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Manifs à Paris : la colère augmente contre la tyrannie sanitaire

Tandis que je regardais, dimanche matin, la bobine de BHL sur CNews, pérorant sur le droit et l’humanité, je me demandais si ce même BHL avait eu vent des exactions régulières de la Brav – brigade de répression de l’action violente. L’un d’eux s’est marré comme une baleine lorsque je lui ai signifié, samedi à Paris, que lui et ses camarades CRS avaient gazé des gosses. Au lieu d’exfiltrer les manifestants et habitants du quartier de Rivoli, ils ont préféré les nasser et balancer des lacrymogènes à tout-va. Lacrymogènes qui n’affectaient en rien leurs assaillants surprotégés par des masques à gaz.

Était-ce prévisible, ce joli foutoir ? Oui, mon capitaine car, à force de nasser les manifestants, les bloquer sans raison, les repousser sans ménagement et sans raison, la tension s’est muée en colère agissante. Mais c’est peut-être le but recherché par la Préfecture de police de Paris et la place Beauvau : décrédibiliser d’abord toute révolte et, ensuite, l’anéantir par la force.

Le pire c’est qu’il n’y avait pas beaucoup d’Antifas hier – quelques-uns tout de même –, dans les rues de Paris. Il y avait par contre des militaires en civil et qui avaient servi, des infirmières, des citoyens non pétris de la moindre idéologie, et même des paysans, dont ce Normand écœuré de voir comment il était traité par les uniformes, lui qui trimait comme un dingue pour survivre. Mais qu’importe un paysan de l’Eure à la fange macroniste, qui n’a d’yeux que pour les milliardaires, comme l’a si bien dit leur gourou…

Pourtant, dans les rangs de la police et la gendarmerie on en voyait qui étaient là sans conviction et sans faire d’excès de zèle, dont ce CRS me racontant avoir eu la chance d’aller se recueillir devant le cercueil de Jean-Paul Belmondo aux Invalides. Parce que le discours consistant à les mettre tous dans le même panier, je n’y ai jamais cédé et je n’y céderai jamais ; et cela devient difficile de ne pas y céder, vous pouvez me croire, surtout lorsque je vois comment les forces de l’ordre se plient tacitement à la volonté des cités et fracassent des têtes de Gilets jaunes ou de manifestants anti-passe. Marre de voir le peuple de France – qui chantait encore hier une Marseillaise sonore et généreuse – se faire cogner par un pouvoir illégitime, compte tenu de l’insignifiant nombre de voix dont a bénéficié l’usurpateur Macron pour s’arroger le trône élyséen !

Marre enfin d’entendre les mensonges médiatiques nous présenter, nous les anti-passe – et pas anti-vaccin ! –, comme des illettrés complotistes et violents. Il suffit d’ailleurs d’écouter un macroniste pour comprendre ce mépris formaté à l’égard de ceux qui ne partagent pas son idolâtrie. C’était d’ailleurs édifiant d’en observer certains regarder le cortège avec dégoût, et particulièrement un vieux croûton mimant le geste de la piquouse depuis sa fenêtre. Ces louis-philippards version XXIe siècle, personnellement je les vomis.

Pourtant, si Macron et ses sbires observaient avec un peu plus d’attention ces rassemblements, ils constateraient aisément que le temps n’est pas loin où l’explosion populaire fera de gros dégâts. La coupe n’est pas pleine : elle se fissure carrément de partout !

https://www.youtube.com/watch?v=o88XwWYjzak

Au fait, petite anecdote rigolote : deux hommes revenus de la manifestation de Florian Philippot et ayant rejoint le Conseil d’État – point d’arrivée de deux autres manifestations –, m’ont confié avoir croisé là-bas des policiers avec leur famille. C’est amusant ça, vous ne trouvez pas ?!

Maintenant, et même si le matraquage sanitaire sévit plus que jamais, il n’y avait pas foule aux terrasses des cafés et restaurants parisiens, surtout pour un samedi de septembre ensoleillé à Paris. Rue de Rivoli, les boutiques ne croulaient pas non plus sous la clientèle. Bon, vous me direz, il y a les considérations financières et la crainte d’une probable récession économique mondiale. Toutefois, pour un manifestant qui bat le pavé, combien le soutiennent qui n’osent pas le rejoindre de peur de perdre un œil ou de se retrouver en garde à vue pour des motifs pas toujours valables. Refuser d’aller au restaurant, au cinéma, etc., partout où le passe sanitaire est obligatoire, c’est aussi une forme de manifestation.

Sur le plan des arrestations c’était d’ailleurs un festival. Elles étaient musclées et, à mon avis, pas toujours justifiées. Car en général, les assaillants courent vite après leurs attaques contre la police et la gendarmerie, et ne sont quasiment jamais interpellés. Il reste les autres et tant pis si ceux-là n’ont, la plupart du temps, rien à se reprocher.

Côté médias – parce qu’il ne faudrait pas les oublier ces désinformateurs serviles du pouvoir ! –, ils ont été joliment reçus et c’est tant mieux. J’imagine par contre leur frustration lorsqu’ils voyaient les journalistes de RT, par exemple, se faufiler partout sans aucun dommage. Sans doute que RT, et quelques autres, ont encore une certaine idée de l’information et refusent de céder à la propagande d’État ?

Quoi qu’il en soit, n’oublions pas que : « Du combat, seuls les lâches s’écartent » (Homère).

Charles Demassieux

(Photos & vidéo : Charles Demassieux pour Riposte laïque)