Malgré les incendies, la surface des forêts a augmenté de 7 % en 35 ans


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L’Australie s’embrase, comme le font chaque année l’Amazonie, l’Afrique, l’Indonésie, la Californie. Faut-il pour autant y voir la main de l’homme, comme le clament les ayatollahs du climat et les « experts » du Giec ? Halte aux infox.
C’est un véritable enfer que vivent les Australiens depuis plusieurs mois, sans la moindre perspective d’amélioration à court terme. Températures hors normes, absence de pluies et vents secs favorisent les incendies de grande ampleur, laissant les autorités et les pompiers désemparés. Avec des températures oscillant entre 40 et 50°, l’Australie connaît l’été le plus chaud de son histoire.
Cette île-continent, vaste comme 14 fois la France, a vu 100 000 km2 (10 M d’hectares) de son territoire partir en fumée. L’équivalent de 18 % du territoire français !  1 km2 = 100 ha).
Plus de 30 personnes sont mortes. On estime à un milliard le nombre d’animaux disparus, dont certaines espèces endémiques menacées d’extinction. Même constat pour la flore.

Le brasier n’en finit pas de s’étendre et de détruire habitations, parcs naturels et forêts, spectacle de désolation et de fin du monde qui fend  le cœur.
Les images de koalas sauvés des flammes et  buvant avec avidité les bouteilles d’eau qu’on leur présente, ont fait le tour du monde, diffusant un sentiment d’infinie tristesse.
Les carcasses d’animaux n’ayant pas pu échapper aux flammes sont innombrables.
L’Australie n’est pas la seule zone touchée par les incendies. L’Amazonie, la Californie, l’Indonésie et l’Afrique connaissent aussi des catastrophes écologiques qui anéantissent régulièrement la faune et la flore, mais c’est la concentration des feux sur le sud-est du territoire australien qui provoque des dégâts irréversibles pour certaines espèces animales, en voie d’extinction.
Plus de 300 espèces ne vivent qu’en Australie, certaines rarissimes. Et si la régénération de la flore est prévisible au cours des décennies à venir, la disparition de certaines espèces animales endémiques serait une calamité irréversible. Plusieurs dizaines d’espèces sont menacées d’extinction selon les scientifiques. Selon le WWF, le koala, qui a vu 30 % de sa population disparaître dans les flammes, pourrait s’éteindre d’ici 2050.
À ces ravages sur la faune et la flore s’ajoute une pollution catastrophique pour les habitants, subissant des fumées toxiques. Canberra, la capitale, a même dépassé New Delhi au hit-parade des villes les plus polluées au monde.
Évidemment, chacun reconnaît que le réchauffement climatique aggrave les risques d’incendies. La planète est en effet plus chaude qu’il y a 100 ans.
Mais si les climatosceptiques ne contestent pas cette réalité, ils refusent qu’on impute ce réchauffement planétaire aux activités humaines. Et ils ont raison.
Au-delà de la légitime émotion que suscitent les images d’apocalypse diffusées sur nos écrans TV, il convient de relativiser et de comparer avec le passé.
Selon le centre européen de prévision météo Copernicus, la superficie totale des feux en Australie est comparable à celle des autres années. Mais elle est concentrée sur la zone sud-est du pays, entre Melbourne et Brisbane, la plus peuplée. D’où un effet dévastateur localisé sans précédent.
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Selon un expert de Copernicus, la quantité de CO2 émise dans l’atmosphère, entre le 1er septembre et le 6 janvier par les feux en Australie reste inférieure à celle des feux en Amazonie  ou en Indonésie. Australie, 370 millions de tonnes, Amazonie, 579 millions et Indonésie 709 millions.
https://images.midilibre.fr/api/v1/images/view/5e15928dd286c25669685fa3/hd/image.jpg?v=1
Carte du Global Forest Watch Fires, donnant la situation des feux dans le monde.
Rappelons que chaque année, ce sont 350 millions d’ha qui partent en fumée dans le monde. Soit 35 fois plus qu’en Australie.

https://www.planetoscope.com/forets/903-hectares-de-terres-detruits-dans-le-monde-par-des-incendies.html

En Amazonie, la surface détruite par les incendies en 2019 est bien inférieure à celle des années 2004, 2007, 2010, quand plus de 150 000 km2 étaient détruits.
https://www.liberation.fr/checknews/2019/08/27/l-ampleur-des-incendies-en-amazonie-est-elle-vraiment-historique_1747356

Les surfaces détruites par incendie sont en diminution de 25 % depuis les années 90. Mais ce sont les méga-feux qui sont plus nombreux.  (satellites de la Nasa )
https://www.franceinter.fr/emissions/la-chronique-detox-de-caroline-tourbe/la-chronique-detox-de-caroline-tourbe-01-novembre-2019

