Manuel Valls compréhensif et affectif avec les musulmans, impitoyable et répressif avec les chrétiens

Publié le 19 juillet 2013 - par - 2 965 vues
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Ainsi donc, comme il l’avait annoncé au début du Ramadan, le ministre de l’Intérieur a entamé sa tournée des chorbas. Il « ira à la rencontre des musulmans de France au cours de ce mois, à l’occasion des ruptures du jeûne », avait-il dit dans un communiqué.

Donc « iftar » ministériel à la Grande mosquée de Paris mercredi, à celle de Lyon jeudi, en attendant la suite de l’opération de séduction du cœur de cible électoral de la gauche par l’un de ses ministres les plus zélés.

Partageant le repas halal entre Dalil Boubakeur et Mohamed Moussaoui, Manuel Valls a délivré deux messages. Un « signe d’affection » aux fidèles mahométans qui pratiquent le jeûne, et une condamnation de la « montée des violences à l’égard des musulmans de France ».

A Lyon, le ministre a également apporté son matériel de cirage de babouches, en prétendant que le Ramadan « fait partie de notre calendrier commun », que ce n’est pas seulement « un moment religieux », mais « un moment qui est aussi, je le crois, profondément républicain ». Toujours selon lui, le Ramadan « marque également combien islam et République peuvent et doivent avancer ensemble ».

N’en jetez plus ! A écouter Manuel Valls, l’islam est devenu religion d’Etat en France.

valls-ramadan-parisNon seulement Manuel Valls bafoue allègrement la laïcité qu’il devrait faire respecter, mais marque une nette ségrégation entre musulmans et chrétiens de France.

En effet, la religion majoritaire en France, si l’on excepte les athées, n’a jamais droit à un communiqué officiel du ministère de l’intérieur ou du chef de l’Etat lors de ses fêtes de Noël ou de Pâques alors que le Ramadan se voit doublement félicité à la fois par le ministre de l’Intérieur et par le Président de la République qui y est aussi allé de son petit mot.

Et que dire du silence assourdissant du premier flic de France, pourtant prêt à communiquer voire se déplacer à la moindre crotte déposée devant une mosquée, face la montée des violences à l’égard des chrétiens de France dont il ne dit mot. Il en aurait pourtant maintes fois l’occasion !

Des églises se font saccager, incendier sur notre territoire comme au Kosovo. Pas d’« affection » du ministre de l’Intérieur, pas de communiqué, pas de déplacement.

Des paroissiens se font insulter et caillasser par des racailles jusqu’en plein milieu des offices religieux. Pas d’« affection » du ministre de l’Intérieur, pas de communiqué, pas de déplacement.

Un moine se fait tabasser, défigurer et dépouiller, après moult agressions et pillages de la part de jeunes d’origine musulmane contre sa communauté. Pas d’« affection » du ministre de l’Intérieur, pas de communiqué, pas de déplacement.

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Etc. Jamais un mot de condamnation de tous ces actes anti-chrétiens, seulement une indifférence qui frise la complicité passive. Manuel Valls est littéralement impitoyable face ces souffrances, en ce sens qu’il ne montre aucune pitié. Pas plus que notre gouvernement ne montre la moindre compassion envers les chrétiens pourchassés en terre d’islam, y compris en Afrique du Nord alors que les ambassadeurs du Maroc et de l’Algérie – pays où ceux qui embrassent le christianisme sont persécutés – assistaient à l’« iftar » parisien en compagnie du ministre français de l’Intérieur.

Mieux encore, quand des chrétiens manifestent pacifiquement au nom de leur croyance contre une loi du gouvernement, on assiste à une incroyable répression politico-policière.

Arrestations abusives pour le port d’un T-shirt ou d’un drapeau, gardes-à-vue à tire-larigot, intimidation des « Veilleurs debout », et même – on l’a vu sur les Champs-Elysées le 14 juillet – fouille de landaus où se trouvaient des bébés. Comme si des braves familles chrétiennes allaient y cacher une bombe ! Ces scènes surréalistes immortalisées par des photos et vidéos de témoins courageux rappellent de mauvais souvenirs aux Français.

répression-policiere2013Par contre, quand une bande de musulmans fanatisés moleste un commissaire de police et un policier à Argenteuil aux cris d’« Allah akbar », le ministre de l’Intérieur ne juge pas pertinent d’arrêter les fauteurs de troubles, ni même de faire un communiqué de soutien à ses fonctionnaires.

Le deux poids deux mesures est patent sur toute la ligne : tout pour les musulmans qui ont droit à pardon et à compassion, rien pour les chrétiens qui ont droit à mépris et répression. Tel est la ligne de conduite de Manuel Valls attestée par les faits et couverte par le Président de la République.

Il n’y a pas que le gouvernement qui opère une telle ségrégation dans le traitement des communautés religieuses. Par exemple l’idéologue Caroline Fourest soutient les Femen quand elles font scandale à Notre-Dame de Paris et en abîment les cloches ou quand elles gazent des femmes et des enfants chrétiens dans une manifestation, mais prend ses distances d’avec les Femen quand elles manifestent devant la Grande mosquée de Paris ou que leur cheftaine publie un tweet disant : « Qu’est ce qui peut être plus stupide que le Ramadan ? Qu’est-ce qui est plus moche que cette religion ? » Sus aux cathos mais pas touche à mon islam !

Manuel Valls procède-t-il de la même idéologie pro-musulmane et anti-chrétienne ? Pourquoi ce dogmatisme veut-il faire table rase du christianisme pierre angulaire de notre Histoire ? Le ministre de l’Intérieur agit-il plutôt par calcul politique ou par peur d’émeutes islamiques ? Entreprend-il ses initiatives de son propre chef ou sur ordre de l’Elysée ? Ses motivations sont-elles multiples ? Je ne connais pas assez le personnage pour y répondre, mais les résultats sont là : il y a pour le premier flic de France, qui devrait assurer une neutralité religieuse ou à tout le moins un traitement égal des communautés de croyants, un net déni de laïcité au profit des disciples de Mahomet et du Coran guerriers et au détriment de ceux de Jésus et des Evangiles pacifistes.

Après les juifs victimes d’un nouvel antisémitisme de la part de « jeunes » issus de l’immigration islamique, c’est donc le tour des chrétiens de subir passivement un jihad de basse intensité dans notre République. Et notre gouvernement jette allègrement de l’huile sur le feu par son silence assourdissant et ses choix religieux partisans.

Il reste donc aux chrétiens de France à rejoindre notre résistance contre l’islamisation et contre ce gouvernement de dhimmis qui voudrait que tous les Français subissent sans réagir la charia de moins en moins light pourrissant de plus en plus de zones de non-droit en France. Symétriquement, même ceux d’entre nous qui ne partagent ni la foi ni les convictions des chrétiens ou des juifs doivent faire preuve de solidarité envers toutes les victimes de l’islam, parce que ce sera leur tour tôt ou tard.

Djamila GERARD

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