Marcel Yabili,  Histoires de dignités sur 135 ans et +

Publié le 23 juillet 2021 - par - 7 commentaires - 526 vues
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En cette période de repentance des Blancs pour tous leurs actes et spécialement la colonisation des Noirs, FAKE NEWS, le premier livre de la trilogie de Marcel Yabili Le roi génial et bâtisseur de Lumumba, avait tout pour déplaire à ceux qui répètent que Léopold II était un criminel, que la Belgique a exploité et détruit honteusement le Congo et qu’il est temps de « payer »…

             Homme digne, cultivé, curieux et indépendant, Marcel Yabili revient avec ce nouveau Tome 3 qui a pour titre « 135 ans et + ». Il précise que à l’indépendance, « le pays n’avait pas été désossé et abandonné nu et squelettique ! Il avait hérité d’un riche patrimoine en recherches de cartographie, en faune, flore, minerais, administration territoriale, enseignement, santé et infrastructures » qu’il aurait suffi de gérer. Y a-t-il  seulement eu une autre colonie  avec pareil héritage ?  (p. 133 ) et il développe la vérité avec virulence, indignation et de vastes connaissances. Le livre montre les multiples facettes de l’histoire telle qu’elle est et non telle que certains veulent la présenter pour plaire à ceux qui, loin de leur pays, loin de la réalité, critiquent le colonisateur au lieu de participer au progrès de ce pays. L’auteur présente énormément de faits historiques, vérifiables, souvent méconnus et qui sont à connaître avant toute discussion sur la colonisation du Congo.

 

Les critiques émises contre la colonisation sont reprises parce que le Congo va mal. Mais qui le dirige depuis ? Marcel Yabili est particulièrement choqué par des « exemples de racisme et de mépris des Noirs » carrément indécents. Ainsi, la photo assez récente d’un Blanc en tipoye porté par des Noirs avait soulevé des critiques anticoloniales. Mais lorsqu’on regarde bien la photo, on voit un Blanc mais porté par des Noirs visiblement contents. On se renseigne  – ce que fit l’auteur du livre – et on apprend que c’était un  handicapé qui désirait visiter le volcan Nyiragongo, qu’il n’y avait pas de route ou téléphérique, et qu’il s’est fait porter par des hommes très bien payés pour le faire.

Et j’avoue être de plus en plus choquée par tant de malhonnêteté, par une ENVIE si peu cachée (1).

L’auteur accumule les exemples avec un ton de plus en plus agressif contre cette indignité dont font preuve aussi bien les Blancs  qui « demandent pardon » que les Noirs qui « exigent réparation ».

On a été jusqu’à dire et écrire que hôpitaux et écoles ont été créés dans le seul but de favoriser l’exploitation de pauvres colonisés pour qu’ils travaillent mieux dans l’intérêt du colonisateur…  Est-ce que pour l’Europe, on dit que écoles et hôpitaux ont favorisé l’exploitation des pauvres par les riches ? Et ainsi de suite, sur 336 pages.

 

Et quand mon mari, me voyant travailler au jardin, me dit « ma négresse blanche », c’est un compliment car, en Afrique, les femmes sont admirables d’activité et de courage… et un voisin écoutant cela peut croire à une insulte et la répandre s’il a des raisons de nous faire du tort. Non,  il  n’y a pas d’exemple où, quand on veut salir, on ne trouve pas ce qu’il faut. On trouve toujours un bâton pour battre un chien. Marcel Yabili réunit un grand nombre de faits mal interprétés tels que  des compliments qui deviennent des insultes, de cadeaux qui deviennent vols, l’altruisme transformé en égoïsme… La lecture de son dernier livre est des plus salutaires pour ceux qui réfléchissent.

Mia Vossen

(1) Helmut Schoeck, L’Envie est un livre à lire : il nous montre l’être humain enviant son semblable – spécialement  le plus proche –  depuis la préhistoire, et ce par incapacité d’agir comme lui. L’envie est destructrice là où l’émulation incite à agir, à construire.

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Notifiez de
patphil

inutile d’épiloguer !
le blanc doit être éradiquer ! point barre

Le faste fou

Je ne sais pas si je vais lire les livres de Marcel Yabili parce que malheureusement je n’ai guère le temps de lire des pavés, mais il m’a l’air bien intéressant !

Je vais tenter Helmut Schoeck si le livre n’est pas trop gros.

Merci pour tous ces titres !

Mia Vossen

Le livre de Helmut Schoeck est à lire par toute personne qui réfléchit (500 pages), Marcel Yabili est précis en nous montrant l’indignité totale des envieux (300 pages/livre)

Le faste fou

Merci !

French from OZ

Il est rafrechissant de lire que certains individus ont tenu a etre objectif. Suffisamment pour redresser la bare de negativite instillee par quelques centaines de politiques de generation africaine qui ont conspue a donner une image deformee des colonisateurs dans tous les domaines. Une strategie pour detourner ces pourris qui se sont enrichies aux depends de leurs peuples respectifs sur des decennies…. Il est triste que tres peu les presentes generations pourraient s’interroger de facon ouverte et faire des recherches avant de se commettre a des histoires perpetuees. Un courrant politique pourrait en ressortir quileur ferait justice aux yeux de tous….

Mia Vossen

Les “historiens” belges sont obligés d’être “politiquement corrects”! Seuls des Africains comme Yabili et Tigori peuvent dire la vérité…. Je les admire profondément, tente de faire lire leurs ouvrages…. observe chaque jour plus que inertie et indifférence…. et peur règnent.en Occident.

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