Marcher pour la laïcité et les fêtes chrétiennes, c’est bien lutter contre l’islam

Notre ami Pascal Hilout déplore, dans une lettre amicale qu’il m’a adressée, le thème de la marche que Résistance républicaine propose le 8 décembre. Marche du 8 décembre, message de Pascal Hillout

RR Affiche marche 8 décembre

Selon Pascal, organiser une marche pour la laïcité et les fêtes chrétiennes serait dévoyer le combat de notre association contre l’islam et une perte de temps, alors que l’heure serait à la Reconquista !

Je le remercie de me fournir ainsi l’occasion de mettre les choses au point, puisqu’il semble que le texte qui accompagne l’affiche de la marche soit insuffisant, ainsi que celui qui explique le rapport entre laïcité et fêtes chrétiennes.

Erreur, mon cher Pascal ! Parce que pour qu’il y ait Reconquista il faut qu’un maximum de Français aient les yeux ouverts et soient réconciliés avec leur histoire, leurs valeurs, leur héritage, leur pays. On ne prend pas le risque de tout perdre, on ne se bat pas si on n’a pas conscience du danger qui couve et si on n’a pas des intérêts supérieurs pour se battre.

Proposer cette marche est, pour nous, un devoir, parce que nous sommes les seuls à nous battre pour la laïcité qui, si la loi de 1905 était appliquée, pourrait (aurait pu ? ) combattre efficacement et empêcher l’islamisation de la France, comme nous l’avons montré en avril 2001 avec nos « propositions sur l’islam« .

C’est bien parce que la loi de 1905 n’est pas appliquée qu’il y a actuellement plus de 2000 mosquées en France, qu’il n’y a pas d’étiquetage halal nous permettant de ne pas manger halal sans le savoir, que des mères voilées accompagnent les sorties scolaires et entrent en nombre dans les collèges pour y apprendre le français et que les médecins masculins se font agresser dans les hôpitaux !

C’est bien parce que l’islam est installé en conquérant et que des dhimmis collabos veulent acheter les voix (et la paix sociale) des musulmans que les sapins de Noël et les crèches disparaissent de nos écoles ou de nos places publiques. C’est bien pour la même raison que d’aucuns voudraient supprimer deux de nos jours fériés chrétiens pour les remplacer par une fête juive (alibi pour imposer une fête musulmane) et une fête musulmane.

C’est bien parce que l’islam pose question que, partout dans le monde, on brandit la laïcité en espérant que l’arme sera efficace. C’est bien parce que l’islam pose question que, partout dans le monde, fleurissent des Chartes de la laïcité, des lois anti-burka  et qu’on est obligé d’afficher dans les hôpitaux le rappel de l’égalité hommes-femmes  !

Ce n’est pas à Pascal que je dois expliquer tout cela, il est parfaitement bien placé pour savoir à quel point l’islam nous menace et quelle est l’urgence.

Seulement, il croit que, dans la France qui depuis 40 ans subit un discours pro-islam qui voudrait faire passer les islamophobes pour de dangereux extrémistes racistes il suffit de dire comme lui « islam dégage » avec la menace de la Reconquista pour que d’un coup de baguette magique tout rentre dans l’ordre.

Si seulement…

Hélas les choses sont plus difficiles et plus compliquées. On ne pourra chasser l’islam de France que lorsque les Français seront des millions à comprendre ce qui est menacé. Et rien n’est plus clair que la laïcité menacée, à l’école, à l’hôpital, elle qui est garante de la liberté de penser et de croire, elle qui est garante de l’égalité homme-femme parce que constitutive de la République. Et rien parce que rien n’est plus clair qu’une place de mairie dépourvue de la crèche de Noël, parce que rien n’est plus clair que la disparition du père Noël ou des couronnes de l’Epiphanie.

Parce que nous ne pourrons résister à l’islam que si nos traditions, nos rites, nos racines sont claires, savoureuses et savourées. A quoi bon se battre s’il n’y a rien à défendre ?

Alors communier ensemble (oui l’athée que je suis ose le mot) le 8 décembre autour de « Petit papa Noël  » comme de la Marseillaise ou Le Chant des Partisans est une façon de redonner vie à ce que nos élites voudraient voir disparaître : le sentiment d’appartenir à une nation et d’avoir un même destin. C’est, aussi, montrer à la clique islamo-collabo que nous ne baissons pas les bras et que nous ne les laisserons pas détruire notre héritage.

Symbolique ? Peut-être. Mais que serait la France sans symboles ?

Que serait la France sans Jeanne d’Arc ?

Que serait la France sans Marianne ?

De Jeanne d’Arc à Marianne sera le fil conducteur du 8 décembre. Symboles prometteurs, non ?

Christine Tasin 

Résistance républicaine

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