Malca Levy,  ni odjou ni badja  :  sans queue ni tête

Le nouveau livre de Malca Levy présente une sympathique série de très brèves histoires liées à l’Afrique, à l’Europe, à la culture ladino. Si vous aimez vous enrichir l’esprit comme le cœur, si l’humain vous séduit ainsi que son histoire et ses problèmes, vous aimerez ce livre. 

Focalisé sur les Juifs sépharades de Rhodes, il est universel par son humanité, il parle de tout et de rien, présente des anecdotes empreintes de gentillesse et d’humour. De toutes petites tranches de vie, présentées par l’auteur avec le nom de celui qui les racontait  – en français à gauche, en ladino à droite – sont accompagnées de jolis dessins bien sympathiques, de différents auteurs, et j’observe une participation très réussie d’Anna Lauwaert qui a également dessiné la couverture.

Et voici un petit extrait de la préface écrite par Émily Beauvent, notre contemporaine à Élisabethville-Lubumbashi, qui fait la 4e de couverture :

« Ma vie en Afrique fut baignée de lumière, de couleurs et d’odeurs. J’y ai rencontré tant de cultures diverses, des Congolais, des Portugais, des Italiens, des Grecs, des Pakistanais et des Séfarades, voyageurs éternels, papillons partis de Rhodes et qui s’étaient un temps posés au Katanga… »

J’ai été profondément émue par l’humanité, la dignité de personnes qui nous parlent par l’intermédiaire de Malca, personnes qui, souvent, ont connu un passé abominable, personnes qui ne se plaignent pas, personnes qui arrivent à rire et qui sont si vraies… et je présente ici une toute petite histoire  arrivée au Grand Rabbin du Congo :

La pauvre voisine – La povretika di la Vizina   

Un jour que Papy rentrait chez lui, il passa devant la porte de sa voisine. Il la vit triste et abattue. Il s’approcha pour lui demander de ses nouvelles. Elle remuait doucement le contenu d’une casserole posée sur le feu. Il se pencha et vit de l’eau qui bouillait avec dans le fond… une clé.

– « Qu’est-ce ? » demanda-t-il.

–  « Voilà » dit-elle les larmes aux yeux, « je me prépare une soupe. »

Il saisit tout de suite l’état de détresse dans lequel elle se trouvait. Il courut chez lui, prit quelques légumes et les lui apporta.

Mia Vossen

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6 Commentaires

  1. m’enfin quelle illustration qui n’a rien à voir ni avec le texte de madame Vossen ni avec le livre de Malca Levy !

  2. Ni queue ni tête…ça ressemble un peu à une définition de la gent “masculine “ d’aujourd’hui.

  3. une cle passe mieux a avaler avec des legumes estomac rempli pour le reste aleatoire sinon il y a la soupe d orties gratuite proteines vitamines

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