Mais où est donc cette société apaisée promise par la gauche ?

Publié le 1 octobre 2012 - par - 1 281 vues
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Voici cinq mois que la gauche est arrivée au pouvoir. A l’élection de François Hollande, le journal télévisé s’est ouvert sur des scènes de joie du peuple de gauche et notamment d’une fille maghrébine en pleurs disant que désormais c’était fini de la stigmatisation et des débats « indécents » sur l’islam portés par la droite. La médiatisation de Marine Le Pen et la droitisation de la campagne de Nicolas Sarkozy étaient bien souvent présentées par nombre d’analystes comme la seule explication au clivage de la société française. Ainsi, n’avait-on pas entendu lors de l’affaire Merah des journalistes dire que le fait d’avoir trop mis en avant les thématiques de l’immigration et de l’islam lors de la campagne expliquait la radicalisation des musulmans outragés. Cela s’entend, même quand un maghrébin assassine froidement des militaires, des hommes et des enfants d’une école juive au nom du djihad, c’est encore la faute des méchants français racistes.

Pour autant, aux commandes de toutes les régions, sauf l’Alsace, de la très large majorité des conseils généraux, des grandes villes, voici que la gauche arrive au pouvoir suprême avec son florilège de bonnes intentions et son cortège d’utopistes. Madame Taubira à la justice qui clame que la prison n’est pas une solution. Messieurs Ayrault et Valls qui, un temps, avaient envisagé de donner le nom et matricule des policiers effectuant des contrôles de routines. A l’heure où la France compte trois millions de chômeurs et une situation sociale de plus en plus difficile, la gauche n’a pas d’autre grand projet qu’une loi sur le mariage homosexuel. La jolie Najat Vallaud Belkacem qui communique sur le dossier revient également avec une loi nouvelle sur la parité pour « une société plus apaisée » (sic).

Malgré de si belles déclarations, où est donc cette société apaisée ? Un rapide balayage des faits d’actualité depuis l’élection de François Hollande ne va pas dans ce sens. Les deux malheureuses gendarmes assassinées froidement dans la Var en juin dernier par un « Vladimir ». Le même mois, l’affaire du collégien de Rennes lynché pendant une rixe et dont la consonance étrangère du nom de l’agresseur a été un temps cachée par les médias. Peu de temps après, un jeune maghrébin décide d’ouvrir le feu en plein centre de Lille pour le simple fait d’avoir été refoulé d’une boîte de nuit : il tue deux personnes. Ajouter à cela les règlements de comptes à la kalachnikov à Marseille, les braquages à l’arme de guerre en plein jour à Grenoble ou les émeutes de quartiers à Mulhouse, Toulouse et Amiens. Curieusement, peu de gens ont relevé que sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, accusé de « dresser les français les uns contre les autres », aucune émeute d’importance ne s’est déroulée ; à peine cent jours de présidence de Hollande et des quartiers s’enflamment.

Ces derniers jours, deux agressions de professeurs pour des questions de sensibilité ethniques et religieuses. Enfin, les événements de la semaine dernière avec des manifestations salafistes en plein Paris. A l’origine, un film réalisé par un copte exilé aux Etats Unis, dont on oublie souvent que la communauté subit régulièrement massacres et discriminations infligées au nom du Coran et des Hadiths. Tout le monde s’insurge, crie au racisme, à l’islamophobie. Pour autant le comportement d’une partie non négligeable des musulmans de par le monde ne fait que corroborer ce que le film dénonce de façon parodique. Cependant alors que les communautés musulmanes se radicalisent de par le monde et que la présence d’agitateurs étrangers a  clairement été établie lors du rassemblement des intégristes devant l’ambassade américaine, les socialistes ne trouvent rien de mieux que de rappeler l’engagement de François Hollande pour le vote des étrangers aux élections locales. Avec une telle perspective qu’est-ce qui empêchera à terme d’avoir des villes à forte concentration musulmane qui éliront des maires islamistes.

Comment peut-on faire preuve d’autant de naïveté ou alors est-ce une volonté délibérée ? Comme l’a expliqué Hervé Algalarrondo dans son livre : « La gauche et la préférence immigrée », la gauche a décidé de tourner le dos aux classes populaires pour la défense des étrangers. Un calcul simple : les immigrés ou fils d’immigrés votent majoritairement à gauche et, si la gauche veut se maintenir au pouvoir, elle compte sur cette base électorale amenée mathématiquement à croître. Cette politique est inconsciente car elle porte en germe la destruction de notre pays et de ses valeurs. Dans ce cas de figure, un scénario de guerre civile de type yougoslave semble inévitable à moyen ou à long terme.

David Rosario

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