Made for sharing : Hidalgo parle anglais comme une vache espagnole !

En France, la trahison vient souvent d’en haut. Ce sont les nobles français qui ont livré Jeanne d’Arc au bourreau et trahi leur patrie pour la pluvieuse Angleterre. Lurs héritiers spirituels, nouvelles « élites » autoproclamées, en sont les dignes émules.

La moindre occasion est saisie au vol pour se vautrer par terre et lécher les bottes boueuses des Maîtres en mettant un point d’honneur à renier notre langue au profit d’un sabir abscons faussement appelé « anglais », un globiche qui est à l’anglais de Byron et de Poe ce que le français de Black M est à la langue de Châteaubriand.

Cette volonté de soumission a encore pu être constatée ce vendredi 3 février. A sept mois de la désignation de la ville hôte des Jeux Olympiques de 2024, Paris a dévoilé sa devise de candidature : « Made for Sharing » ou « Fait pour le partage », devise que la mairie a abusivement traduite par un « Venez partager ». A cette occasion, la Tour Eiffel a été illuminée aux couleurs olympiques et l’on a vu cette devise en mauvais anglais – digne d’une publicité de petits gâteaux – surplomber l’auguste Lutèce.

Comme dit plus haut, la proposition participiale « made for sharing » interroge. Non pas qu’elle soit incorrecte sur un plan purement grammatical ou orthographique, mais c’est au niveau de la morphosyntaxe qu’elle pose problème. « Fait pour le partage » donc… Mais de quoi s’agit-il ? Parle-t-on de Paris, des Jeux Olympiques, de la France, de l’apéro, de la femme du voisin ? En outre, si l’on veut être tout à fait correct, il faudrait dire « made to be shared » et non « made for sharing ». Il s’agit là d’une traduction approximative, voire de l’anglicisation littérale d’une expression française.

Et que dire de la grossière traduction faite par la mairie de Paris, pour qui « made for sharing » se traduirait par « venez partager » ? Pour exprimer cette idée, un Anglais dira plutôt « Join and share » ou « Come to share », en aucun cas « made for sharing » (« made » étant le participe du verbe « to make » qui signifie « faire »). Ainsi, non content de se plier au tout-anglais, notre pays se ridiculise en usant d’un anglais de bazar, à peine acceptable grammaticalement. Même pas foutu de se soumettre correctement… A croire qu’on taille des pipes pour le seul plaisir d’être à genoux.

Le comité Paris 2024 a décidé de cette devise en accord avec Anne Hidalgo et Bernard Cazeneuve. Le président du comité, Tony Estanguet, invoque le « caractère universel » des Jeux Olympiques, avant d’ajouter : « nous voulons organiser des jeux du partage dans un monde de partage« . Bref, un slogan tourné bien à gauche, issu d’une sémantique post-attentat digne d’un pays mis à terre.

Rappelons à nos chers anglophiles que le français est la langue officielle du CIO depuis sa création par le baron de Coubertin en 1894, deux ans avant la renaissance des antiques Jeux. Rappelons aussi que la seule langue autorisée dans l’espace public en France est le français, ce, depuis 1539.

L’argument de l’universalité invoqué pour justifier l’emploi d’un slogan étranger ne peut qu’être considéré comme fallacieux. En effet, le raisonnement selon lequel seul l’anglais est susceptible d’être compris par tous sous-entend que notre langue est un idiome de seconde zone, un patois déclassé qui ne parle plus au monde… ni même aux quelques francophones (eh oui, il en reste) qui vivent en France. Nous serions donc des eunuques au milieu de l’orgie mondialiste. C’est du moins le message insidieux lancé au reste du monde par le choix d’une devise étrangère pour un évènement censé se dérouler sur notre territoire.

On note avec surprise le silence unanime de la classe politique à ce sujet. A part Debout La France et le Front National, aucun parti, ni aucun responsable politique n’a réagi. Nicolas Dupont-Aignan, président de DLF est monté au créneau en déplorant « la deuxième mort de Coubertin ». L’historien Éric Anceau dénonce quant à lui « un choix scandaleux » et un « assassinat du français ». Du côté frontiste, c’est le vice-président Florian Philippot qui a vivement critiqué ce choix. « Ce n’est pas en singeant les Anglo-Saxons que nous ferons briller la France » a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Nous n’avons pas plus de chances en parlant anglais à l’international qu’en parlant français« .

Des organisations sont en revanche intervenues pour exprimer leur désapprobation. Internet s’est également enflammé. Beaucoup d’internautes ont en effet moqué ce choix pseudo-anglais. Sur le site de la chaîne LCI un internaute déclare en commentaire : « Ce n’est ni de l’anglais, ni du français, c’est du globiche médiocre, un appel misérable et désespéré d’une grande folle qui fait le tapin sans succès« . On ne saurait mieux dire !

