Malika Sorel défend la France républicaine, Michel Wieviorka qualifie ses propos de « lepénistes »

« Les défis de L’intégration « -France culture dans  le cadre de l’émission  Répliques du 21 Janvier

d’Alain Finkelkraut

[youtube Qb7IblDraLo]

http://www.youtube.com/watch?v=Qb7IblDraLo

La France, la patrie dont je ne saurais déraciner mon cœur. C’est par cette citation de Marc Bloch que Malika Sorel  commence son blog dans lequel elle nous rend compte ce jour de son échange avec Michel Wievorka, sociologue président de plusieurs structures dont le Conseil scientifique du CRAN.

Malika Sorel membre du Haut conseil à l’intégration, tenace, continue à tracer son sillon et après « les défis de l’intégration », elle nous présente  maintenant  son nouvel ouvrage « Immigration –Intégration, un langage de vérité ».

Après nous avoir rappelé que l’insertion était le seul fait d’appliquer les lois du pays d’accueil, l’intégration par contre était du registre moral et affectif, on s’appropriait l’histoire et les valeurs du pays  que l’on avait choisi.

Pour Michel Wieviorka, l’intégration est un mythe et une idéologie qui débouchent sur la répression lorsque les gens ne veulent pas s’y soumettre.

Les événements de juillet 2005 à Londres, ainsi que les émeutes urbaines en France montrent selon lui l’échec des tentatives d’intégration en Europe, car nous vivons maintenant dans des espaces globaux.

Les causes essentielles étant d’après lui le racisme des sociétés accueillant ces migrants du sud ainsi que la pauvreté, la précarité dans laquelle se trouvait ces communautés ainsi que l’absence de moyens mis en œuvre par la société d’accueil.

Cependant, concernant l’immigration, il la minimisa, affirmant que des flux importants  se contentaient de traverser la France, ou la visiter !

Malika Sorel eut beau jeu de rappeler que cette communauté du « sud »était à soixante pour cent propriétaire d’un ou plusieurs biens immobiliers dans le pays d’origine (enquête Institut Montaigne); que chaque année 8 milliards d’euros étaient envoyés de l’autre coté de la Méditerranée privant la France et ces familles de ces sommes considérables, et rappela un article de La Tribune de 2010 sur une étude de la Halde :

Sur 10000 plaintes au motif de racisme, 177 avaient fait l’objet de transactions et seulement 18 avaient eu une issue judiciaire.

Par contre l’école qui arrivait auparavant à gérer la scolarité et donc l’ascenseur social de ces populations immigrées n’y parvenait plus car celles-ci par leur importance représentaient maintenant une diaspora qui garde un sentiment d’unité malgré l’éloignement géographique  et qui ne voit pas l’intérêt de s’émanciper et s’intégrer !

Dans les classes, l’assiduité, l’intérêt porté aux cours sont pris par les autres élèves comme une marque de traitrise vis à vis de leur communauté.

Ces quartiers sont désertés par les populations d’origine qui ne souhaitent pas cohabiter avec des populations refusant leurs valeurs.

Michel  Wieviorka qualifia ces éléments de le pénistes alors que l’on ne parlait que de laïcité et de vivre ensemble.

La bonne conclusion fut pour Malika Sorel qui rappelait que le dernier livre de MW  « Pour la prochaine Gauche »préconisait un accommodement de la laïcité pour l’Islam  tout en reconnaissant que cela pouvait développer des violences intra communautaires et ainsi mettre en danger la France.

Peio Heguia

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