En réalité, la surface des forêts a augmenté de 7 % en 35 ans.

https://www.consoglobe.com/surfaces-forets-sur-terre-augmentation-cg

Rappel des incendies les plus destructeurs depuis 150 ans.
1871 aux États-Unis, entre 800 et 1 200 morts.
1949 en France, 82 morts dans les Landes.
1983 en Australie, 75 morts.
1987 en Chine, 200 morts.
2007 en Grèce, 77 morts.
Les incendies sont le lot de l’humanité depuis toujours. La plupart sont des incendies d’origine humaine, par accident, négligence ou malveillance. Seulement 10 % des feux sont d’origine naturelle, par la foudre et les orages secs.
Par conséquent, le drame que vit l’Australie, soumise à une sécheresse et une canicule sans précédent, ne doit pas être prétexte à renforcer les convictions du Giec. L’humanité a connu pire dans le passé et connaîtra encore bien pire dans le futur. Ainsi tourne l’univers.
Jacques Guillemain

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14 Commentaires

  1. Les forêts ont augmentées de 7% mais il existe des disparités selon les regions et les forêts tropicales sont toujours victimes de la déforestation… Les différentes régions du globe ne sont pas toutes logées à la même enseigne

    • mr Guillemain , un specialiste en generalite , la science infuse en quelque sorte

      • Où spécialiste de la communication , de bien être en général et les moyens de nous rencontrer et de nous exprimer , surtout si les échanges sont fructueux ! Nous vous laissons la sciense infuse Jemenfoutiste qui portez bien votre pseudo !!!!!

  2. Seulement 10 % des feux sont d’origine naturelle »
    en australie ils ont attrapé 24 incendiairzes dont un fadi qui ricanait lors de son procès… le feu de l’enfer promis aux mécréants devient réalité

  3. La forêt progresse en France aussi… Sous formes de mono-essences, avec des fûts plantes en rang d’oignons bien souvent. M’ouais…pour les incendies par contre, il est fort à parier que des criminels de la pire espèce en soient la cause principale.

  4. surtout la responsabilité des écolos australiens qui ont fait interdire le débroussaillage autour des maison, interdire les feux préventifs et contrôles dans le bush pour éviter tout ces buissons et broussailles , interdiction d’entretenir les forets car il fallait laisser faire la nature !! et la liste est longue !!

  5. La surface des forêts augmente parce qu’on plante des arbres, mais ces bois n’ont pas du tout la faune et la flore extrêmement abondantes de milliers d’espèces des forêts d’arbres anciens de centaines ou milliers d’années.

    • Absolument, ces forets plantées sont le fait de l homme pour l industrie, il n y a pas dans ces forets d espèces abondante ni de flore ni de faune , comme dans les vraies forets mères qui disparaissent brulées avec tout leurs animaux rares et protégés , comme en Amazonnie et en Australie etc…

    • Comme c’est le cas pour les cultures qui auront mis des siècles et millénaires à se traduire, on remplace les forêt riches en espèces végétales et animales par des palmiers qui fourniront l’huile essentielle à l’industrie de consommation pour qui tant que ça rapporte qu’importe les conséquences, tant pour la santé que pour le défrichement des cultures, qu’elles soient premières ou autrement, c’est la loi des multinationales qui priment.

  6. Et ce pourri de macron qui exploite cette situation pour nous imposer desTAXES climatiques

  7. Enfin ! Une parole sage !
    Les forêts absorbent le CO2 pour donner l’oxygène. Elles progressent ! OUF !
    18.000 km2 de plus en France en 5 ans.
    Le Nombrilisme humain oublie les Lois de l’Univers.

  8. Monsieur Guillemain, ne cédez pas à la propagande réchauffiste, qui tente de vous/nous faire croire que l’Australie toute entière est en feu. C’est faux, l’immense majorité du territoire du continent ne brûle pas : d’abord parce que c’est un désert minéral, et puis il y a juste quelques soucis dûs aux feux allumés par les escrologistes à côté des villes, mais c’est tout.

  9. « Évidemment, chacun reconnaît que le réchauffement climatique aggrave les risques d’incendies. La planète est en effet plus chaude qu’il y a 100 ans. »
    Archi faux Mr Guillemain, vous vous êtes convenablement fait bourrer le mou par les escrologues : une planète plus chaude => plus d’évaporation des océans => plus de pluies. Une planète plus froide, au contraire => moins d’évaporation => baisse des pluviométries => sécheresse (et en corollaire les incendies)
    Exemple ? La formation du Sahara durant le quatrième événement de Bond, également appelé événement climatique de 5900 BP : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89v%C3%A9nement_climatique_de_5900_BP
    Et que sont les événements de Bond ? Des refroidissements : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89v%C3%A9nement_de_Bond

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