Comme l’a dit un autre internaute, inspiré par quelque bon génie patronnant au patriotisme : « Plutôt Paris sans les J.O. que les J.O. à Paris sans et contre la langue française« .

Nicolas Kirkitadze

image_pdf
0
0

36 Commentaires

  1. Jo…
    .sans majuscule bien sûr vu le contexte actuel égale : joyeuses orgies financières pour rien!

    • C’est signé et c’est triste de constater qu’en 48 h cette pétition n’a recueilli qu’une soixantaine de signatures.

    • La grammaire française est souvent inutilement compliquée, mais le recule de notre langue, en France m^me, provient surtout des mondialistes qui ne s’intéressent qu’au fric et pas à la beauté et à la diversité du Monde.

  2. Au-delà de la faute d’anglais, ou plutôt de sens, il faut noter que c’est tout à fait dans l’idéologie bobo.

    Partage, métissage, diversité culturelle, multi-culturalisme… le lien est transparent.

    Finalement c’est ça le plus grave. C’est certainement cela, en plus de son mauvais anglais, qui a attiré la folle de l’Hôtel de Ville (à défaut de Chaillot) dans le choix de ce slogan mièvre: elle y retrouve ses obsessions.

  3. paris mad for sharia , l’âne hidalgo n’en rate pas une.
    Mais que fait jacques toubon-allgood ?

    • Jacques Toubon le « défenseur des droits »? 🙂 La girouette par définition.

      En 1981, il a voté pour la peine de mort et contre les droits des LGBT. De plus, il a été contre Maastricht et contre la loi su le PACS, contre l’abolition du service militaire. Bref, un droitiste classique.

      Mais là, il a tout renié. Gay-friendly, contre la peine de mort, pour les « droits des minorités » et contre l’état d’urgence… Si la trahison a un visage c’est le sien.

  4. On peut imaginer qu’on veut rester dans le flou et laisser l’auditeur imaginer ce qu’on va partager. La tour (ou Paris qu’elle symbolise) inciterait ainsi les gens au partage (de quoi, on ne sait pas!)

    Limite compréhensible, de toute façon mauvais comme slogan, car frustrant et flottant, et pas suffisamment affirmatif: il vaudrait mieux dire « Let’s share, « (let’s) Share it », ou « Come to share with us ». Ou « just share it » (d’accord, celle-là fait un peu trop slogan pour baskets)

  5. Il me semble que la forme « made for sharing » appelle obligatoirement un complément: c’est « fait pour partager »… quelque chose: sharing joy, friendship, Paris… un anglophone demanderait « for sharing what? » Il manque quelque chose, c’est une phrase incomplète.

    Il faudrait en effet dire « made to be shared », si la chose à partager est le sujet… (la tour Eiffel? Paris? Les J.O.? Sans doute tout cela à la fois…)

  6. « deux ans avant la renaissance des antiques Jeux. »
    Ces Jeux coûtent de + en + cher, et contribuent à détruire l’environnement. En Grèce, ils ont fortement augmenté la dette, et les installations sont devenues inutiles. Au Brésil, de même. Supprimons-les !

    • Tout à fait d’accord.
      N’oublions pas non plus que certains se font une montagne d’or avec cette arnaque mondiale. Et vu la corruption qui gangrène notre pays, ce n’est pas étonnant que la conne idalgo soit tête de projet de cette fumisterie.

  7. Relativisons ! Je suis sûre que dans son for intérieur , notre harpie ibérico-bobo-socialo – parisienne voulait inscrire son slogan en arabe ! Nous revenons de loin …. mais quand on sait qu’ elle a fait interdire les crèches à l’ Hôtel de Ville de Paris tout en souhaitant  » bon ramadan  » aux islamistes … car les crèches sont d’ essence  » religieuse  » , alors que le ramadan est de nature  » festive  » ….

    • Surtout que le ramadan n’est pas une fête… Cette cloche montre son ignorance!

      Elle croit sans doute leur souhaiter le « joyeux noël » musulman! C’est un contresens total.

      Ce qui démontre encore plus son ignorance crasse de l’islam: il n’y a aucun amour de l’autre dans cette religion qui n’enseigne que la crainte: on n’y souhaite ni fêtes, ni anniversaires…

  8. Hidalgo aurait dû s’inspirer de ses lointains prédécesseurs de l’an 1940: « Paris ville ouverte » eût été plus direct et attirant pour les hordes attendues.

