Madame Annick Golé, directrice d'école primaire en Moselle, utilise la ficelle éculée « c'est pas moi M'sieur, c'est lui » !

Dans l’affaire de cette directrice d’école primaire de Farébersviller (57) qui voulait imposer le foulard islamique à ses jeunes élèves (musulmanes ou non) pour visiter une mosquée dans le cadre de la Journée du patrimoine (1), la ré-information sur internet et la mobilisation citoyenne a joué à fond et a gagné la partie. Mais méfions-nous des victoires trop facilement acquises.
Revenons sur la chronologie des événements.
Jeudi 9 septembre vers 22 h 30, le site fdesouche.com publiait la note de la directrice de cette école, demandant à « toutes les filles » de son établissement (donc des gamines de 6 à 11 ans !) de « se munir d’un foulard » pour une visite obligatoire de la mosquée de la ville dans le cadre de la « Journée du patrimoine » (1).
Le lendemain vendredi, vers 9 heures, Riposte Laïque publie un article dénonçant ce « double scandale » (2). Idem chez nos confrères de Bivouac-Id (3). Idem sur une dizaine de sites ou blogs « résistants ». Les articles demandent de réagir auprès de l’école en question, de la mairie de la ville, de l’Académie, etc. Des réseaux féministes, laïques, républicains ou juridiques sont également prévenus.
Deux heures plus tard vers 11 heures du matin, Riposte Laïque reçoit des courriels d’internautes qui ont appelé l’école : la visite de la mosquée est annulée. La directrice Annick Golé répond à quelques messages qui lui ont été adressés, pour confirmer l’annulation de la visite. Même réponse au téléphone. Idem du côté de la mairie, également prise d’assaut par les internautes, à coups d’appels téléphoniques ou de messages par internet.
Un peu plus tard, j’apprends de source sûre relevant du ministère de l’Education nationale que la décision d’annuler la visite de la mosquée a été prise… en très haut lieu ! Peut-être par le ministre lui-même.

