Marignane : l’islamo-journaleux Askolovitch salit la victime et plaint les assassins

Publié le 26 août 2013 - par - 4 624 vues
Share

Ri7AskolovitchNos confrères de Cultural Gang Bang viennent de publier un florilège d’interventions de « polémistes » à propos du meurtre commis contre Jacques Blondel à Marignane. Les interventions de Claude Askolovitch, chroniqueur à Marianne, sont particulièrement odieuses.

Cet homme n’aurait pas fait ça, il ne serait pas mort et ces 2 petits voyous qui avaient braqué un bureau de tabac minable ne seraient pas devenus des assassins.(…)

Ce que je veux dire, c’est qu’il n’a pas été abattu de sang-froid. Il a été abattu par deux petits voyous absolument minables qui avaient braqué un bar tabac minable et qui se sont vus aller en taule parce qu’une espèce de dingue avec un bébé dans sa voiture était accroché au fusil. (…) Il n’aurait pas bougé, il ne serait pas mort, on n’en parlerait pas.

Politiquement, je pense que Manuel Valls, qui a raison globalement, joue avec les lignes et les frontières en érigeant en héros, même s’il est infiniment respectable et pitoyable, un homme qui agit comme il ne faut pas agir, ne serait ce que pour se préserver soi-même et les siens.

(…)

Ce type, ce monsieur, est infiniment pitoyable parce qu’il est mort. Tu ne peux pas l’ériger en exemple. Il laisse une veuve et des orphelins et il a transformé des petits voyous merdeux en assassins, c’est un gâchis terrible.

http://www.culturalgangbang.com/2013/08/il-ny-aura-pas-de-representation.html

Parallèlement, un dossier complet est publié sur Fdesouche.

http://www.fdesouche.com/400337-marignane-13-un-sexagenaire-tue-par-balles-pour-avoir-tente-dempecher-un-braquage#more-400337

De telles citations méritent, on en conviendra, ce que les profs de lettres appellent une explication linéaire.

« Deux petits voyous » : le chef, Marwan Rezgui, 18 ans, est un délinquant multirécidiviste, et déjà plusieurs fois condamné. C’est un peu loin du voleur de poules à l’ancienne.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=oOzK4-Y0pIY

« Absolument minables » : minables peut-être, mais en attendant déterminés, professionnels, armés et très dangereux ; au point que le maire, M. Éric le Dissès en a réclamé l’intervention de l’armée.

« Un bureau de tabac minable » : sans doute le propos le plus odieux du journaleux Askolovitch, il donne une mesure du respect que cet oligarque de la bien-pensance journalistique peut éprouver envers les gens ordinaires, en l’occurrence ici de petits commerçants. Bien évidemment, le caractère « minable » du bureau de tabac laisse entendre que le braquage n’aurait en définitive que très peu d’importance. On rabaisse les victimes pour mieux excuser le crime.

« Se sont vu aller en taule » : quel drame pour les deux petits anges braqueurs !

« Une espèce de dingue avec un bébé dans sa voiture » : c’est vrai que les gens qui haïssent les braqueurs sont des fous. Pensez donc ! Les jeunes des cités sont tellement sympathiques ! Il ne demandaient qu’à s’amuser, il fallait les laisser faire (position sans cesse revendiquée par Askolovitch). Le coup du bébé, c’est pour accentuer la « dinguerie ».

« Était accroché au fusil » : très curieuse conception de la balistique. A croire qu’il l’aimait ce fusil ! Té, peuchère, il devait vouloir se suicider !

« Il n’aurait pas bougé, il ne serait pas mort, on n’en parlerait pas » : un peu comme Monsieur de Lapalisse qui, cinq minutes avant sa mort, était encore en vie… Mais au delà, peur-panique qu’on évoque le moindre fait divers. Dans le cerveau bien-pensant d’Askolovitch, la seule insécurité qui existe, c’est le fait… que les gens parlent d’insécurité ! Laquelle, au pays des bisounours, n’existe pas.

Allusion à Manuel Valls : Valls aurait raison, outre un fayotage typique des gens du beau monde, soutien inconditionnel d’Askolovitch à un ministre qui ne fait rien (c’est le moins qu’on puisse dire) contre l’insécurité, se contentant d’imiter, de manière ridicule et encore moins crédible, les coups de gueule, sans effets, du Président Sarkozy. Ensuite condamnation sans appel de la légitime défense (« agir comme il ne faut pas agir »). Mais comme Marianne ne veut pas perdre trop de lecteurs, « l’espèce de dingue » au bébé est redevenu un simple individu « pitoyable », mais « respectable ». En définitive, Askolovitch dit à peu près tout et son contraire, procédé typique de la langue de bois.

« Il laisse une veuve et deux orphelins » : Oh, le méchant, quelle inconscience !

« Il a transformé des petits voyous merdeux en assassins, c’est un gâchis terrible » : là, c’est l’apothéose.

Accusé Jacques Blondel, levez-vous ! Vous êtes reconnu coupable d’influencer en mal la jeunesse de notre beau pays. Votre mauvaise influence a transformé deux jeunes un peu chahuteurs en assassins. Vous avez gâché leur vie. S’ils ne vous avaient pas tué, ils auraient pu continuer d’exercer leurs activité professionnelle en toute tranquillité. Vous entravez le droit à la délinquance ! C’est votre faute, Blondel, s’ils se baladaient avec des armes. Il faut bien qu’ils puissent se défendre contre les commerçants du quartier ! Accusé Blondel, je vous condamne à la peine de mort pour activités de résistance au crime et cruautés sur jeunes gens.

Voilà en gros ce à quoi se réduit le réquisitoire du procureur Askolovitch.

Il termine en traitant les deux caïds de petits merdeux. Il est à souhaiter qu’Askolovitch les rencontre un jour et réitère devant eux son insulte. Il comprendra ce que signifie la stratégie du chaos à laquelle il participe.

Mireille Greschter

Print Friendly, PDF & Email
Share

Les commentaires sont fermés.