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Mais pour qui se prennent-ils, les Zidane ?

 
Je ne m’intéresse guère au foot mais jusqu’ici je trouvais Zinédine Zidane plutôt sympathique. Pour moi, c’était un « bon Arabe », un Arabe décent (en fait, un Kabyle !), pas du tout une racaille à l’image d’autres tapeurs de ballons que je ne nommerai pas. 

 
Mais là, ce que vient de faire son frère à l’encontre de Zemmour, c’est pas vraiment « cool ». Est-ce que celui-ci aurait, de la même façon, expulsé de son terrain de foot en salle (lequel avait pourtant été dûment loué par les militants de Reconquête, 160€ pour 2 heures) un autre candidat à la présidence, un Mélenchon, un Jadot ou un Macron par exemple ? Je ne le pense pas vraiment. 

 
Que dirait-on d’un restaurateur, d’un hôtelier ou d’un commerçant quelconque qui refuserait de servir un client, sous prétexte que celui-ci serait juif, Arabe, noir, blanc, pédé (excusez-moi, je veux dire gay !), trans, etc. ? On dirait qu’il a un comportement discriminatoire, que c’est un vilain raciste, un sale homo ou transphobe, une graine de nazi. 
 
Les journaux, les radios, les télés, en feraient tout une affaire et crieraient au scandale. Lesdits médias, en effet, ne manquent jamais de mettre en avant des opérations dites de « testing », lesquelles consistent à téléphoner à des agences immobilières dans le seul but de faire apparaître que, quand quelqu’un veut se loger, celui qui se prénomme Mohamed a moins de résultats positifs que celui qui se prénomme Gérard !
Je ne suis pas juriste mais j’imagine que l’indigne comportement que vient d’adopter ce M. Zidane s’apparente à un refus de vente et que cela est pénalement répréhensible. Je ne sais pas si le candidat Zemmour a l’intention de porter plainte mais il me semble qu’il serait pleinement en droit de le faire.
 
De façon plus générale, l’enseignement que l’on peut tirer de ce regrettable incident, c’est que ces gens, les Zidane, mais aussi tous ceux qui les ont approuvés de façon bruyante et souvent grossière,  au nom bien sûr de la démocratie et de la lutte contre le fascisme – ben voyons ! – se considèrent, à Marseille et ailleurs, comme étant chez eux, libres de décider quand ils le veulent qu’un citoyen français, dont la gueule (et surtout l’orientation politique) n’a pas l’heur de leur plaire, peut être impunément traité en paria ! 
 
Faudra-t-il donc inclure aussi la famille Zidane, aux côtés des dealers et des consommateurs de crack de la Porte de La Chapelle, aux côtés des fichés S et des immigrants illégaux, aux côtés des déboutés du droit d’asile et de tous ceux qui abusent de notre hospitalité trop généreuse, dans les futurs charters de la remigration ?
André Pouchet