Donc on pourrait considérer cela comme une victoire de la résistance citoyenne et laïque contre l’application de la charia islamique par une directrice d’école. « La peur change de camp ». Mais ne nous réjouissons pas trop vite.
En effet, la réponse d’Annick Golé ressemble fort au « c’est pas moi c’est lui » classique de la part de gens pris la main dans le pot de confiture : « La visite avait été proposée par les services culturels de la mairie. » Et alors ? N’avait-elle le pouvoir de résister à ce diktat et à dénoncer publiquement cette atteinte à la laïcité ? C’est un peu facile de se défausser ainsi d’une double faute, à la fois contre notre patrimoine et nos valeurs laïques et républicaines !
Quant à la mairie, sa réponse vaut son pesant de bien-pensance soumise à l’islamique correct : « Afin de stopper toute polémique, Madame l’Inspectrice de l’Education Nationale et Monsieur le Maire de Farébersviller ont fait annuler la visite des lieux cultuels qui n’avait d’autre but que de découvrir tous les édifices culturels de la commune dans la perspective d’améliorer l’esprit d’ouverture, de tolérance mutuelle et de respect de l’autre. »
Ah bon ? Voiler des gamines non-musulmanes d’un hijjab sexiste et sectaire relèverait de « l’esprit d’ouverture, de tolérance mutuelle et de respect de l’autre » ? C’est vraiment inverser les victimes et les coupables ! Où est « l’ouverture » dans la soumission à la charia ? Où est la « tolérance » dans un signe d’intolérance religieuse ? Où est le « respect de l’autre » dans le voile islamique qui est destiné à marquer les femmes musulmanes ou supposées telles comme un bétail ?
Les réponses d’Annick Golé, directrices de l’école primaire publique Binet-Freinet, et de Laurent Kleinhentz, maire de Farébersviller et conseiller général de la Moselle, ne sont que de piteux bottages en touche. C’est un peu facile, quand on a été pris la main dans le pot de confiture, d’essayer de se défausser.
Oui, la faute a été commise. Oui, l’Education Nationale, la Préfecture, les parents d’élèves et les électeurs doivent sanctionner les coupables. Nous ne pouvons pas laisser ces forfaitures impunies. Nous appelons donc l’Académie de Nancy-Metz et le Préfet de Moselle à prendre les sanctions nécessaires.
Non, nous ne saurions nous satisfaire de cette « victoire ». Pour une Annick Golé et un Laurent Kleinhentz épinglés, combien d’enseignants et d’élus passent à travers les mailles du filet républicain et législatif tout simplement parce qu’un parent d’élève courageux n’a pas signalé leurs attitudes scandaleuses aux sites de ré-information ?
Certes, notre vigilance citoyenne est efficace sut telle ou telle affaire locale. Mais l’affaire de Farébersviller a été totalement ignorée par les médias, à part un modeste signalement par Marine Le Pen sur France 5 (4). Cela est loin d’être suffisant. Il ne faut pas laisser un centimètre carré de notre France devenir « territoire perdu de la République », et il faut continuer à dénoncer sans relâche tous ceux, fonctionnaires, élus ou décideurs, qui trahissent le peuple de France, son Histoire, ses lois, et son identité.
Car si nous excuserions aujourd’hui une Annick Golé et un Laurent Kleinhentz, demain nous donnerions raison à ces internautes ironiques qui ont demandé à la directrice de l’école primaire Binet-Freinet de Farébersviller « Prévoyez-vous aussi une visite d’abattoir halal ? » ou « Est-ce que mon fils doit amener des cailloux pour la lapidation dans son cartable ? »
On peut en rire. N’empêche qu’Azouz Begag, alors ministre sous le gouvernement de Dominique de Villepin, avait demandé qu’on trouve des « arrangements » entre la République et des maris polygames résidents sur notre territoire. Entre le voile islamique, la polygamie ou la lapidation, il n’y a qu’une différence de degré, pas de nature.

Alors si, depuis une fonctionnaire et un élu local jusqu’au sommet de l’Etat, des irresponsables montrent leur complicité avec les fanatiques d’Allah, qu’ils ne viennent pas se plaindre aujourd’hui que le peuple de France dénonce publiquement leur forfaiture. Et leur en fasse payer demain le prix fort.
Ne lâchons jamais la bride. Je viens de rencontrer une mère d’élève d’une école primaire de Marseille, qui m’a dit que sur le carnet de correspondance de sa fille, l’institutrice demandait : « Est-ce que votre enfant sera absent le lendemain du Ramadan ? » (C’est-à-dire le lendemain de la clôture du jeûne islamique rituel). C’est la même école marseillaise qui ne voit aucun inconvénient à ce que des femmes intégralement voilées viennent chercher leurs progénitures au sein même de l’établissement. J’attends qu’on me communique tous les documents authentifiés prouvant tout cela, avec le nom des fonctionnaires impliqués, pour vous en faire part.
Et évidemment, j’invite tous nos lecteurs à nous communiquer tout élément de cette nature. Si Riposte Laïque ou d’autres sites de ré-information peuvent relater ces forfaits preuves à l’appui, sachez aussi que Résistance Républicaine et d’autres associations peuvent ester en justice pour faire punir les coupables.
Roger Heurtebise
(1) http://www.fdesouche.com/136437-semaine-du-patrimoine-foulard-obligatoire-pour-les-filles-dune-ecole-publique-de-lorraine
(2) http://www.ripostelaique.com/Une-directrice-d-ecole-impose-le.html
(3) http://www.bivouac-id.com/2010/09/10/semaine-du-patrimoine-en-lorraine-foulard-obligatoire-pour-les-filles-d%E2%80%99une-ecole-publique/
(4) http://www.france5.fr/c-a-dire/index-fr.php?page=archives&id_article=1222

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