    • Bravo, Lucchini ! Génial !
      J’ajouterai sur cette affaire que le plus grave, c’est qu’une majorité de Parisiens l’aient portée à leur tête ! Tout ça ne serait pas arrivé si le défunt Séguin avait fait campagne en 2001 contre Delanoë plutôt que contre Tibéri !!!!!

  9. C’est du globish, …attendu que le Français va devenir du pidgin grâce à l’action efficace d’une certaine ministre !

  10. Je rigole ! L’écriture est un dessein »… Il me semble, mais je vais vérifier plus complètement, que la typo utilisée pour cette accroche est la même que celle utilisée par Marine Le Pen pour le sien ”Au nom du peuple » ! Un coup de chapeau – certainement bien involontaire – de la part de la hourie parisienne !

  11.  » Mets deux forts chez Ring »….Slogan de maillot mondialiste ….Pitoyable franglish ..

  12. Evidemment d’ accord avec vous , Monsieur Kirkitadze … sauf avec votre introduction !
    Vouloir comparer la France et l’ Angleterre d’ aujourd’ hui avec celles de 1429 est un non sens . A cette époque , c’ était la même famille qui régnait à Paris et à Londres . TOUTE l’ aristocratie et l’ administration  » anglaises  » ne parlaient que le français , hérité des conquérants normands .
    Souvenir de cette époque :  » DIEU ET MON DROIT  » qui figure toujours sur les armoiries de la Grande Bretagne .

    • Et n’oublions pas « Honi soit qui mal y pense »! (« honi » est bien écrit avec un seul « n » dans la devise anglaise de l’Ordre de la Jarretière, Edouard III, 1348)

  13. La hyène ibérique est une véritable calamité. On en viendrait même a regretter Delanoe. Et c’est dire…

  14. honteux on est en France pour quoi écrire en Anglais honte à vous ordure d Hidalgo vous allez dégager et vite vous ruinez Paris et les Parisiens

  15. Rien que pour le fait que ce ne soit pas en français, je suis contre l’organisation des jeux à Paris.
    Pour ceux et celles qui ne le sauraient pas, en France, nous parlons Français et que le Français !
    Pour faire bonne mesure, la sinistre de l’éducation va-t-elle nous demander d’apprendre l’Anglais pour renseigner des étrangers ayant besoin d’aides ?

    • … et n’oublions pas que la langue officielle de l’olympisme est le… français.

  16. « made for fucking » or « made to be fucked » ? .. c’est pas pareil ! . un sextoy par exemple c’est made (in china) for fucking et non to be fucked (quoique)
    Trêve de connerie, on en a marre des socialopes à la hildalgo ou qui sais-je encore qui se comportent en agents de l’étranger par priorité (encore 3 mois à les supporter)
    Son slogan sous n’importe quelle forme en anglais ou même en arabe (ce qui correspondrait encore plus à sa dhimmitude avérée) c’est une gifle de plus à la France.

  17. « fait pour le partage » a été traduit par « venez partager »…?
    On s’en sort bien ! on a échappé à: tournante, partouze, gang-bang, orgie,bacchanale…

  18. Les socialauds sont PARTAGEURS, GÉNÉREUX, ISLAMO-COLLABOS, etc. et utilisent pour cela non pas leurs fonds personnels mais L’ARGENT DES AUTRES, celui des contribuables.

    Allez, quelques millions d’euros pour la construction d’une mosquée, pour une république babanière d’Afrique, etc. !

    Par contre, les Français qui se serrent la ceinture, dont des personnes âgées, des chômeurs, des retraités, etc. en situation précaire, n’intéressent guère les socialopes, sauf au moment des élections.

  19. En fait ce « barbarisme » pseudo anglais devait être destiné à imiter ou rappeler le titre du groupe Kiss  » I was made for loving you », c ‘est à dire à passer un message subliminal !

    • En dehors de son slogan ridicule et incompréhensible, je ne sais pas comment elle voit l’arrivée massive de touristes pour les JO, alors qu’elle fait tout pour chasser et pénaliser les automobilistes.
      Ah, mais c’est vrai, ceux qui viendront auront de l’argent, ce n’est pas comme ces miséreux à qui elle interdit l’entrée à Paris parce qu’ils ont de trop vieilles voitures ou comme ces banieusards à qui elle pourrit la vie en fermant les voies sur berge.

    • Suite de mon commentaire ; il est vrai aussi que cette infâme personne ne sera certainement plus maire de Paris en 2024 et qu’elle peut, à ce titre, lancer sans complexe les projets les plus invraisemblables et les plus coûteux.

Les commentaires sont fermés.