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Marine Le Pen innove : elle soutient la cause des femmes

Marine Le Pen serait-elle stupide ?

Ou de très mauvaise foi ?

Voilà qu’elle s’y met aussi. L’ancienne présidente du Rassemblement national s’est déclarée « totalement en divergence » avec la vision de la femme promue par Éric Zemmour.

Le candidat potentiel s’est déclaré contre « toute discrimination positive, dont la parité ».  Selon lui, le système de parité français est « humiliant pour les gens qui en bénéficient » : « Si une femme est compétente, elle doit avoir le poste, si elle n’est pas compétente, elle ne doit pas l’avoir ». Ce n’est pas une déclaration fracassante, c’est du pur bon sens, valeur en perdition…

C’est ainsi que son papa n’aurait pas dû lui laisser le pouvoir. Jean-Marie Le Pen l’a appris à ses dépens. Puis sa fille l’a corroboré lors d’un mémorable débat avec Macron, où elle est arrivée avec une hallucinante pile de dossiers, sans s’être préparée, sans avoir réfléchi et travaillé…  Du jamais vu ! Réapparaître après une telle catastrophe ne procédait pas du courage mais de l’inconscience et de la présomption.

Éric Zemmour prône l’égalité et le jeu normal de la vie, des concours et des affaires : que le meilleur gagne !

Promouvoir un nul parce qu’il est bleu à pois jaunes ou une madame car elle est une madame avec des « stilettos » de treize centimètres est totalement stupide et se retourne contre le promu, dont l’incompétence se révèle très vite.

En fait, Marine Le Pen a très bien compris ce qu’exprime Zemmour mais comme il faut avec lui des points de divergences, elle a choisi celui qui, pensait-elle, allait lui apporter des soutiens… Elle a fait du clientélisme de base… Toutefois, il est fort à parier que les harpies d’Osez le féminisme ne vont pas davantage la soutenir.

Quant aux femmes intelligentes appréciant Zemmour, elles savent ce qu’il convient d’en penser. Les butées-bornées et les adversaires useront toujours de cet argument fallacieux pour le disqualifier et en inventeront d’autres…

Dans sa reconquête des voix perdues, Marine Le Pen devrait trouver une cause plus novatrice. À l’instar de son slogan de campagne, « Libertés, libertés chéries », elle pourrait, par exemple, se battre haut et fort contre la prorogation du passe sanitaire voire son retrait aux rétifs à la troisième dose voire encore toutes les mesures frauduleuses se profilant pour falsifier les prochaines élections…

Mitrophane Crapoussin