Marine a tenu bon face au sournois Macron

Le débat de l’entre-deux tour c’était l’outrance vicelarde de Macron face à la retenue bien élevée de Marine. Hélas, la nature humaine aimant à ce point les jeux du cirque, je crains que l’immondice n’ait remporté la mise. L’avenir jugera, et l’avenir, c’est dimanche.

D’emblée – et pendant tout le débat –, Macron, le regard habité d’un cocaïnomane, a enfilé ses habits de va-t-en-guerre, interrompant et contredisant méthodiquement son interlocutrice, quitte à écorner la vérité par des remarques insidieuses, notamment en ce qui concerne le prêt contracté par l’ex Front national en 2014, auprès d’une banque russe, la First Czech-Russian Bank – fermée en 2016 – et qui a cédé depuis la créance du désormais Rassemblement national : « Vous parlez à votre banquier quand vous parlez de la Russie. » Si la dame avait été grossière, elle aurait pu rétorquer : « Vous, vous parlez à votre souteneur quand vous parlez aux États-Unis. » Et si Marine est Gérard Majax, Macron c’est le Joker, avec son sourire de sadique démentiel !

Marine a cependant démontré qu’elle n’était pas « sous influence russe », ce qui est vérifiable par n’importe quel Français. Si les banques françaises avaient joué le jeu de la pluralité en politique, peut-être que Marine et son parti auraient pu contracter un prêt auprès d’elles ! Et quid du projet de Banque de la Démocratie ? a-t-elle demandé. Ce à quoi Macron, dont c’était le projet, a répondu assez vaguement, ce qui est comble pour un banquier quand il s’agit de pognon. Même si Macron est un banquier désargenté, si j’en crois sa déclaration peu crédible de patrimoine !

S’il est vrai que Macron a péroré comme coq de basse-cour – se baptisant pour l’occasion « votre serviteur », avec le ton sirupeux d’un mauvais interprète de Molière –, Marine n’a toutefois pas démérité, lâchant des phrases bien senties et révélatrices telles que : « Il n’y a pas de souveraineté européenne parce qu’il n’y a pas de peuple européen », envoyant encore à l’amateur d’éphèbes exotiques un : « Vous êtes très européocentré. » Elle dérangeait ainsi le discours schématique du technocrate Macron, pour qui la France n’est qu’un alignement de chiffres et n’existe pas.

Marine a aussi parlé au nom des humbles, fustigeant la politique ultralibérale de son adversaire – contrariée il est vrai par la crise du Covid : « Lorsque vous parlez de baisse d’impôts, vous parlez toujours aux gros mais jamais aux petits. » D’ailleurs, avec le fric Covid, Macron n’a pas aidé ces « petits » : il s’est payé des voix en vue de sa réélection. Ces mêmes « petits » à qui il veut infliger « une écologie punitive », lui a encore rappelé Marine. J’ai à ce propos une anecdote révélatrice à rapporter : lors d’une manifestation parisienne, un copain Gilet jaune interrogeait un jour un taxi sur la politique de Macron et ce dernier lui a répondu qu’il les avait tellement aidés, lui et se collègues, qu’ils voteraient sans hésiter pour lui. En donnant des miettes, Macron s’est donc assuré un électorat…

Face à la poudre aux yeux macroniste, Marine a donc tenu bon, le démasquant à l’occasion : « Vous êtes un peu un climato-hypocrite » ; « Je sais que vous n’aimez pas beaucoup ça, mais moi j’aime demander l’avis aux Français ».

Petit détail, qui a peut-être échappé à certains, à moment donné, pour arrêter le frénétique débit de paroles macroniste, Gilles Bouleau – l’un des deux arbitres du débat, avec Léa Salamé – l’a interpellé en ces termes : « Emmanuel ! » Puis, se reprenant avec gênes : « Emmanuel Macron. » Ce qui n’a pas eu l’air de choquer le Président sortant. Serait-ce que ces ceux-là se connaissent assez bien pour que le premier appelle le second par son simple prénom ?! Et après, on nous dira que les médias sont impartiaux en France…

Suivant son goût pour la phrase obscène, Macron a sorti celle-ci, lorsque Marine évoquait De Gaulle : « Oh, Madame Le Pen ! Venant d’où vous venez, vous ne devriez pas parler du général de Gaulle ! »

Parce que tu t’imagines que le général de Gaulle aurait aimé entendre qu’« il n’y a pas de culture française », sombre macaron immangeable qui pense que les seuls quartiers pauvres du pays sont dans les cités de la diversité – « Colombey-les-Deux-Mosquées » ça te parle ?! Cités où tu vas tapiner dès aujourd’hui pour récolter des voix. Toi qui, contrairement à De Gaulle et toute honte bue, tonne avec la conviction de ceux qui n’ont jamais combattu : « Moi, j’ai le sens du commandement ! » T’avais même un hélicoptère prêt à t’emmener loin de Paris à chaque manif des Gilets jaunes, doudouille !

