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« Mangez vos morts » : Obono est-elle cannibale?

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Jalouse des succès continuels de Sandrine Rousseau, y compris quand elle se fait siffler… Danièle Obono a voulu lui ravir la vedette. 

Dans un tweet vengeur, voulant fustiger ceux qui avaient osé siffler la vice-présidente verte : « instrumentalisent la lutte des femmes en Iran contre l’oppression pour insulter et disqualifier la lutte des femmes en France contre l’oppression », désignant ainsi les personnes qui ont sifflé lors d’une manifestation de soutien aux Iraniennes à laquelle Sandrine Rousseau, très pro-voile, était malvenue. Mais l’idée de génie de la député Obono fut de conclure par « mangez vos morts », expression beaucoup plus rare que nique ta mère. Étant donné les origines de dame Obono, l’on pourrait penser que c’est une expression gabonaise, voire une incitation au cannibalisme.

En fait, « mange tes morts » est une expression gitane, plus précisément, yéniche, une communauté apparentée aux gens du voyage du nord de la France. Cette expression serait utilisée lorsque quelqu’un renie ses origines ou ses ancêtres. Mais elle peut également être utilisée pour insulter quelqu’un et c’est alors une invective gravissime.

Interrogée sur BFM TV, Danièle Obono a refusé de répondre, tentant de faire diversion. Selon elle, cette expression « mangez vos morts » est anodine : « Vous voulez en faire tout un plat, moi je n’en fais pas tout un plat. C’est un tweet à 8 heures du matin de boutade parce que je trouve que c’est extrêmement grave d’instrumentaliser à des fins politiciennes, de cibler des féministes, et ça, ça n’aide pas les femmes iraniennes ».
 
Ce tweet n’aidera pas davantage la cause des Iraniennes mais sert grandement la notoriété de la député de XVIIe circonscription de Paris et celle du palais Bourbon.
 
Tout laisse à penser qu’à 42 ans, Daniele Obono savait ce qu’elle faisait en utilisant cette expression méconnue et très virulente. Et il est fort à parier qu’elle a ainsi popularisé une « formule » qui va faire fureur dans les zones de droit.

Daphné Rigobert