Madame Lagarde, le roi Abdallah, grand défenseur des femmes, vraiment ?

sarkozyarabiesaouditeMadame,
A la suite du décès du roi d’Arabie Saoudite, Abdallah Ibn Abdelaziz Al-Saoud, vous avez déclaré : « le Roi Abdallah, un grand défenseur des femmes ». Cette déclaration, vous l’avez faite bien sûr à Davos, le lieu du rendez-vous annuel des puissants de ce bas-monde.
Au moins vous, vous avez le mérite de déclarer haut et fort votre amour pour la monarchie saoudienne, qui reste malgré tout le foyer culturel du terrorisme islamique, avec les enseignements rétrogrades du wahhabisme qu’elle diffuse à travers le monde, même votre patrie, le pays des droits de l’homme et de la liberté, n’y échappe pas.
Si votre déclaration était réellement vraie, le monde entier l’aurait vérifiée depuis fort longtemps malheureusement les faits sont têtus et vous contredisent instantanément. Mais pour les puissants comme vous, la compromission, l’immoralité, le mensonge et l’obséquiosité n’ont pas de limite face aux pétrodollars. Les puissants comme vous qui font la morale aux misérables, aux affamés, aux gens d’en bas comme moi, aux sans-dents comme dirait l’autre, peuvent s’acoquiner même avec Satan, pourvu que l’argent coule à flot, car ils sont au-dessus de tous soupçons. Ils sont la conscience de ce monde de fric tout en faisant la morale aux sans-grades au gré de leurs intérêts…
Et le prix à payer pour cette allégeance sans vergogne s’appelle dhimmitude.
Sachez, Madame, que le ridicule ne tue pas et que le mensonge fait bon ménage avec la takkya ( la dissimulation islamique).
Goebbels, l’idéologue nazi spécialiste de la propagande disait : « Mentez, mentez ! Il en restera quelque chose ».
Alors méditez bien cette phrase, avant de vous lancer dans des déclarations qui ne vous honorent pas. Et surtout ne soyez pas la porte-parole d’une théocratie, la plus sanguinaire qui puisse exister sur terre, de nos jours, car demain le tribunal de l’histoire vous jurera même à titre posthume, de complicité pour crimes contre l’humanité, et Allah sait qu’ils sont nombreux au pays d’Al-Saoud.
Savez-vous, Madame, que l’esclavage, la misogynie et le racisme sont les bases doctrinales du pays dont vous venez de faire les louanges ?
Mais au fait que pensent les femens de votre déclaration si indulgente à l’égard des ennemis du féminisme occidental, qui s’enflamment à la vue d’une église mais qui détournent les yeux devant une mosquée?
Sachez encore, plus le mensonge que vous débitez sera gros pour dédouaner vos amis saoudiens, et plus la récompense pour services rendus à la cause de l’islam wahhabite nihiliste, sera conséquente ?
Le roi du pétrole, est-il incapable d’assurer la promotion de son royaume, au point de faire appel à vos talents de communicante ? C’est vraiment bizarre cette démarche insensée de la part de ceux qui considèrent la femme comme un objet sexuel, une matrice reproductrice sans cervelle. Apparemment, il y a un mélange de genres dans votre déclaration qui n’est pas nette ; il y a anguille sous roche. Sûrement !
Mais hélas, trois fois hélas, l’Arabie Saoudite n’est pas cet eden que vous voulez vendre à l’opinion occidentale, car il est la négation de la femme que vous êtes censée représenter.
Savez-vous qu’au moment où vous avez fait cette déclaration irresponsable, il y a eu au pays des Al-Saoud douze exécutions par le sabre depuis le 1er janvier 2015 ?
Avez-vous entendu parler de madame Leila Bassem, cette birmane décapitée sauvagement pour un meurtre, qu’elle n’a pas commis? Eh bien, Leila Bassem fait partie de ces douze suppliciés, et jusqu’à son dernier souffle, elle avait clamé son innocence mais le verdict d’Allah avait délibérément ordonné sa décapitation pour servir d’exemple à ceux qui doutent encore que l’islam n’est pas barbare.
Et que pensez-vous de la condamnation à 10 ans de prison et 1000 coups de fouet, répartis par 50 coups chaque vendredi après la prière, pour insulte à l’islam, du blogueur saoudien Raif Badaoui ?
Peut-être que le nom de ce pauvre diable de blogueur ne vous dit rien, et pourtant c’est la justice du défunt roi Abdallah dont vous faites les éloges, qui l’a envoyé dans l’obscurité de la prison de Djeddah.
Savez-vous aussi que la femme que vous êtes, n’a pas le droit de quitter sa maison ni de se marier sans l’autorisation de son tuteur ( wali), c’est-à-dire son mari, son père, son frère et à défaut son fils, au pays de la Kaaba ? Elle n’a pas le droit ni de conduire une voiture et encore moins de voyager seule. Pour le défunt roi Abdallah, vous n’êtes qu’une mineure du berceau au tombeau. Alors de quelle émancipation parlez-vous ?
Il est vrai que vous ne fréquentez pas les miséreux, les sans-voix, les laissés pour compte, car ils ne font partie de vos préoccupations. Pour vous, ils n’existent pas car vous n’êtes pas du même bord. Ils ne sont que des meubles, des objets sans valeur marchande.
Alors, Madame, de grâce, ayez un peu de décence et sortez de votre tour d’ivoire, car les femmes musulmanes qui souffrent le martyr ont besoin de mots forts et justes pour dénoncer l’oppression qu’elles subissent quotidiennement au nom d’Allah et refusent par conséquent la compassion misérabiliste.
Avez-vous déjà oublié les 270 chrétiennes du Nigéria kidnappées et vendues par la secte Boko Haram comme esclaves sexuelles dont les financiers sont les wahhabites saoudiens, vos amis? Mais aussi les femmes yazidies enlevées et vendues également comme esclaves sexuelles sur le marché de Mossoul par le calife Ibrahim de l’état islamique ( Daech) dont la matrice idéologique est la même que celle du wahhabisme dont vous faites la réclame ?
Êtes-vous consciente de la portée de votre déclaration en ces moments où le terrorisme islamique frappe aveuglément les innocents et surtout les femmes?
En son temps, Lénine disait que: « le capitaliste est capable de vendre la corde avec laquelle, il sera pendu ». Et vous êtes l’exemple parfait de ce capitaliste là.
Savez-vous que dans le coran, vous la femme, vous êtes un champ de labour pour l’homme ? Dans la sourate 2, verset 223, il est écrit : « Vos épouses sont pour vous un champ de labour ; allez à votre champ comme et quand vous le voulez et oeuvrez pour vous-mêmes à l’avance. Craignez Allah et sachez que vous que vous le rencontrez ; Et fais gracieuse annonce aux croyants ! »
Savez-vous ce que Mahomet a exigé de la femme ? Eh bien, selon sahih Bukhari, il avait dit : « une femme ne doit jamais se refuser à son mari, même si c’est sur la selle d’un chameau ».
Finalement, vous êtes bien servie en devenant une propagandiste du wahhabisme, la doctrine officielle de l’Arabie saoudite.
Recevez, madame, les salutations d’un zindiq sans-dents. Sans rancune, aucune, car il est temps de crever l’abcès islamique !
Hamdane Ammar

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