Madame Taubira, vous êtes responsable des souffrance d’Elise et de Priscillia

Madame,

Vous avez l’insigne privilège de pouvoir régler vos comptes avec les autres devant des foules soigneusement sélectionnées, par avance conquises, en transes dès vos premières paroles et qui se marcheraient dessus pour se prosterner plus vite et plus bas à vos genoux.
Heureuse citoyenne d’un pays que vous n’aimez guère !
http://www.lepoint.fr/politique/marseille-taubira-defend-avec-force-sa-reforme-penale-23-08-2013-1716540_20.php
Oui, Madame, un pays que vous n’aimez guère. Le simple quidam que je suis prend la plume pour régler à son tour ce compte avec vous. Pour étayer cette théorie qui se veut certitude aux yeux de mes compatriotes, ce seul et simple exemple :

http://www.parismatch.com/Actu/Faits-divers/Le-monstre-de-Colombes-525085

Madame, si vous n’avez pas eu le courage de lire cet article jusqu’au bout, je vous en propose deux extraits. Celui-ci d’abord, concernant Priscillia :

…A 22 h 15, les policiers et les secou­ristes découvrent l’horreur : Priscillia agonise dans une mare de sang. Son pouls est faible, sa respiration difficile. Des coups de pied et de poing ont ra­vagé son visage. On ne distingue plus ses yeux, ni son nez, ni aucun de ses traits délicats, massacrés par la rage de son agresseur. L’homme s’est acharné contre elle pour tenter de la violer : il y a encore les empreintes ensanglantées de ses mains d’ogre sur le pantalon de la jeune femme, entre ses cuisses et sur sa braguette. Priscillia, dans un état très critique, s’accroche, résiste à la mort… Les agents de police, pourtant habitués, sont frappés par l’extrême violence de l’agression. Ils suspectent d’abord une vengeance. Ils sont penchés sur ce corps inerte quand, à quelques rues, une jeune fille de 19 ans est agressée avec la même furie…

Et le début du calvaire d’Élise :

…Une main saisit le visage de la jeune fille. L’autre, « une poigne grasse et moite », lui couvre la bouche. Massif, féroce, il l’empoigne par les cheveux, lui chu­chote à l’oreille l’ordre de se taire, de ne surtout pas le regarder. Et la jette au sol, entre deux véhicules, sur le béton rugueux et froid. Il lui arrache son pan­talon, la viole. Deux fois. Puis, pour l’hu­milier encore, l’insulte, la menace avec son couteau en citant le Coran. Des mots, des gestes inracontables…

Alors, une question, Madame Taubira, primaire et qui vient tout de suite à l’esprit : que faisait ce fauve en liberté dans les rues de Colombes ? Je sais bien que vous n’y répondrez pas, vous avez en vérité la vaillance de la louve dans l’enclos aux brebis. Mais je sais aussi qu’en vous-même la réponse a déjà surgi, lumineuse : puisque celui-là se sentait seul, je vais faire libérer un maximum des autres, qui piaffent dans leurs cellules, pour qu’ils le rejoignent et chassent avec eux en meute. Ainsi les Grandes Compagnies, agrégats sanguinaires de truands, de déments et de mystiques, ravagèrent-elles un pays exsangue, ruiné, démembré, qui s’appelait il y a longtemps le Royaume de France.

Alors, je vous accuse, Madame Taubira, de quelques menus méfaits. Vous avez, par le geste d’un de vos subordonnés, que vous couvrez de votre insupportable morgue, condamné à la mort mentale et psychologique deux jeunes femmes qui ne demandaient qu’à vivre. L’une d’elle lutte encore, à l’heure qu’il est, contre la mort physique. « Prends tout, tu m’as déjà tuée » feule Elise à Sofiane, celui-là même qui l’a violée en récitant le Coran, celui-là même qui l’a détruite au nom de son Dieu, de son Prophète, de leurs pompes et de leurs oeuvres. Je vous tiens, Madame, pour responsable et coupable de ces annihilations. En fait co-responsable car comment peut-on encore nier la realité comme le font vos collègues Duflot-Joly-Belkacem, pour ne citer qu’elles, et laisser toute latitude à la fabrique des monstres ponctuant leur viol par la citation du coran? Aucun problème avec et du fait de l’islam, vraiment, Madame Taubira ?

Ce n’est pas tout.

Dans le silence de cimetière que vous offrez à ces deux malheureuses pour toute protection, pour toute compassion, voici que vous tordez la bouche pour vomir, deux poids-deux mesures, la détestation de très hypothétiques agresseurs coupables bien que personne ne les ait jamais vu faire, de dévoiler des musulmanes au coeur de leurs petites patries islamisées, conquises sur votre propre pays. Joignant votre bile brûlante à celle de Monsieur Valls, vous dégueulez l’islamophobie grandissante de gens exaspérés par l’incurie tragique qui marquera vos passages conjoints au pouvoir. Là est votre méfait majeur : cette impuissance à laquelle vous donnez en ruant, telle une jument mal montée, les atours de la volonté politique. Et le gouffre s’ouvre, au fond duquel vous et la plupart de vos collègues nous entraînez, moi et mes compatriotes. Les restes d’un peuple, livrés aux prédateurs.

Père de trois filles devenues femmes et mères, je frémis à l’idée qu’il me faudrait, si un semblable malheur venait m’accabler, demander sans intermédiaire des comptes aux responsables comme aux coupables de telles monstruosités. La violence n’est pas dans ma nature. Mais je le ferai, sans la moindre hésitation, et sans attendre de la part de quiconque les écrans de fumée et les fuites en déroute qui laissent les gens dans la solitude, le chagrin et la colère, pour le restant de leur existence. Un art où vous êtes, Madame Taubira, passée maître. Aussi vous souhaité-je sincèrement de ne pas avoir à croiser, sur votre chemin, ceux chez qui votre insolente indifférence à leur égard pourrait avoir fait naître des désirs de réparation.

Alain Dubos

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