupond

kabout
Il se dit dans les milieux bien informé que hollandouille aurait eu un enfant adultérain avec la belle léonarda ….mais bon : c’est une rumeur comme celle du 93 qui n’etait absolument pas fondée et qui a fait le jeu de l’extreme droaaaaaaaaaaaaaaaaaate

gabriel zallas

… la belles Léonarda… mdr ! Faut être sacrément bourré et être presqu’en coma éthylique pour se taper un tel boudin… j’aime bien votre humour, mais attention ceci ne nous regarde pas ! On en parlera pas… presque pas… enfin pas trop… juste ce qu’il faut pour faire circuler l’information.

Lekikengroigne

Cela devient croustillant et mériterait un bon développement, je crois au contraire indispensable de renseigner les électeurs des goûts particulièrement délicats de nos deux derniers présidents de la ripoublique