 


Mais il est vrai que Macron a été placé là – car il a été placé, traitez-moi de complotiste si ça vous soulage là où je ne veux pas le savoir ! – pour achever le dépeçage de la France identitaire et la mondialiser totalement. D’où son bilan au sujet de l’immigration, entre autres : « En matière d’immigration, vous avez le plus mauvais bilan depuis les quinze dernières années », lui a asséné Marine, proposant, si elle était élue, un référendum sur ladite immigration.

Côté Justice, face à la permissivité diversitaire de Macron, Marine a judicieusement proposé : « Il faut revenir à la certitude de la peine. » Quant à la Sécurité, elle a été trop peu évoquée, comme pour ne pas déranger Macron avec son bilan désastreux dans ce domaine. S’agissant de l’interdiction du port du voile islamique, Macron est allé jusqu’à prédire « la guerre civile ». Sauf que, grâce à toi, la guerre civile est déjà là, Macron Lajoie !

En conclusion, après un obséquieux « Je vous respecte en tant que personne » – phrase creuse comme une coloquinte sèche ! –, Macron a révélé encore une fois sa vraie nature mondialiste, déclarant : « Cette élection est aussi un référendum pour ou contre l’Union européenne. » Il me semblait que, jadis, les Français avaient voté NON à cette Union européenne, mais qu’on n’en avait pas tenu compte. Preuve que Macron s’inscrit dans la lignée de ces politiciens qui se foutent de notre avis.
Marine, quant à elle, a promis de viser à la fois les « prédateurs » d’en haut et d’en bas, autrement dit les deux faces de la pièce. Souhaitons donc sa victoire et peu importe, pour l’instant, sa timidité trop marquée vis-à-vis de l’islam. Tout de même, elle aurait pu causer de McKinsey…

Enfin, ce jeudi 21 avril, Karl Olive – le maire de Poissy (78) qui va finir par rayer le parquet tellement il a les dents longues ! –m’a beaucoup amusé en déclarant sur CNews (je cite) : « Emmanuel Macron a rappelé qui c’est Raoul », en référence aux Tontons flingueurs. Sauf que dans le film de Lautner, Raoul (alias Bernard Blier) se prend une grande branlée par Fernand (alias Linon Ventura). Sans doute que le chien-chien à sa mémère macroniste nous a révélé l’avenir : Raoul va se manger un bourre-pif ! Je veux y croire…

Salutations !

Charles Demassieux

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7 Commentaires

  1. MLP c’etait sa derniere chance,la derniere pour se présenter a cette élection mais elle n’a pas été assez dure avec ce con,macron c’est simple tu le pousse un peu il tombe !! dommage que ce ne fut un Zémmour / macron,Eric nous l’aurait trucidé sur place.En espérant que les francais auront compris l’arrogance de macron mais un débat pas assez explosif pour changer la donne.

  2. Malgré le vote patriote, momo sait déjà qu’il a gagné les rictus de cette ordure ne trompent pas, parce que quand ça lui plaît pas ça se voit aussi et là, ce n’est pas le cas !!

  3. On savait depuis des mois que MLP était une machine à perdre. Je salue néanmoins son courage ;peu de femmes auraient Été capables de mener une campagne comme elle l’a fait. Mais elle est poursuivie par le plafond en pyrex. Elle aurait dû se mettre avec le RN se mettre à disposition de Zemmour, le seul véritable animateur de la campagne.

  4. Incroyables vos commentaires défaitistes !
    L’insolence de ce petit dictateur face à une personne digne et qui garde son sang-froid devrait convaincre à elle seule ceux qui n’ont pas « le temps » pour analyser le fond.
    C’est sans appel : Macron s’est disqualifié, en premier lieu par son comportement.

  5. très courageuse, elle mérite notre respect : car il faut affronter ce manipulateur arrogant

  6. S’il y a bien un programme anti-gaulliste, c’est celui de Macron (à part peut-être ses réserves à l’égard de l’OTAN).

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